SICILE
Les mineurs des salines da Cheshire, « hommes robustes et bien portants 9>, ne sont guère malades que de bronchites, de rhumatismes et de névralgies résultant des courants d'air auxquels ils sont exposés (i).
Un ingénieur, M. Chavatte, qui a été attaché aux mines de soufre de Sicile, profondes de 50 à 100 ™, nous a rapporté que les « piconeiri ", travaillant dans de longues galeries très-inclinées, en forme d'escaliers, mal aérées et d'une température élevée, ne présentent point l'anémie des mineurs, qu'il avait eu l'occasion d'observer auparavant à Fresnes, fosse Bonnepart. Ces ouvriers sont seulement si\|ets à d'intenses ophthalmies par le soufre et, comme les autres habitants de la contrée, à la malaria, dont ils savent se guérir par les simples et le séjour dans la montagne.
RÉSUMÉ
L'anémie observée chez les mineurs de métaux toxiques n'est pas de même nature que celle des bouilleurs ; elle résulte d'une cachexie par intoxication métallique (2).
(1) Commission d*enquéte de la Grande-Bretagne, loc cit.
(2) On trouve d'ailleurs dans Hippocrate, cette inépuisable source de renseignements : « L'homme des mines : hypocondre droit tendu ; rate grosse ; ventre tendu, un peu dur ; difficulté de respirer ; décoloration ». Œuvres traduites par Littré, Paris^ 1845, t. V, Epidémies, livre IV, § 25. Nons pensons qu'il s'agissait là de mineurs de métaux toxiqued.