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étaient oÛ'ttrU aux dames par de» Émyers ou des jeunes Pages : Teau était aromatisée ou distillée de roses. Tout
Gentilhomme n'avait pas le dioit tle faire corner son (liner ou son eau : c était un hoaneur qui n appartenait qu'aux personnes de la. plus haute distinction. Froissart, parlant d'un Ambassadeur de Charles V, dit u qu'il estoit cstoffë de vaisselle d'or et d'argent « aussi largement que si ce fust un petit Duc; aussi «c laissoit-îl corner Tassiette de son dîner. » Lorsque le même historien décrit les mœurs d'Artevellc , ce fameux chef des Gantois révoltés, il remarque qu'Artevelle tenait Téclat d*nn Prince, et que «c tous les jours , « par ses Ménestriers, faisait sonner et corner devant a son hostel à ses disnées et soupées. »
Au temps de la Chevalerie, la galanterie avait imaginé de placer à table les convives par couple, homme et femme. L'habileté du maître et de la maîtresse du logis consistait à savoir arranger leur monde de manière que chaque couple fût content, et c'était là un mérite dont tout hote galant devait se piquer. Les deux personnes qui étaient placées ensemble n'avaient à elles deux, pour chaque mets, qu'une assiette commune ; ce qui s'appelait manger à la mène écteeile. L'ancien Maman de Perce/drét, faisant l'éloge et la description d'un grand festin auquel furent traités à la fois huit .cents Chevaliers, ajoute : « Et si n'y eust celuy (personne) qui « n'eust une dame ou une demoiselle à son escuelle. »
Lorsqu'on voulait faire un affront à quelque Chevalier, OU; envoyait un Héraut ou Roi d'armes couper la nappe devant lui , et mettre son pain à V envers. Ceci s'appelait trancher la nappe f pl se pratiquait surtout
SOMl»TUAIR£S. Db^
vifrà-vis de ceux qui avaient )bbiiiihi^ qùëlqued bassesses ou quel(|ues Uicfael^. Âlahi43iânier âit qtie ce iiit Itter*
traud du Guescliii qui donna origine à cotte pratique, pour Inainteuir l'honodui* de la Clievalerie. a Cestuy « Bertrand Irnssa^ dè sdh tèttip^, tlhë telle remontrance,
« en mémoire de disciplitie et de Chevalerie, que qui- « coAque homme noble se forfaisoit rëproucliablement a en son êstaè, on luy Venoit kiï manger trancher la a nappe devant sby. * Et èh effet, oh trouve dans notre histoire, peu de temps après la mort du Connétable, un exemple de cet usage remarquable par sa hardiesse.
Charles V'I avait à sa tabh% lé jour de rr^pipliaiiie , plusieurs convives illustrés, entre lesquels étaient Guiihnmie de HaioAinlt^ Ooitite d'OsirèVàât. Tout h coup un Hënmt vint tranehél- ikkppe èëHhï \é C!omtê , en lui disant qu'un Prince qui ne portait f>hs d'armes n'était pas digne de manger à la table du Roi. Guillaume, surpris, répondit qu*îl portait le heaume, la lance, l'écu , ainsi ([ue les autres Chevaliers. «Non, a Sire, cela ne se peut, dit le plus vieux des Hérauts, « vous savez que votre grand-oncle a été tué par les « Frisons, et jusqu'à ce jour sa mort est restée im- « punie; certes, si vous possédiez des armes, il y a tt long-temps qu'elle serait vengée. » Cette terrible leçon opéra son effet. Depuis ce moment , le Comte ne songea plus qu'à réparer sa honte, et bientôt il en vint à bout.
Sous la première race de nos Rois, l'usage, chez les
grands, était d'éclairer les convives avec des torches , que des domestiques tenaient à la main. C'est ce qu'in- 1. 37
IX>IS SOMPTUAllIES.
dique uu passage de Grégoire de Tours, sur un Seigneur français nommé Itouchm, homme iFune cruauté atroce, qui, pendant les repas, lorsque son Valet, selon la coutume [ut assolet), tenait devant lui le flambeau, prenait plaisir, dit l'historien, à lui faire dégoutter sur les jambes nues de la cire brûlanite.
Aux fêtes célèbres que Louis XIV donna, en 1664, à Versailles, le lieu de l'assemblée était éclairé par un nombre infini de lustres et de girandoles, et, en outre, par deux cents valets de pied qui tenaient des torches en main.
Je n'ai pas l'intention de citer toutes les fêtes qu'en diverses occasions donnèrent nos Monarques , ni non
plus de tracer l'histoire du luxe et de la somptuosité qui de tous temps ont caractérisé notre nation; j'ai seulement voulu rapporter chronologiquement les lois et
arrêts somptuaires rendus par nos Rois.