‹ De L'Anemie des Mineurs dite D'AnzinChapitre 26 sur 46 · ESPAGNE · texte numérisé non relu

ESPAGNE

Les^iièiirô de thèi^ctii*è d'Idrra (ïlly¥ie) et d'41maden (ÉÈpà^ttè) feoiit atteints d'anémié piàl* càchéiie^ hydrargy rlqûte '[lïaniàzzinî (1) , fférmailii ;ï^y sèé(2) ,' De J usâieu{3) , Rc^usseï'(4)i''Àifàro (5)/^ Arebstdo (6)], atimême

tïtt'ë'^tib to'uè îe^ buVïîe^-'cltiî^àîif'texposés aux vapeurs de ce métal. '

§ S. MINES DE FER DU YORKSHIRE (ANGLETERRE), DE SUÈDE, . , , DE V1C-Dï:S?0S jfAfllÈGEJj, DE Si^lNT-JULIEN (GARD)

ET.BS LOÇIÇWY, (M0SEU£): ET l^llNES DE ZINC DIVERSES.

La preuve que ranémie observée chez les mineurs de certains métaux.; argent, cuivre^ étain, plomb et mercure, ne rel^yQr)ja§,de^ conditions générales de lumièr^» d'aéra^e.e,t.^d|huiû^dit^^^ dan? ies<]^uellés sont placés tous Jes ^mineurs, m?tis résulte biçn d'une intoxi-

(1) Ramazzini ; De morbis artificum diatriba, 1700. Trad. fr. par de Pourcroy ; Paris, 1777, in-lè.

^ (S) Pà^«sé^;'*N<><^ statîstiti^€^sùr''FètaWisseMént de lamine d«:TOércui'e d'Idria^ en Illyr^e ; Ann. de çhîm. eV4o phys., 1814, 1"» série, t. XCI.

(3) De Jussieu ; Obs. s\ir ce qui se pratique aux min^s d'AImadeii' en^Etepàgnev pC)j|^ efa tliW lé iïie^cai<é; et isiir le carac tèpe des maladies de ce\tx:ft^^y tpavaijjenj^, pî. ^j jMéin^oires de rÀcad. des Sb., 1719, p. 349.

(4) Théoph. Roussel ; Lettres sur TEspagne ; Union médic,

(5) i^lfaro; Mal. des ouvriers ; Arch, méd., t* XII, p. 70, etc.

(6>.Thiery; Obs.de physique et de médec. faites en différents lieux de Tiispagne (Lettre de Lopez de Arebado sur le» mines d*Almaden), Paris, 1791*

cation par les métaux qu'ils exploitent, c'est qu'on ne la retrouve pas chez les ouvriers travaillant aux mines de métaux ou substances non toxiques.

Et en effet, d'après le rapport de la Commission d'enquête sur les mines de la Grande-Bretagne, les mineurs de fer du Yorkshire sont « pleins de force et de santé, exempts de cette caducité précoce et de ces maladies que l'on observe dans les mines de cuivre et de plomb » .

Nous savons, par une communication orale du docteur Edholm, que les ouvriers des nombreuses mines de fer de la Suède jouissent d'une excellente santé.

Jolieu (1824) rapporte que les mineurs de fer de Vic-Dessos (Ariége) sont robustes, vivent très-longtemps et ne sont nullement sujets aux maladies qu'on rencontre dans les autres mines (i).

Il en serait de môme dans les mines de fer de Saint- Julien, d'après le docteur Larguier (2^.

Nous devons à notre ami le docteur Coliez des renseignements précis sur les mines de Longwy (Moselle).

L'anémie n'y atteint point les ouvriers, qui ne se plaignent pas spécialement d'oppression, de palpitations ni de toux ; ils sont tous forts, et n'ont que les maladies communes à tous les artisans, accrues par leurs habitudes alcooliques très-prononcées.

L'exploitation se fait par des galeries s'ouvrant de plein pied sur le flanc d'une colline, et se prolongeant

(1) Jolieu; Essai sur la topographie de la vallée de Vic- Dessos, sur les mines de fer qui lui sont particulières, et sur les maladies des mineurs et des forgerons de cette contrée ; Thèse de Montpellier, 1824, n* 27.

(2) Gauchet ; Dict. prat., Art. Mineurs, 1876.

jusqu'à un ou deux kilomètres. Les galeries principales sont larges de 2nt 50 à 3°^ ; les collatérales les plus étroites ont encore l"a50. Elles communiquent en géûéral, vers leur fond, avec un ou deux puits d'au plus 90«* de haut, véritables cheminées d'appel donnant lieu à une ventilation naturelle par aspiration ; l'air qui s'en échappe est visiblement chargé de matières étrangères et de vapeur d'eau. La température intérieure ne s'élève pas au-dessus de 12^ à 15"*. L'air y est d'ordinaire assez pur, sauf dans quelques galeries collatérales ; mais quand, en certaines saisons, la température extérieure diflfère peu de celle de la mine, Taération laisse à désirer. On attaque souvent le minerai avec la poudre.

Les ouvriers séjournent sous terre de 8 à 12 heures par jour, avec un intervalle d'une demi-heure à trois quarts d'heure, pour leur repas qu'ils viennent prendre au dehors. Comme ils travaillent peu la nuit, nous ferons remarquer qu'ils se trouvent en réalité plus longtemps soustraits à la lumière solaire, que les bouilleurs, qui descendent à la fosse aussi souvent de nuit que de jour.

Dans les mines de zinc exploitées par la Société de la Vieille-Montagne, en Belgique, en Allemagne et en Suède, il ne paraît pas se produire d'én^anations ni de poussières nuisibles ; d'après les rapports de 1854 à 1856, les ouvriers n'offriraient pas de maladies spéciales, et leur faible mortalité ne s'élèverait qu'à 0,5 ou 0,6 pour 100 (1).

(1) Gauclieti loo cit

Page 1