‹ De l'anarchie industrielle et scientifiqueChapitre 12 sur 15 · LA 4.0 PHASE DE CIVILISATION · texte numérisé non relu

LA 4.0 PHASE DE CIVILISATION

RESSORTS i ^^' monts-de-piété ruraux.

\ Les fermes unitaires communales,

G. l'Abibigc de Civilisation et Garantisme.

RESSORTS ^ ^* discipline commerciale I ou la discipline agricole.

AJEssoRT I Les 2 ctiscipUnes a^tlcoU» eXti««i«ve^^>''*''^'^^

Si un écrivain vante les garanties et promet d'en établir, il doit savoir fonder au moins Tune de ces 5 phases. Pas un d'eux n'en donne» les moyens. Au contraire , ils s'accordent tous à prôner les fourberies mercantiles et le morcellemeiU agricole , cjui sont àeu\ des premiers vices à attaquer |>our s'acheminer au régime des gai*anties. L'attaque de ces deux vices commencerait dans la 4.«*i)hase de Civilisation et s'achèverait dans les deux suivantes, G el 25.

Ainsi , lorsqu'on aura une échelle de mouvement bien classée, avec distinction d'un grinid nombre de caractères et ressorts apph'qiiés à toutes phases et précisant bien chaque échelon , aucun sophiste ne pourra leurrer le public par des illusions de vol sublime : car on le convaincra qu'il ne sait pas iriéme faire des pas de tortue , construire les 5 phases les plus voisines de l'état actuel , indiquer un système de commerce véridique en remplacement des fourberies actuelles , du monopole insulaire et des monopoles simples qu'on trouve en tous» pays , par exemple :

Sur les tabacs , en France ; — sur les morues , en Espagne ; Sur les eauûo-de-vie^en Russie;'-^ sur Veau, en Perse»

Tant qu'on ne sait pas faire un premier pas , trouver des garanties contre les vices radicaux de Tagriculture et du commerce, on n'a aucune connaissance en (jarantisme, 6.® période ; encore moins en Socianiisme, 7.« période

Dès à présent on peut , par un raisonnement snr ces 5 phases D*<^ 24 , G et 25 , dissiper promplement les ilhisions de Civilisation perfectible que répandent en choms tons les écrivains philoso|)hiqne8. Ce sujet fera partie du dernier article où je vais démontrer combien il est ifbsurtie de vouloir perfection ner In Civilisation tout en la laissant croupir danssaS.* phase , - qui est la plus vicieuse des quatre.

Or, lors même qu'on anrait su l'élever à sa 4.» phase , serait elle devenue une société parfaite? Non, sans do*ite; la Ci vilisation , dans chacune de ses phas*'s , n'est toujours qu'un cloaque de vices reproduits sous diverses formes, qu'un labyrinthe de fourberie , d'hypocrisie , d'injustice et d'oppression. — Qu'dud on la connaîtra bien , l'on verra que les mots Civilisation et Hypocrisie sont synonymes, et que les principes sur lesquels repose cette infâme société , ne tendent qu'à garantir à la fourberie les plbs grands développemens possibles, et frustrer la classe industrieuse pour enrichir la classe oisive qui n'eu est |)as ()liiS heureuse pour cela , car on verra au traité suivant , qu'en passant à la g.** société nommée flarmonisms , les riches actuels quadrupleront leur fortune et v/ngtapleront leurs moyens de jorns^uc^. JVu donnerai la preuve bien mathématique, bien v\gouTeuse •. U^v\V ^«vv fevc^ étâyé de démonâCratlons géoraélnquesdw» w\e vYxfcoTO^^VQ

aUaqne les quatre sciences tiomiMîuses et les préjugés dont elles ont circonvenu Tesprit humain.

Pour résumer sur c^t aperçu du mouvement et donner aux lecteurs timides une boussole de direction certaine , il faut les exercer, dit fort bien Condillac, à oublier tout ce qu*ils ont appris des^ sciences philosophiques et se rallier à Tespritdc Dieu.

Eh .' quel est Tesprit de Dieu en direction du mouvement? Quel est son* but? Il est évident qu'il tend h deux fins , — ia plus grande rapidité et la plus grande harmonie.

1.» La plus grande rapidité. — Jugeons en par la marche des astres. Notre globe, Tun des plus lents, des plus traînards -quMl y ail dans Tunivers , fait au delà de cinq cent mille lieues par jour. *

Par opposition , la lumière fait huit millions de lieues par minute. Or , la lumière est Témanation du corps de Dieu , qui est le feu , — le feu, seul agent qui jouisse de la faculté vraiment divine, celle de décomposer et recomposer toute la nature, faire renaître le mouvement de sa cendre , éterniser le mouvement.

L^âme humaine , qui est une parcelle de Pâme de Dif u , doit , en ihécanique sociale , opérer avec la plus grande rapidité possible comme l'être dont elle émane

Tel est le but du régime sociétaire distribué en Séries passionnées et créant par Tattraction industrielle tant de plaisirs, <ïue tout en les distribuant par courtes séances de une heure, une heure et demie , deux heures au plus , on se plaindra encore que le jour n'ait pas 36 heures au lieu de 24, pour suffire ^ à tant d'intrigues et de délices, — régime bien opposée celui de la morale qui nous façonne à aimer l'ennui et la monotonie , réprimer nos passions, les retarder, morari, Kst ce là le but d'un Créateur <|ui veut évidement la plus grande rapidité en mouvement ?

â • La plus grande harmonie. — Si l'on veut bien juger des voies de Dieu en harmonie sociale , il faut se garder de lui attribuer aucune idée de méd'ocrité en accords et en plaisirs. Demandons beaucoup à celui qui peut beaucoup et qui nous aime ardemment; c'est méconutiUre sa générosité, c'est l'outrager que de lui demander un bonheur médiocre, comme celui des riches civilisés, souvent fort ennuyés , tellement , q;fe ]orsqu*ils auront vu la Phalange d'épreuve sociétaire , ou épreuve en mécanique dépassions, ils viendront supplier pour y être admis. On les verra s'apitoyer sur l'ennui de vivre en Civilisation , et acheter à des prix exorbitans la place de quelques plébéiens admis avant eux pour les travaux ^^:^^^x'\\s>k\^^'%^. Ils verront dansée nouvel ordre som\ wxv ^fes^^^^^x»&vx^^ passions si rapide , si intrigué , s\ tTé<\we.\««i^wVN^^\^ ''•^ "^ genre de vie civilisée leur se\ï\\i\eT^ viw^ Xià^w^'^ix» xw^V^ table.

Alors OD concevra quM n'est pas besoin , selon les pringpes civilisés , qu'il y ail beaucoup de pauvn s pour alimenter le faste de quelques riches ^ car en régime sociétaire , cet extrême bonheur des riches se fondera surTaisance, le contentement, rinstructio.i et la politesse de la classe pauvre.

« 11 est donc , va ton me dire , bien fâcheux pour nous d*avoir vécu dais cette société civilisée où les riches mêmes sont si éloignés du bonheur ! Dieu u^est il pas injuste envers nous de nous avoir fait naitre dans ces siècles atfêctés au malheur social ? M

Je répondrai à ces objections au chapitre de Timmortalité de Tâme , où je traiterai succinctement clcs compensatiotis réservées par Dieu aux générations malheureuses , comme celles drs cinquante premiers siècles de notre globule , nommé la terre.

Provisoiremeiit , observons que Dieu, en mouvement, ne peut pas l'impossible ; il ne peut pas empêcher que la fausseté nV'xiste et ne tienne un rang variable dans le système de Tunivers. La tâtfhe de Dieu , comme habile- moteur , est de réduire le règne du faux à la moindre durée pi)ssible : or^ ce mi- ' nimum de niulheur et de fausseté e^t de 1|4, )|à, l|o , i|lâ, ill6, 1124, 1 [52 , etc. , etc, selon la vigueur des globes et des tourbillons

Notre tourbillon étant de la classe faible , puisqu'il a beaucoup i>lus de comètes que de planètes , doit être de ceux où les dges de fausseté comprennent de lil2 à i|16 en moyen terme.

Et notre ])ianèle étant de la classe très faible (j'en donnerai la preuve) doit comporter en son mécanisme social i )6 à i\S de tenip«4 malheureux, distribué par Ip2 sur les 2 âges extrêmes , enfance et caducité , soit 6 000 ans au début et 4^000 ans à la hn de la carrière , estimée bO,000 ans.

Faut il conclure de là , que Dieu ne doive pas créer un globe dont les habilans seraient assujéiis à un huitième de carrière maiheurruse? C'est comme si on prétendait que Dieu ne devait pas créer l'homme , parce qu'il a su que l'homme serait sujet dans l'enTance à divers maux , tels <{ue la dentition , et dan» l'âge caduc à d'autres souffrances.

Dieu ne se range pas à cet avis ; sa passion est de créer et mouvoir le mieux possible, il ne veut pas vivre dans l'oisiveté et l'ennui . dans une impatience qui serait poussée jusqu'à la

sée jusqu'à la furr'ur.

Fij effet , si Dieu se p/alt à raouvo*\r , coinni« ow dovl le ^nser d'après la ims^e innombrable de cvéavuvea <\\i'V\ v^^^^a^v- {on en distingue à la /oune au moins mWV^i d^ivs \iu^ ^^q^vv^ (^''t^anj, U a dû être dans une iuipî^tleuce tuvxViO a^* \wt\^%v\>

— Od —

cctlcélerni'c où il n*av«ît pas de matière à mouvoir^ auoiquMt fût libre de la créer sans délai. 11 se serait donc rondainné lui-même au désespoir pendant une éternité s'il était créateur de la matière.

Pour échapper à celte conséquence absurde , disons que les trois principes de la nature et du mouvement,

Dieu , principe actif et moteur ,

La Matièbe , principe passif et mû ,

Les Mathématiques, principe neutre et régulateur,

existent de toute éternité aussi bien que Fespace ou arène du mouvement , arène qui ne peut pas avoir été créée ; car on n^aurait pu la placer nulle part, s'il n'eût pas existé un espace.

Brisons sur ces détails qui nous engageraient dans la métaphysique abstruse , et notamment dans la réfutation du sim^ plisme , préjugé qui suppose que Dieu est une âme sans corps , d'où oi\ a conclu , en contre-partie., que l'homme est un corp« 8»ns âme. '

Toutes ces questions esquivées et dénaturées par nos métaphysiciens , seront éclairries dès qu'on voudra s'affranchir des préjugés et examiner si leur science qui se dit audacieuse , n'est pas plutôt une couardise spéculative , une escobarderic semblable à celle des criminels qui nient tout, éludent tous les débats , sachant bien qu'ils se couperaient et se décèleraient «n avouant la moindre cbo^. Les métaphysiciens seront bien confus d'avoir adopte cette tactique d'avortons , quand ils con naîtront les immenses développemens dont leur science eût été susceptible , si elle eût osé aborder franchement l'étude de l'Attraction.

Page 1