‹ De l'anémie consécutive aux hémorrhagies traumatiques et de son influence sur la marche des blessuresChapitre 1 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Appelé par le hasard du concours à écrire sur l'anémie consécutive aux hémorrhagies traumatiques, nous avons éprouvé le plus vif embarras. En effet, dès nos premières recherches, nous n’avons pas tardé à nous convaincre que jusqu’ici aucun travail d’ensemhle n’avait été entrepris sur cette question. Sans doute, les chirurgiens ont bien décrit les effets généraux des hémorrhagies ; sans doute, il existe dans la science un très grand nombre d’observations dans lesquelles des pertes de sang considérables ont été consignées; tantôt le malade a LO'uéri, tantôt il a succombé à divers accidents. Mais quelle a été pour ainsi dire la physionomie des faits ? 'Quelle influence l’anémie a-t-elle exercée sur lamarche des blessures? Quelle est la part qui lui revient dans le résultat heureux ou funeste? C’est ce que les chirur- .giens ne paraissent pas s’être appliqués jusqu’ici à bien préciser.

Peut-être en compulsant un nombre considérable d’observations, aurions-nous pu arriver à nous faire une opinion sur ces différents côtés de la question. Mais l’insuffisance ou l’absence complète des renseignements dans toutes celles que nous avons parcourues nous a bien vite détourné de cette voie, et nous avons

préféré recourir à l’expérimentation. Nous nous sommes •, efforcés de présenter, autant que possible, l’anatomie et la physiologie pathologique de l’anémie traumatique. Nous avons surtout insisté sur l’étude du sang, à laquelle, dans ces dernières années, la découverte des nouveaux procédés d’investigation a donné un si grand intérêt.

Quant à la seconde partie de notre question, celle qui intéresse le plus particulièrement les chirurgiens, celle que nous eussions voulu traiter dans tous ses détails, savoir l'influence de l’anémie sur la marche des blessures, nous avons pu à peine l'effleurer faute de documents suffisants. Sur bien des points, noos n’avons pu faire que poser les questions, bien loin de les résou- j dre; nous contentant de tracer une véritable ébauche, un cadre que des travaux ultérieurs nous permettront peut-être un jour de remplir.

Et néanmoins quelle que soit l’imperfection de ce travail, nous n’aurions pu le mener à bonne fin sans le concours de quelques amis dévoués. Nous les prions d’accepter publiquement ici l’hommage de notre vive reconnaissance.

Nous devons des remercîments tout particuliers cà M. G. Pouchet, professeur au Muséum, qui a bien voulu nous ouvrir son laboratoire, et vérifier par lui-même toutes nos préparations histologiques ; à notre am Charles Richet, agrégé de la Faculté, qui a entrepris avec nous plusieurs expériences ; enfin à M. le professeur Hayem et à M. Arloing, qui nous ont communiqué avec la plus grande obligeance les précieux documents qu’ils avaient entre les mains.

HÉMORRHAGIES TRAUMATIQUES

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