‹ De l'Anévrysme Artério-Veineux: De l'AisselleChapitre 19 sur 20 · TES · texte numérisé non relu

TES

tansky le bras est lrois fois plus volumineux que celui du côté sain. ù

Bramann dans sa thèse conclut qu'il n’y 4 pas un seul cas d'anévrysme arlérioso-veineux où l'intégrité fonctionnelle absolue ait été observée. Toutefois le malade de Legouest supporte bien son anévrysme et ce qui incommode le plus le blessé, c’est le bruit qu’il entend sans cesse, bruit de rouet qui lui est surtout insupportable quand il est au lit.

Dupuytren écrit à Husson au sujet de son malade : “« Cet anévrysme ne cause actuellement que peu d'incommodité, bornée à un peu de faiblesse et d’engourdissement, il n'existe d’ailleurs ni œdème du membre, ni dilatation bien forte des veines, ni accéléralion de la respiration, symptômes qu’on observe dans les affections de l'espèce de celle-là. »

Combalat et Pollaillon n’ont pas revu leurs malades, ils en concluent que l’affection élait bien tolérée. D'ailleurs le malade de RoketansKy s'était parfaitement accommodé de sa tumeur pendant trente-trois ans. Très variable est donc l'évolution de l’anévrysme artérioso-veineux. Nous y reviendrons tout à l'heure au sujet des indications thérapeutiques.

Le diagnostic d’un anévrysme artérioso-veineux de l’aisselle ne comporte aucune difficulté. Chez notre malade toutefois on aurait pu s'arrêter au diagnostic d’anévrysme artériel simple en l'examinant seulement dans la position horizontale du bras. La difficulté ne commence à naître que lorsqu'il faut préciser le vaisseau sur lequel l'anévrysme s'est développé. S'agit-il

d'un anévrysme ayant intéressé le tronc de l'axilliaire ou une de ses branches?

Delbet rapporte dans son mémoire (rois cas d’anévrysme des collatérales celui de Dayol (ir thèse de Gringoire, 1878) anévrysme de l'artère scapulaire intérieure, celui de Mac-Grave (anévrysme de la circonflexe postérieure) celui de Roux.

Le diagnostic s'élablira par l'examen du pouls: simple diminution de l'amplitude du pouls lorsqu'il y à compression de l'artère principale par un anévrysme développé sur une collatérale; retard vrai si l’anévrysme siège sur le tronc principal.

Page 1