‹ De l'Anévrysme Artério-Veineux: De l'AisselleChapitre 9 sur 20 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

L’anévrysme artérioso-veineux est toujours consécutif à un traumatisme ayant intéressé à la fois l'artère et la veine. Protégé en arrière par l'omoplate, en dehors par l'épaule, ces vaisseaux ne sont exposés qu'en avant.

Entoutcaslararetédel'anévrysmeartérioso-veineux par rapport à l'anévrysme artériel de cette même région à frappé tous les auteurs. Léon Lefort, dans son article du Dictionnaire Dechambre, n'en comptait que quatre cas, les deux de Larrey, celui de Dupuytren, celui de Legouest. Delbet, en 1889, en rapportait cinq nouveaux cas de Dokdaneky, Bardeleben, Kanak, Polaillon, Bergmann ou Bramann. Reclus {Semaine Médicale, 1890) en publie un nouveau cas qui fait l’objet de la thèse de Tavenard dans laquelle nous trouvons avec le fait de Reclus celui de Tillène {Saint-Pétersbourg Méd. Wochens, 1885).

Nous en apportons un onzième et nous avons Cru devoir ranger dans notre catégorie un cas de Combalat (Gazette des Hôpitaux, 1879), intitulé par lui avec raison anévrysme artérioso-veineux de laisselle et que Delbet range parmi les anévrysmes artériosoveineux de l'humérale.

L'observation de Dupuytren est simplement mentionnée par Bérard {Dict. en 50 volumes, art. axillaire). « La varice anévrysmale présentait ici cette particularité qu'elle s'était développé après un coup de feu et non par suite d’une blessure faite à l'arme blanche ».

Larrey (Cl.chirurgicale, in. ll, p.141), cite l'exemple d'un soldat de 32 ans, blessé d’un coup de pointe dans la région sous-claviculaire. La tumeur était considérable, donnait des battements nocturnes au pouls et un bruissement particulier. Cinq ans après on constatait que le pouls avait disparu des artères radiale, cubitale et axillaire du côté malade sans que la nutrition du membre en eut souffert.

La seconde observation est très brièvement rapportée dans les Memoires de Chirurgie militaire L., IV, p. 341. Un malade, à la suite d'un coup d’épée reçu à l’aisselle droite, eut une varice anévrysmale dans tout le système veineux du bras. Lorsque le membre était abandonné à son propre poids, toutes les veines s’engorgeaient, et les plus saillantes donnaient des battements isochrones aux pulsations des artères. Lorsque le bras était élevé sur la tête, les vaisseaux se désemplissaient et les pulsations disparaissaient entièrement.

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