‹ De l'ancienne FranceChapitre 97 sur 105 · CHAPITRE XLVl · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVl

Cette île possédait, dès les temps les plus anciens, uo nombre oonsidérable de ^milles nobles, qui furent pour ia plupart ruinées et détruites par la haine et la tyrannie dos Génois, qui en étaient souverains. Mais les Corses ayant secoué le joug de ceux-ci à plusieurs reprises 9 et surtout en 1768, l'île fut réunie à la France, dont elle fait encore partie aujourd'hui.

Louis XV, voulant faire jouir ses nouveaux sujets des mêmes droits et privilèges dont la noblesse fitinçaise était investie à cette-ëpoque, rendit une d^lara* tion, au mois d'avril 1770, qui portait en substance : que les familles Corses qui se prétendraient nobles seraient tenues de produire, au greffe dtr cohseH supérieur de l'île, des titres prouvant leur filiation et leur noblesse, depuis deux cents ans au' moins; que, dans les cas oiï les preuves n*y seraient pas jugées suffisantes, le Roi se réservait de prononcer sur l'état de ces familles, relativement aux causes de la perte de leurs titres, et sur la considération de leurs services et de

leur attachement à leur nouveau Souverain.

Les preuves se taisaient par titres originaux et par

NOBLESSE rm l'îlk d« catm. 5i3 expéditious; on n adiiieltail aucunes copies collationn^, de quelques fonnalitës qu'elles pussent être revé* rues.

Chaque degré devait être eUbii [nu deux actes au moins*

Dans le nombre des familles les plus distingué de

la Corse que le Gouvernement français voulut faire élever aux frab de TÉtat, se rencontre celle de Bonaparte : le héros qui en est sorti commande à tous les historiens de respecter v\ d'honorer sa mémoire; il a terminé une révolution dont les suites pouvaient prolonger les malheurs de b France; il a su soumettré tous les Souverains de TEurope à reconnaître 'la ^Stt-* périorité de son Empire, et réunir tous les partis sous les banniàres de Thonnear et de la victoire. Que de plébâens lui doivent, à lui et sa famille, leur ëlëva«^ tion! et que de nobles anciens leur conservation! 1^ commerce y les sdenoes et les arts, protégés par «a vaste puissance 9 brillèrent d'un nouvel éclat et coro-' blèrent la France de leurs riches productions. Ses Codes, ses lois, en assurant les droits de chaque citoyen, for*> nièrent la base de l'ordre social, et peuvent encore ser* vil de type à toute législation qui aura pour but -le maintien et la prospérité de la civilisation. •

Cette même &mîlle n'avait besoin pour sa célébrité que de produire ce personnage illustre, mais le sort' l'avait déjà servie en lui faisant prendre rang dans* l'Ordre de la noblesse, que Charles Bonaparte, père de l'Empereur, fut chargé de représenter en 1776, dans la dëputation que l'îie envoya au Roi Louis XVI ; ce fut par suite de cet événement, et à raison de l'or-

5i4 lfUBL£SftF. DES COLOJ^fiCt» k'AkBi^élSES,

donnaace que j ai ottëe plu» iiaut» que Nftp<rfëDii fut

admis h récrie royale militaire de Brieiiiie, et Marie- Aime-iiiisa , sa sœur^ à la Maison royale de Saiat-Cyr.

Le uom de Bonapatte était considéré eil TosoaAd et dans plusieurs provinces de l'Italie, bien avant cette époque, et ou le trouve allié aux famiileâ les plus dis* tioguées de. cette contrée, surtout en i63a, que Marie de Gondi épousa Louis Bonapurtè^ fils de Fulvio BobIk parle, dout les aruies étaieut : de gueules à deux cotî- €eà d urgent^ accompagnées de deux étoiles à sim raiâ du même. C'est ainsi qu'on les trouve gravées dans l'hïfîtoiiv (le la maison de Goudi, imprimée en 1706, tome 1^% page ccvui. Cette Marie de Goudi, étaut de« Tenue mive de Louis Bonaparte, épousa ^eik èeoondes noces, en i65i, Hyacinthe Manelli, Chevalier de l'Ordre de St.-£tiettne.

Quant a«s Colonies fnutçmises, des kttres^paténtes du Roi, en forme d'édit, du aS aoât 178^, registrée» en la Cour des Aides le a5 décembre de la même an* oée^ réglaient les preuves de noblesse à établir pur leui^ habitans, et les obligeeîent à se pourvoir, en outre, d'un acte de notoriété du Conseil supérieur dens le reieort duquel se trouVàit leur domicile; cet acte devait cooslatet*' que ces AunUtes YivtiBont noble* ment èt n'exerçaient aucune profession dérogeante ; il devait être rendu suk^ les conclusions du Ph^cureUr §o« ménd pris dudil Conseil aii^ériéuri# ' •» ,

Ol-S NOMS ET àVRJMOMS.

Page 1