‹ De L'Anemie des Mineurs dite D'AnzinChapitre 46 sur 46 · COURS DES AIRAGES DE FRESNES · texte numérisé non relu

COURS DES AIRAGES DE FRESNES

Aux Hameaux

I/airage descend, partie par le puits d'extraction du Vivier et partie par celui de la m'** à feu des Ramaux.

La partie qui descend par le puits d'extraction du Vivier..., jusqu'au châssis de la taille du couchant..., en passant par les tailles de cette chasse, où il est bien frais,... revient par la voie de fond et bowettes jusqu'au foyer prés le puits d'extraction [des Rameaux], ou il est un peu échauffé en passant sur les ercheurs de la coupe.

L'autre partie... suit la voie do fond du levant..., où il est bien frais jusqu'à frond, revient... jusqu'au foyer près de l'accrochage du puits d'extraction des Rameaux, où il remonte au jour aveo la branche précédente (l'air est plus frais dans ce châssis que dans le trayen de erchage du couchant.. )

Fosse Bonne part.

Tournée du 27 7^"^* 1820. La fosse a 268 mètres de profondeur

Les travaux d'exploitation y sont établis dans la veine du rapuroir au delà du crâne du levant, niveau de 250 mètres et dans celle du Comble au delà du même crâne niveau de 268 mètres.

Dans cette dernière qui est plus épaisse et plus tendre que d'ordinaire on n'y extrait qu'au besoin du menu charbon pour le chauffage des ouvriers des mines. L'air qui circule dans les travaux de cette chasse est très rapide et bien frais, mais lorsqu'il en sort, il est assez échauffé pour faire craindre que si on y établissait une forte extraction il ne devienne nuisible.

Dans l'autre il y a quatre tailles en belle veine et bien en ordre desquelles on extrait journellement 75 tonneaux, l'airage y est frais, rapide et parait bien sain. De sorte que dans Tetat actuel des choses, et on continuant sur le même pied, on ne prévoit pas avoir à craindre que les ouvriers, y contractent la maladie jaune.

A Bonne part.

Tout l'airage dont on se sert à cette fosse descend, depuis un mois environ par le puits d'extraction, partant duquel il se divise en trois branches principales aux niveaux de 52, 250 et 268 mètres pour alimenter tous les travaux de cette fosse ; avant cette époque il descendait partie par les ramaux et partie par la m°® à feu Bonne part,

La première branche, etc l'airage est donc très

sain pour la descente et remontage de tous les ouvriers en général des deux fosses de Bonne part et des Rameaux qui passent par ce chemin ...

Et enfin la 3«*°« branche.... va aux tailles de la veine du

comble, suit le châssis au haut de ces 2 tailles, correspondant à celui du haut de 5 tailles de la pouilleuse jusqu*à la bowette du nord, où il arrive un peu échauffé quoiqu'il n*y ait que 2 ou 3 mineurs occupés...

Partout Tairage est frais et circule avec activité si ce n*est dans la bowette au retour de Tairage qui allimente les 2 tailles de la veine du Comble.

fresnes, le 17 S»»'* 1820.

Signé : Boissau.

Pour copie certifiée conforme à Toriginal représenté et à l'instant remis.

Valenciennes, 28 décembre 1876.

Le Maire, Signé : Bultot.

FOSSB DU VIVIER.

Inspection du 20 octobre 1820.

La fosse du Vivier a 125 mètres de profondeur. Les travaux actuels consistent en cinq tailles ;

Quoique Tairage de ces exploitations ne soit pas très rapide (à cause probablement qu'il est divisé en trop de courans), il est frais et ne parait pas malsain

Ainsi qu^on Ta dit plus haut, toutes ces branches d'airage, ne paraissent pas être malsaines, mais on ne peut

pas disconvenir que c'est beaucoup diviser Tair, et il est plus que probable qu'il serait meilleur encore s'il était moins divisé, c'est surtout le courant qu*on envoie aux Rameaux, qui doit le plus affaiblir les autres, attendu qu'il est le plus fort.

Des cinq ouvriers de cette fosse, signalés dans l'état de M^. Gravis, comme étant atteints de l'anémie (dont deux le sont pour la première fois) l'un J° B** Canon en était attaqué avant de quitter les Rameaux pour venir au vivier, on ne conçoit pas comment, ni dans quel lieu de cette dernière, les autres auraient pu être atteints de cette maladie, attendu que l'air ne parrait y être vicié par aucune émanation nuisible.

Signé : Boissau.

Pour copie certifiée conforme à l'original représenté et à l'instant remis.

Valenciennes, 28 décembre 1876.

Le Mairey

Signé : Bultot.

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