MINES DE LENS (PÂS-DE-CALAIS
Un ouvrier de Lens, qui est venu nous consulter en décembre 1876, nous a rapporté qu'à la fosse du Grand- Condé, où il a travaillé peu de temps il y a cinq ans, il a connu un tailleur à la veine, atteint du « coup-dela-fosse », avec bouffissure, pâleur, teinte jaune de la peau et des yeux, palpitations de cœur, oppression, grande faiblesse, etc. , et qui n'était pas encore alors revenu à la santé, bien qu'il eut obtenu un poste avantageux au jour.
Cette fosse (houille grasse) était humide et d'une température élevée ; on y respirait un air d'odeur schisteuse et malsain. G*est à la partie inférieure des galeries que s'accumulait le mauvais air. Il est vrai qu'à cette époque le Grand-Condé, muni d'un seul puits, ne communiquait pas encore, comme aujourd'hui, avec la fosse NM.
Actuellement, au n** 4, en communication avec les
fosses n** 1 et n** 5, l'air est frais et sain ; et on n'y
observe pas d'anémie.