DK DIVERSES AUTRES SORTES DE NOBLESSE
cotuinc ils (Jevaii'ul le tic aux termes des oi doiinauces ^ pour former une noblesse acquise.
Noblesse coMMENSiiLE, était celle qui provenait de certains offices des eonnneiisaiix de la uiaisoa du Koi , de la Keiue et des Princes de la Famille.
NobCesse couTUMièRE. C'était celle qui, selon les coulmnes dos anciennes provinces, provenait de la mère noble; on l'appelai l aussi noblesse k tenue.
Noblesse (Demi-). On donnait quelquefois cette dénomination à la noblesse personnelie de certains officiers, part e qu'elle a était point transmissible à leurs enfans et descendans.
Noblesse de dignitjê, était celle qui provenait de quelque haute dij^nili', soit ieodale, soit personnelle; comme les Grands-Officiers de la Couronne, ou des Cours souveraines.
NoiiLi ssi: DORMAME OU c^i i DUR F. (1 était celle dont la jouissance était suspendue à cause de quelque acte dérogeant. C'était un privilège particulier aux nobles de la province de Bretagne; les nobles (jui faisaient trafic de niurcliandises et usaient de bourse comniunCy contribuaient pendant ce temps aux tailles, aides et subventions roturières, et les biens acquis pendant ce temps, se partageaient également pour la première fois, encore que ce fussent des biens nobles: il leur était libre de reprendre leur noblesse et ses privilèges , toutes et quantes lois que hou leui sejiiblait, eu laissant leur trafic et leur usage de bourse commune, et en faisant leur déclaration, devant le plus prochain juge royal de leur domicile. C.i'lle déclaration devait être insinuée au greffe, et notifiée aux. uiarguiiliers de la paroisse,
494 PIYfRSE;S A.UTIŒ5 SOB.T£â D£ NOBf«$SS£.
moyemuunt quoi le noble reprepait sa noblesse, pourvu qu'il vécût Qoblement; et les acquêts nobles, faits par lui depuis .cette déclaration, se partageaient noblement. La noblesse qui dort n'est qu'eu suspens : dormit sed non extinguùun
Nom^ssE EMWimziE. £11^ pvovienajl; de <e qu'un purent, qui avait élé anobli, puètait aa charte d'aao*
hlissement à un autre qui descendait d'une lignée dont le johei n'avait point été anobli, afin de le mettre en état de jouir, lui et ses descendans, des privilé^ de la noblesse, et de se trouver ainsi à couvert de la recherche des francs-iiefs, de la taille et des amendes prcmoacées <xm3v» les uauipateurs.
NoBL£S⣠GRADUELLE. C'était ceile qui n'était acquise aux desoeadans d'un anobli par chaff^e, qu'autaia^ que le père et le fils avaient rempli successivement une
cliarge qui donnait commencement à la noblesse.
En 'France, la plupart des offices des Cours souveraines ne doiuiaient qu'une noblesse graduelle, c'est-àdire, qu'elle n'était acquise à la postérité , que quand le père et le fils avaient rempli successivement un de
ces offices ; c'est ce qu'on appelait : j?alre et (wo consU' Ubus,
Celui qui était pourvu d'un de ces offices ne jouissait des privilèges de noblesse que du jour qu'il était reçu et qu'il avait prêté serment.
Pour que Tofficier transmît la noblesse à ses enlaiis, il fallait qu'il décédât revêtu de l'office , ou qu'il l'eût exereé pendant vingt ans, et qu'au bout de ce temps il eût obtenu des lettres de vétérance.