J A.MCSTHESIK PA^' iMJECTlON
lenee est irès-marquée, elle persiste toute la journée.
Ni phlébite, ni caillot, ni hématurie.
Au 23 avril la situation du malade était satisfaisante.
Ainsi donc6gr.75(-entigr.dechloraI injectés en 16 minutes ont produit une insensibilité absolue qui a duré 50 minutes ; un sommeil profond pendant i5 heures. L'influence chloralique s'est prolongée pendant 56 heures.
Les neuf dernières observations (XXVI, XXVII, XXVIII, XXIX, XXX, XXXI, XXXII, XXXIIl, XXXIV) pré.sentenl des particularités fort intéressantes et sur lesquelles nous •appelons l'attention de nos lecteurs.
On sait que les acides ont la propriété de rendVe le sang plus coagulable, de le coaguler même, or le chloral que nous avons employé dans nos vingt-cinq premières injections veineuses était acide.
Tous les chlorals sont acides; M. Oré, à Bordeaux, M. Du Moulin, à Gand, l'ont tout récemment constaté dans une série de recherches qu'ils viennent de pratiquer. Celte acidité est signalée d'ailleurs par les chimistes. Dans un article publié sur le chloral, par M. Eug. Lebaigue, chef du laboratoire d'analyses et de recherches de la pharmacie centrale de France [Btilletin de la Société de pharmacie de Bruxelles, p. 153, 1870), nous lisons: « il est blanc, opaque, d'une texture cristalline, olîranl assez bien l'aspect du nacre, son odeur est vive et piquante, sa saveur est caustique, il ne fume pas à l'air. Sa solution aqueuse rougit légèrement le papier de tournesol, cependant elle louchit à peine le nilrate d'argent.»
Mais cette acidilé doit être très-faible, à peine sensible; la .solution de chloral, lit-on dans VOfjlcine de Dorvault, (8« édition, p. 1079), ne doit pas précipiter l'azotate d'argent, sa vapeur ne doit pas décolorer le papier tournesol, ni déconi-
ANESTHÉSIE PAR IMECriOMi. 293
poser les iodures, ou colorer en bleu le papier amidonné; le conlraire indiquerait la présence d'un excès de chlore. Un autre indice d'impureté est la coloration en brun au contact des alcalis caustiques qui révèle la présence d'huiles chloralcooliques et un produit mal rectifié. »
La solution de chloral que notre honorable ami, M. le pharmacien Begciii, nous prépare toujours, présente toutes les qualités requises par les traités de chimie et de pharmacie, mais elle est acide, puisqu'elle rougit le papier de tournesol; mais cette acidité est si faible, qu'elle n'influence pas la solution de nitrate d'argent, que la vapeur de ce chloral ne décolore*'pas le papier de tournesol, que les iodures ne sont pas décomposés par la solution chloralique et que celle-ci ne modifie point la couleur du papier amidonné. Aussi ce chloral de provenance allemande (Dresde), ne nous a-t-il jamais donné le moindre inconvénient, jamais il n'a provoqué, entre nos mains, de phlébite ou de caillots. Nous devons pourtant reconnaître que beaucoup de malades, au moment de l'injection, accusaient une sensation assez vive de brûlure dans tout le trajet de la veine qui était le siège de l'opération.
Mais cette acidité, inolTensive quand elle est faible, peut s'accentuer davantage si le chloral n'est pas préparé avec tout le soin désirable, et elle peut provoquer alors les plus graves accidents, elle peut entraîner la coagulation du sang.
Voilà où nous en étions de nos l'echerches, quand l'atten tion de M. Oré fut tout particulièrement appelée sur ce point par un fuit qui se produisit sous ses yeux.
Le 23 septembre dernier, au moment de pratiquer l'évidemenl d'un libia carié, M. le docteur Poinsot, chef interne de M. Oré, pratiqua l'anestliésie par injection veineuse de chloral (observ. XIj. Le 17 novembre, il fallut pratiquer un
nouvel évidfmenl, nouvelle infusicm veineuse de cliloraî. Mais celle foi?, dea que la solution coiiiiTieiiç;i à f)énélrer dans le s;ing, le malade accusa une douleur aiguë le long de la veine, cela ne resseinblail plus, disail-il, à ce qui sVlail passé la première l'ois, alors il n'aviiil pas souflerl ; l'anesihésie se firoduisil néanmoins. Autour du point |)iqué, la veine re.sla indurée pendant quelques jours. A quoi tenait celle douleur, cette sensation de brûlure. M. Oré crut aussitôt que le chloral qu'il avait employé était moins pur que de coutume, qu'il était peut-être plus acide qu'il ne devait l'clre, et, l'examinant, il s'aperçut qu'il rougissait lorlemenl le pa|)ier de tournesol. Il résultait de là, que le comrnerce peut nous livrer des chlorals impurs, des chlorals dont L'acidité vari.ible pourrait être portée à un degré tel, qu'ils seraient capables de coaguler le sang. Le dangei- découvert, M. Oré découvrit aussitôt le moyeu de le conjurer.
Que le chirurgien vérifie lui-même la qualité du diloral qu'il va injecter, qu'il dose sou acidité au moyen du papier de tournesol, puis qu'il la neutralise et tout danger aura disparu. Voici comment M. Oré conseille de neutraliser l'acidité normale ou en excès du chloral. On l'ail dissoudre un gramme de carbonate de soude, chimiquement pur, dans 10 grammes d'eau distillée et on verse dans la solution de chloral autant de fois deux, trois, quatre gouttes (quatre au plus) de la solution de carbonate de soude, qu'il y a de grammes de chloral. D'après M. Oré, el c'est égalemenl l'avis de M. le professeur Du Moulin, le carbonate de soude et le chloral resteront en présence sans se décomposer ; malgré son acidité, le chloral ne se coujbiiicra avec aucune base. Si cette acidité dépasse le degré normal, ce qui dépend d'un excès d'acide chiorhydrique, il se formera sous l'influence de
AKESTHÉSIE PAR I.NJECTIOM. 205
la solulioii «le carboiiiite de soude un cidonire de sodium et l'on verra se produire un dogngenienl d'acide carbonique ; l'injeclion d'une ptlile quanlilé de chlorure de sodium dans le sang ne saurait avoir aucun inconvéuienl.
Mais le chloral ainsi neulralisé conservc-t-il ses propriétés physiologiques? M. Oié résolut immédialcmenl celle question par une expérience concluanle.
« J'ai injecté, nous écril-il, dans la veine crurale gauche d'un grand chien de montagne, 7 grammes de chloral dissous dans 9.0 grammes d'eau, additionnés de 20 goutles de solution de carbonate de soude. L'animal s'est endormi et presqu'aussilôl est devenu insensible comme un cadavre. Jamais je n'ai conslalé une respiration plus calme, plus régulière, plus facile. Profilant de l'aneslhésie dans laquelle il était plongé, j'ai mis à nu sa veine crurale et je l'ai disséquée depuis le point piqué jusqu'à la veine cave; ces vaisseaux furent alors largement ouverts, le sang qu'ils renfermaient offrit la coloration la plus normale, sans la moindre trace de coagulation.»
Il résultait à loute évidence de celle expérience que la neutralisation du chloral par le carbonate de soude n'altérait poinl les j)roprielés anesthosiques de cet agent.
Quelques jours après, la même expérience faite celle fois sur un être liumain, doimail les mêmes résultats, (observation XXVI).
M. le docteur Lande devant anesihésier par injection veineuse de chloral la jeune femme que MM, les docteurs Durodié père et fils et Dudon allaient ovariolomiser, pria M. Oré de lui préparer une solution d'hyiJi-ate de chloral. L'honoruble professeur fil dissoudre 20 grammes de chloral dans 80 grammes d'eau dislillée, ce liquide était acide, il
206 AMIiSTHÉyiK J'AH INJKCTIOiV.
rougissait !e papier de tournesol. M. Oré le neutralisa par le carbonate de soude. C'est cette solution ainsi neutralisée qui fut injectée dans les veines de la femme par M. le docteur Lande.
Le chloral produisit ses effets habituels, puisque cinq grammes de celle substance injectés en treize minutes provoquèrent l'aneslhésie la plus absolue. Pondant l'injection, la patiente n'a pas fait le moindre mouvement, elle n'a accusé aucune douleur, aucune sensation désagréable.
M. Oré avait à peine porté ces faits à notre connaissance qu'une occasion s'offrit à nous de vérifier la valeur du chlo- ' rai neutralisé.
Il s'agissait d'enlever à M™" Amélia W...., un sein cancéreux (Observation XXVll). Nous nous rendîmes chez notre ami, M. le pharmacien Begein, qui prépara sous nos yeux, en suivant exactement les conseils de M. Oré, la solution de chloral que nous devions injecter. Quinze grammes de chloral sont disïous dans 45 grammes d'eau distillée, on filtre, puis on ajoute la quantité suffisante d'eau distillée pour faire 60 grammes en volume. Essayée par le papier de tournesol, cette solution est acide. M. Begein dissout un gramme de carbonate de soude chimiquement [)ur, dans 10 grammes d'eau distillée et verse 15 gouttes de celle solution (une goutte par gramme de chloral) dans la solution chloralique; celle-ci reste acide, elle rougit encore le papier de tournesol. On y verse encore quinze gouttes de carbonate de soude, et l'on essaye la solution par le papier de tournesol, son acidité n'a pas encore disparu, mais elle a notablement diminué. On ajoute encore quinze gouttes, celle lois la solution est neutre, elle ne réagit plus sur le papier de tournesol. Il a donc fallu pour neutraliser complètement la solution chlora-
ANESTHÉSIE PAU I.VJECTIOX. ii07
liqiie employer 4o gouUes de la solution alcaline, ce qui représente 20 centi^r. et 5 milligr. de carbonate de soude.
Au moment où les deux solutions étaient en contact, nous vîmes se dégager quelques bulles d'acide carbonique qui perlèrent dans le liquide dont la limpidité resta parfaite. C'était l'acide chlorbydrique libre qui se combinait avec le carbonate de soude, formant un chlorure de sodium soluble et mettant l'acide carbonique en liberté. Le chlorure de sodium est un sel que l'on trouve dans le sang physiologique, et sa présence en petite quanlilédans la solution chloralique ne présente aucun danger.
Dix-sept heures après, nous injections dans les veines de M™^ Amelia W.... ce chloral neutralisé. Au moment où le liquide pénétrait dans le torrent circulatoire, nous demandâmes à la patiente cequ'elle ressentait dans le bras. Rien... répondit-elle, et jusqu'au moment où elle s'endormit, elle n'accusa aucune douleur, ni aucune sensation désagréable.
Les' solutions acides, l'expérience nous l'a prouvé, produisent dans la veine injectée une sensation de brûlure qui remonte parfois jusqu'à l'aisselle, sensation Irès-fugitive, il est vrai, mais assez désagréable pour qu'on l'épargne au malade en neutralisant le liquide injecté au moyen du carbonate de soude.
Toutefois il ne faudrait pas croire que l'injection du chloral neutralisé soit absolument indolore chez tous les sujets. Elle provoque chez la plupart d'entre eux une sensation de chaleur qui s'étend du point, piqué jusque vers l'aisselle. Quelques-uns l'indiquent spontanément, d'autres ne la signalent que si l'on fixe leur attention sur cette particularité.
208 AINESTHÉSIE !»AU INiECT10?i
Celîo sensaîion est d'ailleurs fugitive et ne gcne guère l'opéré.
Alors même que le commerce arriverait à nous fournir du chloral neuire, le chirurgien n'en devrait pas moins, avant d« s'en servir, le vérifier au moyen du p.ipierde tournesol.
L'expérience nous a prouvé que du ciiloral neutre peut devenir acide. M. le pharmacien Begein, ayant préparé du chloral anhydre en distillant le chloral du commerce sur du carbonate de chaux sec, obtint du chloral parfaitement neuire, n'exerçant plus la moindre influence sur le papier de tournesol. Notre honorable ami l'enferma dans un flacon bien bouché, mais exposé à la lumière ; cinq semaines après nous vérifiâmes ce chloral, il était acide et rougissait fortement le papier de tournesol. Nous avons conservé dans une armoire obscure quatre flacons contenant des solutions de chloral neutralisées par le cai'bonale de soude. La plus réconte de ces solutions datait de vingt-qnalre jours, la plus ancienne de deux à trois mois. Quand nous les essayâmes par le papier de tournesol, nous vîmes que toutes les quatre étaient redevenues fortement acides. Ainsi donc une solution de chloral neutralisée par le carbonate de soude enfermée dans un flacon bien bouché, redevient acide au bout d'un certain temps.
Quel était ce temps? Pour résoudre cette question, voici l'expérience que nous fîmes avec notre honorable ami M. Begein. Nous |)l;içàmes dans deux bouteilles bien bouchées, une solution de cliloi-al parfaitement neutralisée ; l'une de ces bouteilles resta exposée à la lumière, l'autre fut placée dans une armoire obsciire. Tous les jours nous essayâmes ces solutions au moyen du papier de tournesol, à partir du 15° jour l'acidité se manifesta.
ANESTHÉSIE PAR 1NJECTI9N. 20»
ACTION PHYSIOLOGIQUE DE L'iNFUSION INTRA-VEINEUSE UE CÎILORAL.
La première scnsalion que le malade accuse, c'est un senlimenl de chnieur le long de la veine iiiji.'cléo. Celle impression remonle habiUieliement jusque vers raissellc. Dans son remarquable travail sur la transfusion du sang M. le docteur Casse signale que les personnes auxquelles on transfuse du sang accusent la même sensalion.
Bienlôt après quelques malades déclarent qu'ils éprouvent une sonsalion singiilièi-e, il leur semble qu'ils vont s'évanouir. Jamais nous n'avons vu d.ms ces circonstances, l'ovanouissement se produire. Celle sensation nous f)araî! tenir à l'action du cliioral sur l'économie plutôt qu'à l'infusion veineuse elle-même. Eu tfTel, une demoiselle à laquelle nous faisions passer chaque soir un lavement de o grammes de cliloral, éprouvait imu.élialement après iinjiction rectale celte sensation d'évanouissement. Pendant plus d'un mois ce même lavement fut passé chaque soir, jamais la scnsalion d'évanouissement ne manqua et son intensité resta toujours lu même.
Peu après, chez quelques malades on voit se produire l'incohérence des idées, quelquefois un peu de loquacité. Chez d'autres on ne trouve qu'un calme absolu, ils ne parlent que si on les inter[)elle.
Un autre phénomène que l'on rencontre encore au début de rinjection, c'est le IrouJjle de la vue: le malade ne voit plus lesobjet>qui l'entourent qu'au travers d'un brouillard.
Puis la langue s"embarrasse, le malade bredouille ; puis les yeux se fermeul et la somnolence s'établit. Tout d'abjrd le
210 ANESTHÉSIE PAR LNJECTION.
sommeil est léger, le malade rouvre les yeux dès qu'on l'interpelle, pour les refermer aussiîôt.
Tous ces phénomènes se produisent dans la première période de l'injection, règle générale avant que les cinq premiers grammes de chloral n'aient pénétré dans le torrent circulatoire, chez la femme un peu plus tôt que chez l'homme. Il est rare que l'action du chloral se manifeste quand il n'a encore pénétré qu'à la dose de 1 gramme 50, mais cela se voit cependant (observation XXVI).
Le plus souvent on atteint 3 grammes 50 avant qu'aucun effol ne se manifeste, mais nous croyons pouvoir dire qu'à partir de ce moment on doit se tenir sur ses gardes, l'action du chloral va se manifester.
Le sommeil devient de plus en plus profond, et bientôt le malade n'entend plus, ne voit plus.
Si on le pique, si on le pince, les mouvements réllexes se produisent, mais à mesure que le chloral pénètre, la sensibilité s'émousse de plus en [)lus et les phénomènes n'Qe.xes vont s'amoindrissanl. Quand le sommeil est profond, l'anesthésie commence et l'insensibilité absolue n'est pas loin. Le corps est romplétemenl insensible, à un moment où le globe oculaire perçoit encore le froltemenl ou le contact dos corps étrangers promenés à sa surface. C'est la cornée qui s'anesihcsie la dernière.
Quelle dose de chloral faut-il injecter pour produire les phénomènes que nous venons d'exposer? M. Oré, se fondant sur les nombreuses expériences qu'il avait pratiquées sur les animaux, crut un moment que la dose devait toujours être proportionnée au poids de la personne <à laquelle l'injection était faite. Nous croyons, et M. Oré partage aujourtl'hui notre avis, qu'il ne faut tenir aucun compte du poids du malade;
ANESTHESIE l'Ail INJECTïO.M. 2!!
la susceptibililé spéciale de chaque individu, voilà ce qui domine la scène quand on opère sur Thomme,
Règle générale cependant, les femmes el les sujels débiles son! aneslliésiés par des doses moindres que les sujels robusles, alliléliques.
A un moment donné, variable pour chaque individu, l'aneslhésie est absolue, les opéralions les plus douloureuses ne sont plus perçues, aucun mouvement réflexe ne se produit, le malade est là perinde ac cadaver. Le chloral en injection dans les veines agit donc bien comme un anoslhésique et non pas comme un simple hypnolii]ue. Nous ne pouvons comprendre comment dans sos leçons sur les aneslhésiques el. sur l'asphyxie (1875, p. 308 el 309), Claude Bernard ait pu dire : « que l'état dans lequel le chloral plonge les animaux n'est qu'un sommeil plus ou moins profond lorsqu'on cominence par donner une faible dose de cette substance et qu'on répèle successivement riiijection. On n'a d'abord qu'un assoupissement léger, puis avec des doses considérables un sommeil si profond qu'il ressemble à une véritable anesthésie, mais en suivant les gradations successives de cet état, on voit que ce n'est bien réellement que du sommeil, alors quand on pince l'animal, il ne répond parfois que Irès-lardivemenl à celle excitation par un faible gémissement ; mais un instant après, la même excitation produit une réaction immédiate, comme s'il avait été réveillé par la première.
« Cliez le l.ipin les phénomènes sont tous aussi nets : à un moment où l'animal est si profondément endormi qu'on pourrait le croire complètement anesthésie, on le réveille si bien en lui pinçant les paltern ou les oreilles que l'animal secoue la léte ou la patte commei)Our se débarrasser d'une irritation dont il paraît avoir parfaitement conscience, »
212 ANESTHÉSIE PAU I^iJECTION.
« Tout dans les symplônes nous pertnel de rapprocher les cffels du ciiloral de ceux de la morpiiine et non de cen x du chloroforme. Le chloroforme est un anesthésique ; le chloral n'est qu'un hypnolique. »
Ni M, Oré, ni nous, ne pouvons nous rallier à Topinion émise par Tilluslre physiologiste français. Il est vrai de dire qu'à un moment donné, le malade perçoit encore les piqûres ou les pincements qu'on lui fait subir, il accuse ces sensations ; plus tard, les mouvements réflexes trahissent la perception de la douleur, mais un moment vient où les mouvements réflexes eux-mêmes ont disparu, le malade ne seul plus, absolmiient plus, il gil là perinde ac cadaver. Si M. Claudo Bernard a vu se produire des moiivemenls réflexes, voire même volontaires, sur les animaux d.ins les veines desquels \\ injeclait du chloral, il a bien vu, M. Oi"é, et nous avons conslalé la môme chose sur l'homme; mais si M. Claude Bernard avait poussé ses ex|)ériences plu'^ loin, si, comme nous, il avait sans cessé augmenté la dose de chloral injecté, nul doute (ju'il n'eût vu dis|)araîlre absolument les mouvements volontaires et réflexes comme nous les avons vu disparaître cbez l'homme. — Question de dose, rien de plus.
Aux expériences de M. Claude Bernard, nous opposons celles de M. Oi'é et notre pratique, et nous croyons, malgré Topinion du physiologiste franc lis, que le chloral n'est pas seulement un hypnolique, mais bien un aneslhésique.
Une fois introduit dans le torrent circulatoire comment agit le chloi'al ?
Suivant M. Personne, le chloral introduit dans l'économie se transforme, sous l'influence de l'alcalinité du sang, en formialeet en chloroforme ; il donnerait 7â pour ceul de chlo-
ANESTHÉSIE l'AU tISJECTION. 213
roforme, cl c'est à ce dernier agent que le chloral devrait ses propriétés aneslliésiques.
Dés le début de nos recherches nous soumîmes celle qtieslion à rapprécialion de M. le professonr Du Moulin. Noire honorable collègue ne croyait pas à celte transfonnalion, mais il voulut bien assister à plusieurs de nos injections et se confirma plus encore dans son opinion conlradicloire de celle de M. Personne; il sentit à diverses reprises et avec soin riialeine des malades injectés, jamais il n"y trouva l'odeur du chloroforme, mais bi^n celle du chloral qui rappelle d'une manière si caraclérislique celle du melon. Dans aucune des sécrélions, ni dans la sueur, ni dans la salive, ni dans les larmes, ni dans les urines, M. Du Moulin n'a trouvé de chloroforme. Pour noire honorable collègue le chloral agirait donc en verlu des jiropi'iétés aneslliésiques dont il est doué et sans qu'il y ail lieu d'invoquer aucune transformation chimique pour expliquer son action. Dms ses leçons sur les anesthésiques et sur l'asphyxie, Claude Bernard partage Topinion de M. Du Moulin : « Nous sommes donc porté à penser que le chloral agit par lui-rncme et non en se dédoublant et en donnant naissance à du chloroforme. »
Dans son mémoiresur lesinjeclions inira-veineuses dechloral (18T3), M.Oré,dilà son lour,qu'en présence de l'aneslhésie immédiate, inslantanée, en quelque sorte foudroyante, produite par rinfusion veineuse de chloral, il n'est plus possible de soutenir la théorie du dédoublement lent en chloroforme et en formiale alcalin. Ainsi donc pour MM. Oré, D.i Moulin et Claude Bernard « le chloral est un aneslhésique qui a son action propre, indépendanle de toute aulre action. »
Nous distinguons dans l'aneslh'^sie obtenue par liojeclion inlra-veineuse de chloral trois degrés.
Dans le premier degré le sommeil est profond, mais sous l'influence d'excilalions périphériques les mouvements réflexes se produisent encore.
Dans un second degré le corps, à part le globe oculaire, est insensible, les irritations périphériques ne réveillent plus les mouvements réflexes.
Au troisième degré le globe oculaire lui-même est absolument insensible.
La dose de chloral nécessaire pour obtenir l'un ou l'autre de ces degrés d'anesihésie doit varier avec la susceptibilité spéciale de chaque individu. La durée de chacun de ces degrés d'anesihésie varie aussi de personne à personne. Au minimum l'insensibilité absolue des cornées dure dix minutes, quelquefois tlle se prolonge au delà d'une demi-heure, puis arrive la seconde période qui comprend parfois aussi une d(mi-licure, puis le malade en revient au premier degré de l'aneslbésie, les mouvements réflexes se réveillent.
Peu à peu le malade en arrive à celte situation que M. Claude Bernard a, bien à tort, décrite comme le type du sommeil cliloralique. « Vous voyez que ce chien est parf.iitement endormi, mais il est facile de constater qu'il n'est nullement insensible. » Le malade dort, mais il sent, si on l'interpelle il ouvre les yeux et les renferme aussilôt, d'abord il ne comprend rien si on lui parle, il répond par un grognemenl, mais peu à peu linlelligcnce renaît et le patient se met en rapport avec le monde extérieur. Ce sommeil, |)Iiis ou moins profond, pendant lequel la sensibilité est fort obtuse, dure un temps variable d'individu à individu, quinze heures et môme plus dans certains cas. Quelquefois le malade se réveille et se rendort profondément presqu"aussilôl. Quand le réveil est complet l'iniluence chloralique n'est pas encore
A.VESTHÉSIE PAFl INJECTION. 215
éleinîe, le malade resle somnolent pendant un certain nombre d'heures encore, de sorte que chez certaines personnes, 24, 36, 48 heures même s'écoulent avant que Faction stupéfiante du chloral se soit complètement évanouie.
Avons-nous besoin de faire remarquer l'importance de ce sommeil et de cet amoindrissement de la sensibilité au point de vue du choc chirurgical?
La longue durée de l'influence chloralique n'a jamais entraîné le moindre inconvénient,
uand on fait la transfusion du sang, « la respiration, dit M. Casse, est toujours un peu plus profonde, il existe une légère oppiession tenant à la congestion pulmonaire qui doit nécessairement se produire. »
Sous rinfluence de l'injection intra-veineuse de chloral la respiration est quelquefois aussi troublée dans son rhythme, parfois elle est un peu plus profonde, parfois un peu accélérée.
Quand on fait la transfusion du sang, dit M. Casse, « chez des individus peu excitables, indolenls, l'excilalion cardiaque est faible. Ch(Z les sujets impressionnables il se manifeste au contraire une excitation vive du centre circulatoire. Presque toujours on remarque une arythmie qui dure peu de temps; le pouls pendant l'opération monte à 120, 130 pulsations, mais bientôt revient à un chiffre moindre et les pulsations deviennent régulières. »
L'injection intra-veineuse de chloral produit les mêmes phénomènes. Chez certaines personnes le pouls varie à peine, Texcilalion cardiaque est à peu près nulle, on trouve parfois une légère augmentation, parfois une légère diminution dans la fréquence du pouls. Mais chez certains sujets impressionnables il se manifeste une excitation si vive du centre circu-
216 ANESTHÉSIE PAll ÎNJECTION.
laloire que pous avons un jour compté jusqu'à 82 pulsalions an f/i. Quoiqiiofois nous avons rencontré aussi de l'arylliniie. La fré(|uence el l'inTgularilé du pouls se manifeslenl surtout vors la (in de ro[)éralion, alors que le cliloral a pénétré dans récononiie di-puis quelque temps; ces deux phcnoinènes sont du resle de courte durée.
Sous l'influence du chloral la force du cœur diminue et la pression s'abaisse dans les vaisseaux (i).
M. Claude Bernard a constaté le même fait. Chez certains individus nous avons remarqué une dilatation vasculaire trèsaccenluée à la face.
Cette coloration de la face se rencontre aussi, dit M. Casse, dans les cas de transfusion du sang.
Nous trouvons encore à la suite de l'injection veineuse de cliloral une modidcalion de l'économie que l'on renconlre égalemenl el au même degré, dans les cas de transfusion du sang. « La température de l'individu augmente, dil M. Casse, et l'oscillalion qui eu résulte varie entre un degré el un degré el demi. »
Nous avons remarqué que dès l'entrée du chloral dans le torrent circulatoire la température du corps s'élève, et celle élévation a varié de trois dixièmes de degré à un degré el sept dixièmes.
Sous l'influence de la transfusion du sang, dit M. Casse, les diverses sécrétions sont augmentées, el noire honorable confrère cite tout particulièrement la transpiration et la sécréliou urinaire.
(i) Nous appelons Taltenlion sur les remarquables expériences que vieuneiil (le piihlier sur ce su.i.t M. Heijci', piolesseur à l'Université de Hruxelles, et M. le d.icteiir Siiénon ; .Iclion du chloral sur /«.« nerfs vaso-moteurs. {Journal de ta Société royale des sciences médicales et nuturelles de Bruxelles, 1875).
ANESTHESIE PAR INJECTIOM. 2Î7
Sons l'influence de l'injcclion veineuse de chloral nous avons consisté <à diverses reprises l'aiigmenlalion de la sécrétion salivaire; une fois nous fûmes lémoins d'une transpiration excessive, une fois d'une sécrétion très-abondante de larmes. Jimais nous n'avons constaté, jusf|u'aujaurd'luii du moins, l'aiigmenlalion de la sécrétion urinaire.
Le chloral semble exercer une action spéciale sur les reins, se traduisant parfois par la présence du sang, d'autres fois d'une certaine quantité d'albumine dans les urines. Ce fait avait été signalé à l'Académie de médecine de Fi'ance (3 juin 1874), par M.Vulpian. Le savant physiologiste avait pratiqué soixante fois des injections inira-veineuses de chloral sur les animaux et trois fois l'hématurie s'était, produite. Chose singulière, M. Oré, qui a [)ratiqué plus de cinq cents injections sur les animaux, n'a jamais reuconlrc ce [diénomène. Neuf fois linjection intra-veineuse de chloral a été pratiquée à Bordeaux, pour obtenir l'aneslhésie, l'hématurie ne s'est pas produite, vingt-cinq fois nous l'avons pratiquée à G.ind, quatre fois nous avons vu du sang dans les urines, quelquefois nous y avons rencontré également de l'albumine. Mais, disons le vite, jamais le sang ou l'albumine ne se trouvaient en quantité considérable dans les urines, c'était parfois en très-faible quantité. C'était toujours la première urine expulsée qui présentait ces caractères anormaux, la seconde était limpide, tout était déjà rentré dans l'ordre. Les malades qui ont présenté soit l'hématurie, soit l'albutninurie, ont été soigneusement visites, surveillés et interrogés par nous. Jamais ils ne se sont plaints de la moindre douleur ou malaise, soit dans la région l'énale, soit dans la région vésicale, jamais le moindre inconvénient n'a résulté de la présence du sang ou de l'albumine dans Us urines.
218 ANESTHESIE i>\ll l>JKCTIO:v.
D'après les aulopsies qui ont élé pratiquées par M. Vulpian, sur IfS animaux hémalurlques, on peul assurer que le sang provient des reins qui ont été trouvés Irès-congeslionnés et ecchynf)Osés par places.
L'hématurie, selon M. Claude Bernard, proviendrait de la congestion des reins provoquée par le cliloral.
Nous ferons remarquer que l'hématurie n'est pas inhérente à l'injection inira-veineuse de chloral, puisque M. Casse signale que sur dix-sept transfusions du sang, M. De Cristoforis a rencontré deux fois le passage du sang' dans l'urine.
M. Claude Bernard se demande : quelles circonstances favorisent la production de l'hématurie?
Nous ne pouvons répondre encore d'une façon bien assurée à la question de Tilluslre physiologiste. Tout ce que nous pouvons avancer, sous toute réserve, c'est que trois de nos hémalurlques avaient élé opérés l'hiver dans des chambres peu chauffées et que la présence du sang dans l'urine pourrait tenir au refroidissement que les malades ont éprouvé. Le refoulement du sang de la périphérie vers les organes internes ne pourrait-il pas augmenter la congestion des reins et provoquer ainsi Ihémorrhagie? Nous soumettons cette hypothèse aux physiologistes.
L'urine présente une modification constante dans la proportion des sels qu'elle renferme.
Dans les cas de transfusion du sang, dit M. Casse, les urales augmentent en quantité dans les urines. Or, il se fait que le même phénomène se produit dans les cas d'infusion veineuse de chloral, A diverses reprises nous avons envoyé à M, le professeur Du Moulin, les urines des malades que nous avions aneslhésiés par le chloral. Voici ce que nous écrit à ce propos notre savant collègue : « Dans les échantil-
Ions durine que vous avez soumis à mon examen, l'abondance des u raies était toujours telle, qu'une partie de ces sels se déposait par le refroidissement el était la catise de l'aspect trouble qui ne vous a sans doute pas échappé. Ce trouble se dissipait par la chaleur pour reparaître après refroidissement. L'urate dominant était l'urale de soude. Les phosphates et les sulfates m'ont paru également un peu augmentés en quantité, si j'en juge par simple comparaison du volume du précipité obtenu avec celui qu'on obtient dans les urines normales. »
Pendant la transfusion du sang, dit M. Casse, des frissons apparaissent souvent, souvent ils se manifestent une demiheure, une heure ou plus après l'opération et durent quelquefois dis minutes, d'autres fois une heure.
Pendant l'injection inlra-veineuse de chloral jamais nous n'avons vu de frissons se produire, nous les avons constatés quelquefois vers la fin de l'opération, mais jamais ils n'ont eu une grande intensité, ni une longue durée; l'injection était terminée depuis une demi-heure quelquefois, quand le frisson se produisait.
L'exposé que nous venons de faire de l'action physiologique de l'injection inlra-veineuse de chloral semble établir que si l'aneisthésie est produite par le chloral, les autres phénomènes tiennent bien plus à l'introduction d'une substance étrangère dans le sang qu'à la nature de celle substance. Si l'injeclion inlra-veineuse de chloral produit la mydriase, un peu de trouble respiratoire, de l'excilalion cardiaque, de l'arylhmie, une sensation de chaleur dans le vaisseau injecté, une augmentation dans la température du sujet, l'augmentation des sécrétions, l'hémalurie, un surcroit d'urales dans les urines, des frissons généraux, n'oublions pas que la transfusion du sang produit absolument les mêmes phénomènes.
Jamais nous n'avons observé, jusqu'à ce jour, de nausées 011 de vomissements chez les malades sur lesquels l'injection a été pratiquée. Jamais non plus le sommeil et l'anesthésie ne sont précédés d'une période d'excitation.
Or, on sait que tous les anesthésiques employés jusqu'à ce jour provoquent des nausées, des vomissements et une excitation souvent désagréable pour les opérateurs. Un moment on avait cru que le bi-chlorure de méthylène ne provoquerait aucun de ces inconvénients : ce devait être le plus inofTensif des anesthésiques. L'expérience est venue nous enlever ces douces illusions. Non-seulement le bi-chlorure de méthylène a tué plusieurs fois, mais il ne met pas les patients à l'abri des vomissements et de la période d'excitation. J'en trouve la preuve dans les faits qui se sont produits à Gand et dans le compte rendu de la clinique de M. le professeur De Roubaix, rédigé par M. le docteur Lavisé.
« M. De Roubaix, dit M. Lavisé, continue à employer comme anesthésique, le bi-chlorure de méthylène, qu'il a substitué généralement au chloroforme. Les avantages qu'on attribue au premier de ces agents consistant surtout dans la diminution de la durée de la période d'excitation et dans la moindre fréquence des vomissements, l'attention du professeur de clinique a été surtout dirigée sur ces deux points importants de l'administration du méthylène. Jusqu'ici il résulte des observations prises, qu'en effet les opérés soumis au bi-chlorure de méthylène, ont une période d'excitation un peu moins longue, sans qu'il soit cependant possible d'affirmer que la différence en faveur du nouvel agent anesthésique soit bien importante. 11 a été aussi constaté qu'il donne moins souvent lieu aux vomissements, ce qui est d'une importance capitale dans certaines opérations telle que l'ovariotomie.
ANESTHÉSIE PAR INJECTION. 22i
« Il est cependant inexact de dire comme l'ont affirme certains chirurgiens qu'il ne produit jamais de vomissements ; car sur trente cas où il a été employé pendant ce semestre, il les a provoqués sept fois. »
Nous nous proposons, dans nos éludes ultérieures, de compléter et d'étendre nos premières recherches.
Tablcan synoptique de vingt-deux observations d'aneslhésic obtenue par injection intra-veineuse de cbioral.
Sexe.
Age.
Nature de l'opération.
Durée
de l'injection.
Quantité de
chlorat
injectée.
Durée
de
l'anesthé-
sie.
Durée
de
l'influence
clilorall-
que.
ans.
min.
gr-
Masc.
Résection du calcanéum.
Masc.
Ablation, cancer reclal.
Fém.
Ablation, cancer du sein.
Fém.
Ablation, cancer du sein.
Fém.
Extirpation, lumeur adénoïde du sein.
Fém.
Ouverture du sinus ischiolectal.
Masc.
Ablation, cancer du testicule.
Masc.
Ablation, enchondrôme sur un orteil.
Masc.
Enucléalion de l'œil.
Masc.
Extraction, cataracte.
Plus. h.
Masc.
Extraction, séquestre du tibia.
Masc.
Ablation, testicule tuberculeux.
Fém.
Opération de l'entropion.
Fém.
Ablation du col de la matrice.
Masc.
Opération d'ectropion.
Quelq.m.
Masc.
Amputation du bras.
Fém.
Périnéoraphie.
Masc.
Extraction, cataracte.
(i.OO
Fém.
Ablation, polype utérin.
(Snite) Tablean synoptique de vingl-deux observations d'anestliésie obtenue par injection inlra-veineuse de chloral.
Sexe.
Age.
Nature de l'opération.
Durée
de l'injection.
Quantité de
chloral
injectée.
Durée
de
l'anesthé-
sle.
Durée
de
l'inQuence
chlorali-
que.
ans.
min.
gr-
Fém.
Extraction de deux cataractes.
Masc.
Ablation d'une tumeur osseuse de l'humérus.
Peu de temps.
Masc.
Extraction d'un séquestre du tibia.
Fém
Opération de cataracte.
Fém
Sarcome de l'œil.
Masc.
Résection fémorale.
Fém.
Ovariotomie.
Fém.
Extirpation d'un sein cancéreux.
Masc.
Blépbaroplastic.
Masc.
Amputation de la cuisse.
Masc.
Opération de cataracte.
Masc.
Résection du genou.
Masc.
Résection du sternum.
Ma.sc.
Amputation du pied.
Masc.
Amputation de la cuisse.
(1) Meurt d'hémorrhagie une heure et quinze minutes après que rinjection est terminée.
(2) Mort.
Table Des M.atièi^s,
rage*.
Histoire de l'aneslhésie 3
Histoire des injections intraveineuses 20
Maladies combattues par les injections intra-veineuses 41
Substances injectées dans les veines 42
Travaux de M. Oré sur les injections intrg-veineuses 42
Première anesthésie produite p^r injection intraveineuse de chloral 50 Discussion soulevée par ce fait à l'Académie de médecine deFrance
et à la Société de chirurgie de Maris 51
Condamnation de grandes découvertes par des Sociétés savantes . 68
Seconde anesthésie produite par injection intra-veineuse dechloral 75
Appareil de M Oré pour les injections intra-veineuses 76
Manuel opératoire des injections intra veineuses de chloral ... 77
Dosage du chloral 79
Ablation d'un cancer rectal, anesthésie par injection intraveineuse
dechloral. 89
Analyse microscopique de la tumeur du rectum, par M le docteur
Leboucq, chef des travaux anatomiques à l'Université de Gaud . 9i>
Nouveaux cas d'anesthésie par injection intra-veineuse de chloral . iOl
— — - __ — -.155 Neutralisation des solutions de chloral par le carbonate de soude. 303 Action physiologique de l'infusion intra-veineuse de chloral . 209 Tableau synoplique de trente quatre observations d'anesthésie obtenue par injection intraveineuse de chloral 222
im 0£ LA TA.BI.B DES MATJS&Bâ.