‹ De l'anarchie industrielle et scientifiqueChapitre 13 sur 15 · INCERTAINES · texte numérisé non relu

INCERTAINES

Je fais ici un appel aux ambitieux, impatiens d'atteindre subitement à la fortune et jouer un grand rôle dans lapolitique , tout en se rattachant aux vues des gouverne me us.

En fait de nouveauté , il faut savoir prendre à temps un parti comme fit saint Augustin, qui abandonna à propos le caduc édifice du paganisme.

Nos savans actuels sont «ne collection de gens moutonniers

?ue toute idée neuve épouvante et qui ne sauraient sortir de ornière civilisée ; ils desiresil lca\v\N^\\\l\a^'5»^V^%V'^\'«^'^'«^ sent par esclavage de Thabivude.

Cependant ils sentent le besoin d*uae nouvelle science, car ils dénoncent eux mêmes le colosse des ténèbres , la tour de Babel, nommée philosophie incertaine. Bientôt ils déploreront leur hésitation*; les premiers qui déserteront la bannière du faux entraîneront tout et auront tout Thonneur.

Les hommes désireux de s'ouvrir une carrière neuve, conviennent que tous les moyens sont usés , que les quatre sciences dites Morale , Politique , ^iétaphysique , Economisme , ne sont plus qu'un champ stérile. On a tout dit sur ces quatre sujets.

Voici enfin la nouveauté tant désirée : des sciences fixes qui seront des voies de fortune et de gloire immense. Quel regret pour les sceptiques , lorsqu'ils veiTont un des écrivains en crédit s'emparer delà palme, s'élever au rang d'orateur de l'unité sociétaire. Pour faire apprécier l'éclat de ce rôle, je Vj^is, daiks un dernier article , confondre les illusions de ceux qui e^érent quelque bien de l'industrie civilisée.

11 faut démontrer d'abord qu'elle est on cercle vicieux , un labyrinthe où la politique ne peut manquer d'échouer sur quelqu'un des nombreux écueils clont il est parsemé ; j'en vais citer seulement une douzaine', entre cent et plus.

Je commence par les deux qu'ont signalé avec raison AI M. Malthus et Sismondi.

• 1.0 La surabondance de population. Steward avait déjà longuement dénoncé cetécueil^ dont on se préservera dans l'ordre sociétaire par quatre moyens inconnus aujourd'hui , et sans recourir aux ressources odieoses de l'mfanticide et de la guerre.

2.° La consommation inverse (1\ Il lie faut pas ici complimenter M. de Sismondi d'avoir aperçu ce vice; mais plutôt censurer tous les économistes qui^ depuis un siècle , n^ont pas apcrgu ce contresens et tant d'autres de même force, enlr'autres les deux suivans qui sont liés à celui ci.

3.** La circulation inverse , maîtrisée par les vampires commerciaux , qui, n'étant ni producteurs ai consommateurs, ^'emparent des denrées pour organiser des famines factices, des hau.'^ses et fluctuations qui spolient le consommateur et le producteur , et entravent successivement toutes les branches d'industrie, sous prétexte de faire circuler.

4.' La concurrence inverse ou surabondance de bras, d'où naît la prosiituliou de l'industrie , la décroissance du salaire , le concours involontaire des ouvriers à avilir lenrs fonctions , se livrer pour une solde chélive à un maître avide qui les enverra mourir de faim quand il aura gagné des millions sur leur pénible labeur.

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(i) La consomm.ition en raison inverse de la production ; les

j)roduclcurs véritables, les travailleurs, consomment peu ; les

//£/// tiarailleurs , les oisifs et parasites , conso\uTORU\.Vi'ii^iVXM^\y^.

5.° Vinsolidarité des classes» Elles doivent être collectivement obligées pour le soutien de leurs individus^ et <urt engagement; loin d'être onéreux , 'serait très lucratif pour les obligés, qui y trouveraient duut)le bénéfice, le produit du travail des mendians et l'épargne des frais de répression du brigandage , du vol , etc.

d.o L" opposition aux g firanties politiques. La science défend d'exiger des garanties du commerce , qui est dépositaire de la fortune -publique sans responsabilité solidaire ; elle défend aussi de mettre un frein au morcellement , à la pullulation des petits producteurs, qui sont des légions de petits vandales, élevant les frais au décuple , au vingtuple , au centuple du nécessaire.

7. Les libertés simples. On accorde le dcoit de construire des maisons malsaines , des foyers de méphitisme ; on tolère les communications de virus contagieux , tels que psorique , syphilitique et autres Le mécanisme civilisé ne présente aucun moyen de résistance à cette anarchie de libertés simples , exercées sans subordination aux besoins de la masse.

8. La contrariété des intérêts collectifs et individuels , guerre de choque individu contre la masse. Le procureur^ouhaite à ses concitoyens de bons procès , le médecin leur souhaite de bonnes fièvres, Tarchilecte de bons incendies, et le vitrier de bonnes grêles qui cassent toutes les vitres pour le bien do commerce Examinez pièce à pièce toutes les perfections civilisées , vous n'y trouverez que guerre intentionnelle de l'individu contre la masse. Les tribunaux français désirent et ont besoin que la France fournisse annuellement 47,250 crimes à procès^ pour alimenter leur industrie.

9. La péjoration climatérique et sanitaire. La Civilisation détruit en peu de temps ses foiêts, sources et climatures, par le déchaussement des montagnes. Les terres des Alpes sont allées former le delta du Uhôue; les empires de Ghaldéc et au* très , sont changés en déserts de sable que les vents entrafnenC dans la mer pour l'encombrer et ajouter le ravage des mers à celui des terres. Les venins contagieux se multiplient : au lieu d'une peste nous en aurons bientôt quatre , l'ancienne , la nouvelle dite fièvre jaune , le typhuàflÉu noyer et le choléra -mor- * bus qui est déjà parvenu à Alep.

10. Ventrave aux vocations industrielles. Excm|>le : un charretier de *25 ans, conduisant des matières à l'usine de Charcntou , pi end goût au travail de fonderie , et y devient si habile , (|u'au bout de six mois il remplace un fondeur intelligent qu'on payait 2vS fr. par jour.

Pourquoi ce charretier est il arrivé à 25 ans sans connaître son travail de vocation , où il devait eTieeUç,t? Va^\^>K\'5.'îî<\'^^;^^ sait pns f.vve cc/ore une voc.al\oi\ c:Yv^xV\vww«v^\>^'^'^^'^'^^^'p^ ans : /'orc/ne socic taire en îeta êdov^ *îi^ Oix^x \ ^vîyaxv\. '^^**^

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^■l" ÎJ^*" Lrffl/* ripvgKantt, le mépris des sens , rabnégn- ' it ^ *"îwe. l-o •""' républicain doit , selon la morale , f/otf * ?"iiStrtHii'ieiit tout ce qu'on lui présente, mépriser uwtf"' diMi"'''"'^'' 1"*' '*' biouel noir et les raves accom-

' I* ^^?reiu claire par la eiloyeiine l'Iiouion ou par Curius

**" f^rt til de ce précepte trop bien suivi? Que, dans Pa- Vj milliers dVmiioisonneurs patentés, qu'on appelle mar-

'hÀnàs fabricans de vin, vendentau consommateur des poi-

iMde'wiiteeipèe^, dont ils ne tromeraieui aucun débit si le Miinle et '^ bourgeoisie avaient des sens raffinés , s'ds savaient infiré'ier ce qu'on leur sert et reieter ce qui est défeclueux. 1^ lins frelatés sont une soim-e de maladies et d'ivresse furibonde suivie de urjmes. VoNà ce que gagne le monde social a (lilvre le préce|ile moral de mépriser les sens et réprimer les liassions pour le bien du commerce.

\X6 farisiens sont uii peuple lout pétri de morale , étranger t mut raRinement gnstrontàmquc , et arceplaut indiftcremment les vins IrrUtés . Ips rampai ibies bons nu mauvais. Ci>t esprit pbilosuphiiiue des l'orisiuiis assure le succès de toute fri- [loneiie mercautile.

Ne vaudrait il i>8S mieux qne les fourbes et les emnoisoniicurs ne trouvasi^ent pas d'arheleui's complaisans . f{nt le lominei'ce fut réprime pour le soutien de la vérité . que le {)euj>le devint gastronome et refuiiât tout comcslible ou Dijuidc falsifié jiar te commerce , comme les farine» de l!ourgogiie , où les marr/aods méh-iit autant de sable que d'alun damiUuva i«vs^ Oa roit par CCS détaiiâ , que tout précevl>; tiw)t»\i«i\«\VTO

Civilisation voie d*-abus et de cercle vicieux , comme les préceptes d'Ëconomisme. Fénéloii et Mentor veulent que Ton arradie toutes les vignes , disant que le vin c^t la source des plus grands maux Supposons que les habitans de Bordeau!c , Champagne cl Bourgogne, transportés d'un beau zélé moral , arrachent tontes leurs vignes, en seront ils plus vertueux ? Non , car il n'est pas d'engeance plus scélérate que les ennemis du vin , les Turcs et B.ubaresques.

J\ii cité 12 des écueils dont se compose le cercle vicieux dans lequel tombe notre industrie, et je pourrais en porter le tableau à 100 au lic;i de douze.

II est donc certain que nos illusions de perfectibilité échoueront sur Tun ou l'autre de ces écueils , parmi lesquels jen^ai pas encore cité le principal , le vice radical de l'industrie civilisée ; c'est Véchelle simple en répartition,

II convient d'entrer dans quelques détails sur cette monstruosité ^ sanctionnée par les Economistes. On jugera par, là quelle confiance méritent leurs pompeux tableaux sur la distribution des richesses , les forces productives et antres jactances de progrès social.

De tous les vices de leur système , le plus saillant et le moins aperçu est l'échelle simple et fausse en répartition , échelle qui ne laisse toujours au peuple que l'indigence, quelqu»^ soit le progrès de l'industrie. C'est une analyse très neuve et trèsdigne d'attention.

Échelle D.

TkBhV, i>BS PROGRÈS £T RÉPARTITION DB hk RICHESSE EN MODE JUSTE OC COMPOSÉ , ET EN MODE FAUX OU SIMPLE.

Bat

peuple.

Moyen peuple.

Basse Moyenne bour» liour»

geoiair. geoine.

Haute

l»our>

gcoisie.

Mi'grand». Grands. Colosses.

sa

Itoos ce tableau , le chiffre i TeipT*sfe\\V^\^ %N5\^\. \*rk»«x^^ nommé ration eC 6quîp<imouVàawAÀ^V. ^ ^

Le chiffre représente Tétat de gène , d^indigence , où vivent uu million de familles anglaises et vingt millions de familles chinoises, affamées, couvertes de haillons ou à moitié nues; elles ont moins encore que le soldat, ({ui pourtant n*a rieu de trop et manque souvent du nécessaire.

La ligne  représente Téchelle des fortunes dans une société peu avancée , où ks riches n^auraient qu'environ 64 fois le lot des basses classes , le nécessaire.

Les lignes B, C^D, E, F, G, H, peignent Taccroissement progressif de la richesse, en supposant, ce qui n^existe pas eu Civilisation , un système de répartition qui élèverait le bien être des diverses classes eu pro|>ortion régulière.

t Si la fortune générale est parvenue â tel degré que la classe I9 plus opulente , Z,ait des individus rentes à 819ti ou 8,000 fr. par jour (on en voit de bien plus riches) , il faut que le bas peuple ait, selon Téchelle proportionnelle U, un minimum de 64 fr. oar jour et par chaque personne : or , dans l'état civili- ^ ^ le bas peuple reste toujours au revenu , à l'indigence , quelque soit raccroissement de la fortune sociale.

Le régime distribuiif des civilisés suit la diagonale ou ligne transversale ,

Cest réchel!e fausse ; elle est simple en ce qu^elle croit d'un (ôté et non de Tautre. Sept des huit dusses .ont réellement tiré parti des progrès de Tindustrie ; mais la classe ft en est restée nu point , à Tindigence , et cette classe R , nommée bas peuple , est aussi nombreuse à elle seule que les 7 autres. KIte est donc appauvrie par l'accroissement des richesses", c«t* elle voit beaucoup plus ae jouissances dont elle est privée.

On objectera que si dans la basse classe chacun des individus avait 64 fr. à dépenser par jour, ou seulement le 8.^^ seule^ ment 8 fr.^ répartis par 6 à Tenfant, 8 à la femme et 10 â rhomme , aussitôt cette classe abandonnerait les travaux péul- Iftles dont elle est chargée.

Rien n*est plus vrai. Concluons en qu'il ne peut exister de justice distrinutive hors du régime d attraction industrielle, qui garan lirait la |)ersistance du peuple aux travaux et le reeeuvrement du minimum d'entretien qu'on lui avancerait.

Ce minimum doit être proportionnel au degré de. richesse générale designé par la ligne H. Nous avons aujourd'hui beaucoup de gens (lossedant 8,000 fr. de revenu par jour, soit trois millions par an : les Scheremeloff, les Medina-Celi, les De- \enshire en ont bien davantage.

Dûns )a S.' période sociale où le genre humain va s*éicver , il jouira d'un soit bien préférable à ceVu\ d'uu cWvVvafe t^wV'bA, ^^/r. par jour, et inéiue à <J,000 tr. pav \out. ViUit cotwwel»

ffa par U lecture de Pabrégc suivant , que le plus riche potentat ou sybarite de la Civilisation, ne peut pas être au^si heureux^ aussi intrigué, goûter une aussi grande variété de plaisir qut le plus pauvre des Harmoniens â égale sauté.

J)'autre part , ce régime ne serait encore qu*un écueil politi^ que , sll ne- remplissait les conditions de :

Equilibre et limite en population; Quadruple produit en industrie générale.

Car il faudra pouvoir augmenter le bien être des ricbes eji proportion de celui des pauvres , de manière que les riches aient beaucoup plus de jouissances qu*en Civilisation ; à ce prix , ils verront avec plaisir le bien-être des pauvres s'accrottre en même proportion.

Les philosophes ont si bien senti la fausseté de l'échelle distributive , qu'ils ont dans tous les temps rêvé un remt^de contre nature , qui est Tégalité , l'échelle diagonale ^ e» , la communauté monacale , que veut établir. la secte Owen ; c'est l'opposé du but de la nature , qui veut une très-grande inégalité de fortunes , mais une répartition en échelle composée , telle queles colonnes H, G , F , E ; le tout subordonné à l'établissemcnjt de l'attraction industrielle, sans laquelle toute société tombe dans réchelle simple et fausse de la diagonale x>l .

On peut conclure de ces aperçus , que les progrès de l'industrie morcelée ou civilisée sont des élémens et non des voies de bonheur social : ce sont des matériaux que la Civilisation ne sait ni ne peut mettre en oeuvre ; ils ne pourront être utilisés qucdans les périodes supérieures , Ies6.«, 7 • , 8.«, que créent par degrés l'attraction industrielle et remplisent peu à peu les autres conditions imposées plus haut , sans lesquelles tout progrès en industrie n'est que progrès du désordre , que cercle vicieux.

Tant qu'on ignore le mécanisme d'industrie attrayante , la société n'est et ne peut être qu'une ligue de grands pour opprimer la multitude, la forcer au travail par excès de misère , par alternative de la famine ou du gibet.-

Aussi la tactique dischefi^ civilisés est elle de maintenir le peuple dàm rignorancc qui le façonne à son triste sort , et le persuader que cet avilissement de l'homme est h volonté de Dieu. Les philosophes même ne cherchent qu'à aveugler le peuple, au lieu de Térlairer; ils lui enseij^nent de faux droits de l'homme , et lui refusent les seuls précieux , le droit au travati et à l'avance d'un minimum prov^ovlvoww^V.

J'aiéémontré le cercle vicieux. At& V\\Av\^\Vv«y\X.^^^^^^'^ ajouter au tableau beaucoup d'auueia fecvk!w\% \ ^Bù2»a» vt wn^

ces 1s et surtout de l'échelle fausse , pour dénoter que noi sciences ne veulent pas confesser le mal , qu'elles fardent le mécanisme civilisé^ au liru d'en faire une franche analyse.

Elles nous trompent de même , en nous berçant d'illusions sur la perfectibilité de Civilisation perfectible. Le motCivilin- (ion signifie hypocrisie dans son acception la plus étendue; ils veulent donc peifeclionner Thypocrisie , et c'est ce qu'ils' ont fait. La Civilisation a depuis 40 ans produit 24 nouveaux caractères TIMiypocrisic , décrits en 6.« section ; elle en peut produire d'autres encore qui écloraient dans sa 4.* phase, où les rapines sVxercent plus grandement et passent du mode simple nu mode composé. Alors, sens le masque de la morale douce et pure , et par des opérations toutes morales , les gouverncmens envahissent i\2 du territoire , et commencent à effectuer les approches de Thydre mercantile du commerce , dont Bonaparte ne sut pas s'emparer , bien qu'il en eût un violent dftsir.

Oii'ïin^e plus raffinée en scélératesse, la 4* phase va droit au but qu'aurait dû se proposer la science ; elle attaque les 9 ^ vices radicaux, le morcellement agricole et la concurrence mensongère ou licence anarchiquc des marchands ; et par ces deux opérations, cile conduit à établir les garanties sociales que nos politiques ne savent que rêver , et dont ils manqui*riaient toutes les voies, tant qu'ils persisteraient dans la méthode civilisée.

Il faut être bien antipathique avec les garanties pour n'avoir pas reconnu en 5,000 ans , que le corps social doit à son peuple une garantie de travail et subsistance. La 4.* phase de Ciii-' iisation opérerait selon ce principe , et c'est ce qui la rendrait précieuse dans sa perfidie. Elle irait au bien par la voiedu crime , qui est voie de bien quand il est exercé en mode composé et non pas simple. Nos philosophes sauraient ce principe s'ils avaient quelques notions en mouvement social ; et puisqu'ils protègent deux infamies sociales :

L'usure libre , sous le nom de banque ,

Le mensonge libre ^ sous le nom de commera ,

ils devaient élever ces deux vires , du simple au composé , en f^isant^passer l'usure et le trafic entre les mains dq^ouvernemcnt : tel est l'eflet de la 4.« phase de Civilisation.

Ainsi , la philosophie va terminer sa carrière , avec le rqnom

de^ petitesse dans le crime comme dans la vertu , n'ayant su

spéculer grandement et utilement ni sur l'un ni sur l'autre,

n'ayant Jamais admis pom règle l'alliance du beau et du bon ,

qui est le vœu de la nature. Cette aWxance aut^w. tovvàxvvv. va^

ràranties par toutes sortes de voies , même yàv de& dwwi«i>:\ciW4

atérhties, comme /es constructions subotèotxw^^s V\\iw\Mr

brité et h IVinbellisseincnt , oi)énitton qui aurait ouvert anc trés-bellp issue de Civilisation Los philosophes l*ont entravée fFaprès leurs priudpes de fausse liberté , protection à Tégoïsme anarchiquc des individus.

Parmi les torts de la Civilisation , celui qui aurait dû depuis longtemps exciter la défiance , est qu'elle ne veut suivre aucun des bons préce()tes qu'elle donne ; j'en pourrais citer un grand nombre qui , tous , l'auraient conduite à des découvertes pré< cieuses, tels sont ceux de :

Explorer en entier le domaine de la science : Elle laisse en arrière 4 sciences intactes, plus l'analogie , sans vouloir en étudier aucune , ni les proposer au concours ;

Croire qu'il n'y a rien de fait tant qu'il reste quelque chose à faire ; il reste à faire dans toutes les branches, surtout en Attraction , où Newton , prenant le roman par la queue , ti'ji traité que la branche inutile , qu'on eiU dû laisser poqr la dernière ;

Ne pas croire la nature bornée aux moyeiis connus : Pourquoi donc s'obstiner à prétendre que la nnture soit bornée à id Civilisation , au morcellement , à la fourberie?

Aller du connu à Vinconnu par l'analogie : Or, si l'Attraction est agent de Dieu pour la direction des harmonies malèrirlles de l'univers , elle doit , selon l'analogie et l'unité de système , être agent de Dieu pour la direction des harmonies sociales ;

procéder par analyse et synthèse : Il fallait donc faire l'a Dalysi> de la Civilisation et la synthèse de ses phasc«. On a écaitè celte nouvelle science ; le miroir eût été trop fAcheux ;

Croire que tout est lié et unitaire en système de l'univers : Or, si le mouvement matériel est dualisé , sujet A double mécanisme d'harmonie, parmi les planètes et d'incohérence paimi les comptes, même dualité doit régner dans le monde social ou passionnel : il est en mouvement faux , il reste à déterminer te vrai.

Simplifier les ressorts en toute mécanique : Nos sciences ne cherchent qu'A les compliquer , en protégeant le rnorcellement dés cultures,, la fourberie et la pullulation des marchands.

Etudier l'homme, Vunivers et Dieu^ pour les envisager tous trois en action combinée. Il fallait étudier :

L'attraction passionnée , qui est moteur de Vhomme^ L'atéraetion instioclWe , q%i\ est vMAeut ^^* a-ws.tMM^wï.N L'attraction passimnée eiixi%\xfit\Sx^ ^ qj^ e%V Vn^^V deJ^eu près de Vunivtr% , co««ïve laxQ»\fc«^!^^*

Ces considérations exigeaient qu'on procédai à une étude intégrale de Tattraction eu toulcé brancnes.

On citerait cent de ce^ préceptes fort sages que la philosophie nous recommande et qu'elle foule aux pieds , teU que celui de consulter Texpérlence et révidence, qui nous disent •que la Civilisation est le monde à rebours , qu'au lieu de se perfectionner elle ne fait nue reproduire les mêmes fléaux sous diverses formes , ouvrir de nouvelles plaies, sans fermer aucune des anciennes. Il faut doue en sortir puisque Tis^ue est découverte.

J[*ai dû insister sur ces torts innombrables de la philosophie , pour faire juger de la vaste carrière que s'ouvrirait une société d'opposition scientlGque , publiant un journal d'opposiliou sciéntitique , et s'ele«ant contre rimmobiljsme de notre philosophie chinoise , dans sa manie de croupir dans la S.*" phase de Civilisation.

Klle même loue les Barbares , les Ottomans , sur ce qu*ils passent de 5.« en 4.« phase de Baibnrie , par l'adoption de la tactl^ que militaire et nauti(|ue , l'élude des sciences fixes et les innovations agricoles et autres défendues par le Coran. On a loué le pacha d'Kgypte, sous prétexte qu'il voulait eioiliser son pays (ce qui est très-faux; il s'élève en 4.« phase de Baiba rie et non en Civilisation) ; l'on approuve donc ceux qui veulent changer de période sociale, s'élever dela4e. , dite liaibarir, i laâ» «, dite Civilisation : c'est reronnaitre implicitement qu'il ^raitsage de s'élever de Ia5 «, dite Civilisation , à la 6.«, dite Garautisuie , puis à la 7 «, dite Sociantisme , à la 8.» , dite Rarmonisme , et à celle-ci immédiatement , si l'on peut y passer en franchissant les autres

La philosophie condamne donc elle même son esprit dMmmpbllisme, par les éloges outrés qu'elle a donnés au féro 'e pacha d'tlgypte. Elle conseille aux Barbares le [>rogrés réel de phase en ph<ise et même de période en période , puis elle conseille aux Civilisés l'immobilisme chinois, la manie de crottp'r dans le bourbier du morcellement agricole et de la fourberie mercantile ; elle ne veut pas même entendre parler d'autres sociétés, et elle n'admet l'idée de progrès social que sous le titre de Civilisation perfectionnée ^ d'où il suivrait que les sociétés où le mécanisme aura pour ressorts l'attraction , la vérité , la liberté , porteront le même nom que celle qui a pour ressorts la contrainte, la fourberie , Thypocrisie. Combien les ^hWosoDhes expectans de l'autre siècle se montraient plus sen- ^éseo dénonçant la Civilisation et ses fausses himières, en la Jioioinant une région de ténèbres l

^ métaphysique^ wiieuct chargée spéc\a\emtvil èft\«% ^^saV

per^Iesa renforcées par de nouvelles subtilités scolasliques •ur les aperceptions de sensation , de cognition du moi hamaiti , controverse de dupes , qui arrête fcsprit humain à la Miperfieie de Fétude de l'homme ; elle l'occupe des idées au lieu de Toccuper des ressorts ou attractions et répulsions , et du mécanisme où elles tendent ; enfin elle épaissit la cataracte intellectuelle que dénoncent les philosophes lionorabtes , tous d*accord à reconnaître avec Voltaire , Montesquieu , J.-J. Rousseau , etc , qn*on s*est trompé de roule , qu'on e»t dans la route du faux . dans le mécanisme subversif ou monde à re* bôurs , que « nos bibliothèques , prétendus trésors de connaissances sublimes , ne sont qu'un dépôt humiliant de conlradiclions et d'erreurs — Barthélémy , » d*uù i\ faut conclure , avec Condillac et Cacon , <« Quand les erreurs se sont ainsi accumulées , il n'y a qu'un moyen de remettre Tordre dans la faculté de penser , c'est d'oublier tout ce que nous avons appriR , de reprendre nos idées à leur origine^ et de refaire l'entendement humain : ce moyen est d'autant plus difficile qu*on se croit plus instruit. »

Aussi , les personnes peu instruites , les femmes surtout ; f oâient elles du premier abord l'idée de f^ortir de la Civilisation et s'élever à une société fortunée où régnera l'Attraction passionnée ; mais celte idée révolte les nhiIosof)lieâ , qui , ayant employé 5,000 ans à accumuler de belles diatribes contre lt*.s passions , frémissent à l'id^^e d'une théot ic malhématique de l'harmonie des passions, pressentant bien qu'une telle (liéorle va envoyer an flouve d'oubli ces bibliothèques morales , qu^UH d'entr'eux a si bien nonulaêes dépôt humiliant de contradictions et d'errem^

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