‹ De l'Anévrysme Artério-Veineux: De l'AisselleChapitre 20 sur 20 · ÉTUDE THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE THÉRAPEUTIQUE

Faut-il opérer les anévrysmes artérioso-veineux de l’aisselle? et si oui, quelle thérapeutique doit-on leur opposer ? William Hunter, à qui revient l'honneur d'avoir le premier, en 1757, diagnostiqué l’anévrysme artérioso-veineux se montre partisan de l’abstention absolue. Gerdy, Lefort, nous ont transmis la notion que lJanévrysme artérioso-veineux est beaucoup moins grave que l’anévrysme artériel. Je crois que ces auteurs ne se placaient qu’au seul point de vue de la marche et du danger de la rupture de l’anévrysme.

C'était le cas de notre malade. D'autre part le danger de rupture ne füût-il point imminent les symptômes dus à la compression nerveuse et à la mauvaise nutrition du membre suffiraient à commander l'indication thérapeutique.

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Nousne nousattarderons pas àla valeur des méthodes anciennes (injections coagulantes galvano-puncture). Ou bien il ne faut rien faire à un anévrysme artériosoveineux, celui-ci ne déterminant aucune douleur et peu de gêne fonctionnelle, il s’agit d’une varice anévrysmale plutôt que d’un anévrysme variqueux, ou bien il faut pratiquer l’extirpation.

La ligature de la sous-clavière doit être condamnée ; le rétablissement de la circulation arrivant toujours à se faire par les voies collatérales.

Elle est insuffisante comme cure de l'anévrysme et elle ne s'adresse nullement aux connexions de la tumeur avec les nerfs voisins.

Dans le cas de Reclus, dans notre cas, après quadruple ligature l’anévrysme continuait à battre. « Trop souvent, dit Delbet, les anévrysmes recoivent en outre du troncprincipal des collatéralesqui viennent se jetter dans le sac. »

C'est l’extirpation qui doit être la méthode de choix. Elle a été faite quatre fois : par Bergmann, par Tilline, par Reclus et par Albertin; quatre fois elle à été suivie de plein succès.

Le rétablissement de la circulation s’est toujours fait, il n'est jamais survenu de gangrène ; et consécutivement à l'extirpation de la poche, à la libération des nerfs on à vu chaque fois les douleurs disparaitre, les troubles parétiques, anesthésiques et trophiques s’amender, et le retour du sang veineux n'étant plus gêné, les œdèmes se résorber.

Avant de procéder à l’extirpalion de la tumeur on

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pourrait, suivant le conseil déja vieux de Létievant (Lyon Médical. 1876) faire pendant les jours précédents des séances plus où moins longues de compres- Sion au-dessus de la tumeur pour préparer les voies collatérales.

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