PARIS
A la Librairif Phalanst^rienne^ rue de Beaiine^ 2,
et quai Voltaire, 23.
AVERTISSEMENT DE L'ÉDITEllR
Ce petit écri.t, est Tun des brouillons trës-étendusdela Préface du Nouveau Monde Industriel, publié par Charles Fourier en 4839. — C*est à ce dernier ouvrage qu*ii est renvoyé plusieurs fois Sans le courant des chapitres.
Le manuscrit inédit d*où a été tiré ce document , forme la 18.* pièce de la cote dix de Tinventaire fait après la mort de Fourier.
En tête se trouve cette note , qu'il adressait à l'éditeur de son ouvrage :
STote pour l'JÈdlteur.
Ces prolégomènes seront réduits à moitié et distribués comme il suit :
L'article 3 en eptier , traitant cle Ténormité des bénéfices de Tassociaiion.
11 sera précède d'un article pris sur les 1 .•* et 3.* , et suivi d'un article extrait des 4.«, 8.* et 6.*
Les parties omises seront reportées aux corollaires qUi termineroât l'abrégé .
J^ai encadré le tout dans ce cayer, afin qu^on puisse y entrevoir les moyens indirects que fournit la théorie de Fattraclion contre les sciences incertaines ou philosophiques,' indépendamment des moyens directs formant le corps de doctrine.
Moyennant ce prélude sur les diverses questions que comporte le sujet, l'éditeur pourra \a^eT d& ^\\»^ ^s^^Rsc^.^'s^ eonveaance et indiquer les modi^c^Vvoxâ ^*^ ^^i>x«^* ^"S
MAJtCHIG
Indices de Vanarehie scientifique, — Indices de l'anarchie industrielle, — Enormité des bénéfices de r Association, — Coup-âtcsil sur V échelle du mourûement social, — Cercle vicieux de V industrie civilisée et des sciences incertaines, -*- Final sur les côtés faibles de la Philosophie,
Cliapltre I.*'
Indices de l'Anarchie Scientifique.
Avant de f^ire connaître une découverte de la plus haute importance , il faut en démontrer le besoin , expliquer les causes qui ont dû la retarder. On aurait peine à croire qu*un homme (|ui n^est pas membre des corps savanes ait pu faire des ii^ventions du plus grand prix , si 1 on n*était auparavant convaincu qu*il existe dans les sciences , et par suite dans Tindustrie , une anarchie r|ui depuis âS siècles empêche les découvertes et les études qui pouvaient y conduire.
L*esprit humain doit être bien confus de sa médiocrité , en voyant les fruits de ses prétendues lumières, qui n'ont produit que le régne de la fourberie et de la violence et n'ont procuréaue rindigence à la classe ouvrière , sur qui pèse le faix de 1 industrie.
Pour se guider dans la carrière sociale , on avait à opter entre deux classes de sciences : les incertaines ou trompeuses , et les certaines :