‹ De l'anévrysme cirsoïde de la têteChapitre 26 sur 33 · GROUPE V · texte numérisé non relu

GROUPE V

Ligature de la carotide externe.

4. — (Bushe de Chatham. The Lancet, 1827-1898, t. IT, p. 413). — (Voir

2, — (Populus et Rétif, de Sens; in Dupuytren, CliniauenmchirenIEPES D 43). — Voir IV, 9).

3. — (Sédillot. Médecine opératoire, Re édit., t. I, p. 268). Tumeur variqueuse énorme de la tête de la face et du palais. Ligature de la thyroïdienne supérieure ; ligature et section des veines faciale et linguale ; ligature de la carotide externe au-dessus de la thyroïdienne supérieure.

— (Maisonneuve. Bull. de la Soc. de chir., 1818, 1849, 1850, t. I, p. 400). (Voir III, 28).

9. — Heine. Prager Vierteljahrschrift, Bd. CIII-CIV, S. 23, 1869). — (Voir VII, 37). ,

6.— Hirtler. Deutsche Klinik, 1869, n° 39). H..., 21 ans. Région pariétale droite et jusqu’au maxillaire inférieur en passant devant l'oreille, Angiôme artériel rameux. Electrolyse. Au bout de 12 séances, on obtint une diminution de volume de la partie supérieure de la tumeur et la formation de nombreux coagulums au sein de l’angiôme ; mais Panévrysme se rompit. Ligat. de carot. primit. droite. 8 jours après, apparition nouvelle des pulsations dans la tumeur. Ligat. de la carot. ext. gauche. Guérison (?)

7. — (Mastermann. — Med. Times and Gaz. 1874, t. I) —F., 16 ans. Oreille droite. La jeune fille était bien développée, non réglée. L’oreille rouge, chaude et presque triplée de volume. Sur la moitié supérieure de la conque et de l’hélix, vaisseaux dilatés, pulsatils. Au niveau du bord interne de l’hélix, une excroissance du volume d’une noix età côté deux plus petites. Une deces dernières en se rompant a été la source d’hémorrhagies assez abondantes. La compression de la carotide externe et de la temporale dilatée elle-même, arrête les pulsations. — Ligature de l'art. temp. On trouve à côté, deux branches trèsfortes qui proviennent directement de la carotide externe. Ligat. de la car. ext. au niveau de l’angle de la mâchoire : Les battements s'arrêtent. La principale masse de la tumeur au niveau de loreille est liée, les autres excroissances sont excisées, cautérisées. Les plaies guérissent bien. Douze mois après, on perçoit encore une légère pulsation et l'oreille droite est un peu plus longue que la gauche. Pas de rougeur, pas de dilatation variqueuse. Amélioration.

8. — (Busch W, in Madelung : Archiv. f. klin. Chirurgie XVII vol. P. 6%, 1874). — F., 29 ans. Régions occipitale et temporale du côté droit. A l’âge de 5 ans, on avait constaté plusieurs petites tumeurs siégeant derrière loreille droite. A 8 ans, hémorrhagie provoquée par le peigne. À 16 ans, la tumeur située derrière l’oreille est bleuâtre, de l'étendue d’un double thaler, non pulsatile à ce niveau, mais on constate des battements à la tempe droite. Quelques temps après, céphalalgie et hémorrhagies. La tumeur post-auriculaire devient ensuite pulsatile. Actuellement, tumeur du volume de la moitié d’une pomme, ressemblant à un épithélioma ; la surface en est mamelonnée, fendillée. Peau rouge bleuâtre; œdématiée. Souffle continu avec renforcement. Les artères occipitales, à droite et à gauche, l’auric. post. droite mais surtout la

temp. droite sont dilatées, pulsatiles. La compression des carotides diminue les battements. Le cœur semble augmenté de volume; bruits normaux mais très forts, palpitations. Bruissement dans l'oreille droite, insommie, céphalalgie. Hémorrhagie arrêtée par la compression des deux carotides et tampon imbibé de perchlorure de fer. W. Busch, lie Za car. ext. droite immédiatement au-dessus de Porigine de la thyroïdienne supérieure. La carot. ext. gauche est liée aussitôt après. GComparativement à la gauche, la car. droite était ectasiée (1/5 en plus) ; sa ligature fut suivie aussitôt de l’affaissement de la tumeur. Susurrus disparu dans l'oreille droite. On recouvre la tumeur de ouate imbibée de perchlorure. 20 jours plus tard, petites pulsations dans la tumeur ; quelques gouttes de sang tachent le pansement au moment de la menstruation. Dans la suite, on sec{ionna après ligatures préalables les bosselures qui formaient la tumeur. Il y eut de légères hémorrhagies qu’on arrêta par la compression et le perchl. de fer. Un an après, il n’y avait plus de vaisseaux dilatés, mais au niveau de la tumeur, on avait la sensation de lacs remplis deliquide, légèrement pulsatiles. Onemploya la galvanopuncture qui fit cesser de petites hémorrhagies survenant de temps en temps. Deux ans plus tard, la malade accuse encore de la céphalalgie, battements, insommie. Palpitations tellement violentes

que tout son corps en tremble. Amélioration. — Anatomie pathologique. — À la coupe d’une des bosselures enlevées, on voit un tissu analogue à du lard, criblé de trous représentant les lumières des vaisseaux. Une injection poussée dans une de ces ouvertures, ne remplit qu’une partie de la tumeur qui ne se distend totalement qu'après des injections faites dans cinq vaisseaux différents. Dans le pédicule de la tumeur, on ne trouve que peu de lumières vasculaires, mais elles sont très volumineuses. Dans la partiecentrale de la tumeur, des cavernes remplies du liquide dinjection communiquent ensemble par de nombreux canaux qui présentent un revêtement épithélial semblable à celui des capillaires. Vers la périphèrie, ces grosses cavités diminuent de nombre, mais les vaisseaux capillaires se multiplient. A certaines places, on remarque un développement épithélial très-net, à d’autres endroits du pus.

CGROUPERVX:

Ligature des artères afférentes.

1. — (Populus et Rétif de Sens. — Dupuytren, Clinique chirurg., t. Ib p. 43). Voir (IV, 9).

2. — (Babington, Wardrop. — Med. chir. Review, 1888, t. VIII p. 497). Voir (II, 25).

3. — (Syme. — Edimb. Med. and Surg. Journ., 1829, vol. XXXI, p. 66).

F., 50 ans. Apophyse mastoïde droite. Artères auricul. post, et tempor. superficielle très dilatées. Ligat. de l’auricul. postérieure; amélioration puis recrudescence. Insuccès. La tumeur est enlevée 3 mois après.

4, — (A Cooper, Brodie. — Med chir. Tansact, 1829, t. XV. p. 177). Voir (VIL, ?).

5. — (Pelletan. — Ctin. chirurg., t. U, p. 59. Breschet, Mém. de l’Acad. de Méd., 1833, t. IL, p. 154). — F.,18 ans. Moitié supérieure de l'oreille. N. congénital qui devint pulsatile et donna lieu à des hémorrhagies. Sur loreille, la tumeur est rougeàtre, pulsatile ; elle envoie un prolongement jusque derrière la tête, mais là, les téguments sont intacts. A la périphérie de la tumeur, on voit des artères dilatées. La compression de la car. ext., diminue les battements. Compression de carotide externe, n’est pas supportée. Pelletan lia la temporale on plutôt essaya de la lier, car il fit passer son aiguille au travers de l’artère. Ligat. de l’occipitale. Hémorrhagies, suppuration, pyohémie, mort. — Aulopsie faite par Dupuytren. — Téguments sains, tissu cellulaire épaissi, blanc, dense, infiltré de pus. La tumeur de Poreille est formée par lentrelacement d’un grand nombre d’artères etde veines dilatées. L’art. temp. dilatée, amincie, contient une matière puriforme. Artères auriculaires ant. et post. normales. Art. occipit. malade, amincie, remplie de concrétions fibrineuses adhérentes aux parois artérielles. Les autres artères de la tête sont saines. Les vaisseaux artériels de toutes les parties du corps avaient des parois trèsminces sans être dilatées ets’affaissaient sur eux-mêmes; l’amincissement était surtout prononcé dans artérioles. Les membranes interneet externe étaient saines, le feuillet moyen était seul aminci et même semblaitmanquer dans les petites artères. Les veines non altérées contenaient des caillots puriformes. Abcès nombreux dans le foie.

6. — (Pinel-Grandchamp. — Gaz. des hôp., 1851, p. 128). — Voir (IL, 8).

7. — Busch. — Chirurg. Beobachtungen, Berlin, 1854). — H., 42 ans. Région occipitale. Tumeur pulsatile, rougeätre, observée depuis 6 mois chez uñ enfant de 12 ans. Probablement consécutive à un nœvus congénital caché par les cheveux. À 12 ans, tumeur bosselée, grosse comme un œuf de pigeon. Hémorrh. fréquentes, pulsations, souffle. Dilat. desart.tempor., front. ,occipit., auricul. Le cœur hypertrophié, bat violemment. Ligature des deux temporales et occipitales. Compression. Tumeur durcit, pulsations diminuent. Le 5° jour, hémorrh. par la temp. gauche. Formation d’abcès métastatiques. Mort. A l’autopsie on trouve les art. du cuir chevelu dilatées et à paroiïs très minces.

8. — (Mason Warren. -- Gaz. méd., 1847, p. 162). Voir (VII, 8).

9. — (Jobert de L.). — Decès, Thèse de Paris, 1857, p. 19). — H., 10 ans. Régions temporale et frontale droites. Ligature des temporales, frontales et sus-orbitaires par suture entortillée. Guérison.

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