‹ De L'Anémie Pernicieuse De La Grossesse Et De Son Amélioration PossibleChapitre 16 sur 23 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

OBsERvATION I

(Due à l’ebligeance de M. BarLaTier, interne des hôpitaux.)

M"° Jeanne J..., âgée de 32 ans, entre à l'Hôtel-Dieu dans le service de M. le docteur Leclerc ; elle y séjourne du 28 février 1907 au 26 mars ; elle passe ensuite à la Maternité à cause de son anémie grave qui s’est accentuée et qui paraît incompalible avec la continuation de sa grossesse.

Les renseignements recueillis dans le service de M. Leclerc sont les suivants :

Anlécédents héréditaires. — Père mort accidentellement à GO ans, avait une bonne santé.

Mère bien portante.

Sept frères ou sœur bien portants. :

Deux frères morts en bas-âge ; l’un du croup, l’autre de la

scarlatine.

Antécédents personnels. — Fièvre typhoïde à 11 ans ; on n'obtient pas d’autres renseignements au sujet de cette maladie qui, paraît-il, aurait duré un an. Pendant toute cette année, elle serait restée au ht. Après une convalescence qui a duré 3 mois, la malade a été placée chez des cultivateurs ; à ce moment, elle se portait bien. Pas d'autre maladie aiguë, n1 chronique.

Réglée à 15 ans et demi, la malade n’a jamais été anémique et avait plutôt de l’enbonpoint.

Mariée à 18 ans, a continué a avoir une bonne santé ; son mari est très bien portant et ne tousse pas.

Première grossesse. — La première année du mariage, très bien supportée ; enfant venu à terme, mis en nourrice au sein et actuellement en très bonne santé. |

Deuxième grossesse. — Survenue deux ans et demi après. Cette grossesse a élé moins bien supportée à cause de vomissements et de troubles digestifs ; l’enfant a été nourri par la mère pendant 15 mois et est mort de laryngite diphtérique.

Troisième grossesse. — Il y à dix ans ; bien supportée ; sans troubles digestifs ; enfant nourri au sein pendant 15 mois, vivant et bien portant. Pas d'autre grossesse, sauf l'actuelle ; pas de fausses couches. |

Quatrième grossesse. — La malade ne précise pas la date de ses dernières règles; probablement, dit-elle, fin juillet 1906.

Pendant les trois premiers mois, la malade se plaignait de faiblesse générale et d’assoupissement ; elle ne toussait pas et n’était pas pâle. À partir du troisième mois, l’état général s'est aggravé ; la malade a maigi et à commencé à tousser ; pas d’éxpectoration ; pas d’hémoptysie.

En même leraps que s’accentuaient cette dépression et cet amaigrissement, apparassaient des troubles digestifs d’abord perte de lappétüt, avec dégoût des aliments gras surtout.

La malade s’alimentail avec des potages et n’a jamais vomi ; les fonctions intestinales ont été régulières. La toux, qui avait disparu, était revenue, la malade entrait pour cette raison, le 28 février dans le service du docteur Leclere, où l’on notait les signes suivants :

Appareil pulmonaire. Aucun signe net ; pas de modificalions respiratoires au sommet.

Appareil circulatoire. — Léger galop.

Appareil digestif. — Perte de l'appétit et clapotage gastrique.

Tempéralure. — N'a jamais dépassé 37°6. Ce qui frappait

surtout à cette époque, c'était la pâleur qui s’accentuait de jour en jour,

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