GROUPE VII
Moyens agissant sur la tumeur pour la modifier ou la détruire.
(Séton. Cautérisation. Ligature en masse. Galvanocaustique. Excision).
4. — (Southam. Med. chirurg. Transact., vol. XLVIITI, p. 65). F. 28 ans. Région temporale droite. Développement à la puberté. À 20 ans, la tumeur formée de vaisseaux dilatés occupe la moitié supérieure du pariétal droit et s’étend à la tempe et à la région occipitale. Hémorrhagies. Les artères temporale, occipitale et leurs ramifications ont le volume du doigt. Ligature de la car. primitive. La tumeur s’affaisse un peu. Les pulsations d’abord disparues reparaissent le sixième jour. On passe alors huit séfons dans la tumeur; suppuration, gangrène partielle. Guérison.
2. — (Graefe. Journal von Graefe und Waliher, 1832, t. XVIIT, p. 20). H. 40 ans. Région temporale droite. T. probablement congénitale, en tout cas datant de la première enfance. À 6 ans, elle était pulsatile. Tumeur bosselée, fortement pulsatile, de 4 pouces de diamètre, alimentée par un grand nombre
d’artères dilatées. G. transperça avec un scalpel la tumeur, d’arrière en avant. Violente hémorrhagie arrêtée par l’introduction d’amadou entre les lèvres de la plaie et la compression directe sur la tumeur. Suppuration. Cicatrisation 14 jours après l’opération. Guérison.
3. — (Sédillot-Artung. Bullet. soc. chir., 1854-55, t. V, p. 109). K. Front. Tumeur de la grosseur d’une noisette, alimentée par 7 ou 8 artères volumineuses, pulsatiles. Céphalalgie. Incision cruciale de la tumeur et hémostasie au moyen de boulettes de charpie trempées dans perchl. de fer. Il se forma une croûte noirâtre qui tomba au bout de 4 à 5 semaines. Artères redeviennent normales. Guérison.
L. bd Gaz. méd. de Paris, 1833, p. 321). — H. 10 ans. Région temporopariétale droite. Probablement nœvus congénital. Anévrysme par anastomose de 4 pouces de diamètre, faisant une saillie d’un pouce, dépressible, animé de battements. Incision linéaire de la tumeur d'avant en arrière. Hémorrh. Application d’une compresse entre les lèvres de la plaie et compression à l’aide d’une éponge et d’un bandage. Le septième jour la compresse se détache, suppuration. Guérison. :
5. — (Michaux. Bull. de l’'Acad. de méd. de Belgique, 1870, nos 6 et 7). — H. 8 ans. Région occipitale gauche. A la tumeur aboutissent des branches des art. occipit. et temp. notablement dilatées. Avec laiguille de Guersant portée au rouge blanc, on fait des scarifications sur la tumeur qu’on panse ensuite avec charpie imbibée de perchl. de fer. Il y eut une forte hémorrh. Plus tard il se forma un abcès sous la cicatrice. L’incision de cet abcès ramena des hém. qui nécessitérent la ligat. des vaisseaux afférents à la tumeur et le tamponnement de l’angiôme avec de la charpie imbibée de perchlorure. Il s’établit une suppuration abondante avec exfoliation de la lamelle externe du toit crânien sur une surface égale à celle de la tumeur. Guérison au bout de 6 mois.
6. — (Gensoul et Bonnet. Gaz. hebd. de méd., 1858, p. 832). — F. 19 ans. T. sur le sommet de la tête. Cause non mentionnée. Occupe une surface arrondie de 15 cent. de diamètre, épaisse de? cent. 7 artères du volume de l’humérale y aboutissent. Pulsations. Souffle. Traitée d’abord à Genève par la compression sur les artères afférentes. Ce trait. dura plus d’une année sans succès. Vient alors à Lyon trouver Bonnet. Cautérisation par la pâte au chlorure de zinc, d’abord des 7 vaisseaux afférents, puis de la tumeur. Os du crâne dénudés dans une étendue large comme la paume de la main. Cicatrisation en un mois. Guérison.
7. — (Brodie. The Lancet, 1828-29, t. I, p. 569. — Med. chir. Transact.. 1829, t. XV, p. 177). — F. 2% ans. Front. Coup reçu à 5 ans; bientôt après apparut à l'endroit frappé une petite tumeur pulsatile du volume d’un pois. A la puberté développement. On essaya en vain la compression. Développement
progressif de 4 artères dilatées se rendant à la tumeur. Céphalalgie considérable. À 2 ans, Cooper tie les 4 artères dilatées, faible diminution de la tumeur. L’année suivante elle se développe de nouveau. Insuccès. Deux ans après, ligature en masse sous deux épingles en croix, mortification, cautérisation à l'acide nitrique. Prescott Hevett dit qu’il y eut plus tard récidive. Guérison ?
8. — (Mason Warren. Gaz. méd., 1847, p. 162). — H. 83 ans. Front, un peu à droite de la ligne médiane. Début à 17 ans par une petite tache rouge. Développement continu. Tumeur pulsatile de 8 pouces de diamètre et formant une saillie de près de trois quarts de pouce. Rouge dans l’état ordinaire, violacée sous influence de effort. Dépressible. À droite et à gauche on voit les artères temporales et faciales dilatées, tortueuses, pulsatiles. La compression de ces artères produit l’affaissement de la tumeur et arrête les battements. Battements violents dans la carotide et vibration pénible de tout le système artériel céphalique. Maux de tête. Acupressure des branches des temporales se rendant à la tumeur. Celle-ci s’affaisse, battements diminuent. 22 jours après, rupture de la tumeur, hém. arrêtée par ligature en masse sous deux épingles en croix au niveau des points qui fournissent sang. Tumeur pâlit, pulsations à peine perceptibles. 45 jours après, pour parfaire guérison, on recourt à la cautérisation par la potasse. Les eschares se détachèrent sans hémorrhavies inquiétantes. Guérison.
9. — (Warren. On Tumours, t. IX, p. 409). — H. Région occipitale droite. Anévrysme par anastomose, suite d’un coup de pierre recu trois mois auparavant. Tumeur pulsatile de la grosseur d’une noix muscade. Dissection. Trois artères liées. Récidive sur un point. Deux applications de potasse caustique à trois jours d'intervalle. Pansements avec sulfate de cuivre en poudre. Guérison.
10. — (Prescott Hevett. Lancet, 1857, t. II, p. 496. Gaz. hebd., 1858, p. 101). — (Voir III, 29).
11. — (A. Verneuil. Bullet. Soc. chirurg., 1875, p. 26). F..., 38 ans. Région sincipitale, origine non signalée. Tumeur du volume de la moitié d’une pomme, alimentée par les art. temp. et occipit. dilatées et par 5 artères des parois osseuses. Développement considérable des veines pariétale gauche et préparate. Lien circulaire en caoutchouc étreignant le crâne et ligat. en masse préalable. Section du cuir chevelu par petites portions de 15 à 20 millimètres, à l’aide du couteau galvanique. Hém. en jet arrêtée par 14 pinces hémostati- ‘ques qu’on laisse en place. Guérison.
12. — (Verneuil-Richelot. Bullet. Soc. chir., 1881, p. 634). H..., 27 ans.
Région fronto-pariétale. T. apparue peu de temps après coup de pierre reçu à
12 ans. Stationnaire jusqu’à 24 ans. De 24 à 27 ans, augmentation de volume.
Compression pendant 6 mois, sans résultat, à l'hôpital de Besançon. Depuis quelque temps, petit ulcère et hémorrhagies. Tumeur grosse comme un œuf, rouge, violacée. Peau amincie. Ulcér. de 1 cent. qui verse sang et pus. La masse entière est molle, fluctuante, pulsatile. Thrill. Souffle isochrone au pouls radial. Toutes les veines du front sont dilatées, notamment la préparate droite du volume du petit doigt, violacée, pulsatile, et une autre veine qui, partant de la partie post. de la tumeur, va se perdre en arrière du pavillon de l’oreille gauche. Art. temporales, occipitales, faciales, dilatées, pulsatiles. Par la compression de ces artères, les pulsations cessent. Pas de troubles fonctionnels. Bruissement dans les oreilles, mais seulement quand le malade se couche sur le côté, de manière à comprimer l’une des temporales. — Bande d'Esmarch appliquée autour de la tête, les battements cessent, les veines se gonflent. Ponction de la préparate avec l'aspirateur Dieulafoy. D’après le temps que la tumeur mettra à se remplir de nouveau, on jugera de limportance de ses communications avec les parties profondes. On retire 135 grammes de sang, la tumeurnes’affaisse pas, elle se rompt même au niveau de l’ulcération. Hémorrh. arrêtée par pinces hémost. Force est de reconnaitre que les artères des os du crâne fournissent du sang en abondance à la tumeur, et qu’on ne peut se contenter de l’isolement simple de l’angiôme par un sillon périphérique tracé au galvanocautère. Ablation par petits coups à l’aide du couteau galvanique. L’hémostase sur les lèvres sup. et inf. de la plaie se fait par pinces hémostatitjues et ligatures. On détache ensuite la base de la tumeur. 3 ou 4 jets sanguins. Le fer rouge est employé en vain et l’hém. n’est arrêtée que par rondelles d’amadou et compression. Un mois et demi après, guérison sans exfoliation osseuse.
15. — (Richelot-Verneuil. Bullet. Soc. chir., t. VII, 1881, p. 634). F.….., 27 ans. Partie post. du cou. Nœvus congénital. T. longtemps stationnaire, a grossi depuis 6 ans, et depuis 5 ans est devenue pulsatile. Il y a 4 ans, 8 injections de perchl. de fer par Verneuil; quitte hôp. avant guérison. Depuis 3 mois, douleurs et augmentation de volume. Bourdonnement continuel dans les oreilles. Céphalalgies fréquentes depuis 4 ans. Actuellement la t. mesure 44 cent. verticalement. 41 transversalement. Elle est rouge, bosselée, pulsatile. Bruit de souffle continu avec renforcement. A la périphérie, quelques troncs vasculaires légèrement dilatés. En l’espace d’un mois et demi, Richelot pratique 5 injections de perchlorure de fer (3 gouttes chaque fois; la première à 159, les autres à 100). La première injection n’a produit aucun effet salutaire ; elle a été la cause d’une irritat. assez vive, accompagnée de fièvre, céphalalgie, sueurs et la tumeur s’est ulcérée et donne suintement sanguin. Les autres injections n’amèênent pas coagulat. où du moins produisent un caillot qui dis-
paraît bientôt; dix minutes après la 5° injection, syncope, inspirations faibles, irrégulières, pouls lent et insensible. Diagnostic : embolie pulmonaire. Quelques jours après, hémorrhagie suivie de syncope. Arrût par amadou et perchl. fer. Verneuil extirpe alors la tumeur. D’abord incision circulaire à l’aide du thermocautère, puis ablation avec l’écraseur. Perte de sang équivaut à celle dune amputation de jambe. Guérison 1 mois et demi après.
Anatomie pathologique. — Les coupes de la peayl présentent à un faible grossissement, un certain nombre de lacunes irrégulières, dans lesquelles on voit des amas de globules sanguins accumulés sur leurs bords et qui sont manifestement des sections de vaisseaux et surtout de veinules. Les vaisseaux cutanés, qui se présentent avec des dimensions plus petites et un contour régulièrement circulaire, ne semblent pas beaucoup plus nombreux que sur un fragment de peau normale. A l’aide d’un grossissement plus fort, on trouve çà et là des cellules embryonnaires en quantité variable, occupant les intervalles des éléments de tissu conjonctif; en outre, on voit dans quelques endroits des globules sanguins formant de petits amas irréguliers en dehors des vaisseaux, ou bien disséminés dans l’épaisseur du derme. Sur d’autres fragments pris au niveau de l’ulcération et vers la partie centrale de la base de la tumeur, on observe comme sur les coupes de la peau, mais en plus grand nombre et plus développées, des sections vasculaires, les unes régulièrement arrondies, les autres plus grandes, de formes très variables et ayant l’aspect de lacunes limitées par une paroi continue. De ces vaisseaux, les plus nombreux sont des veines ou des veinules, qui offrent une lumière plus ou moins irrégulière, et dont la paroi épaissie se confond insensiblement avec le tissu ambiant; les autres sont des artères que l’on reconnaît à leur paroi musculaire bien distincte et même hypertrophiée sur quelques-unes. En aucun point, on ne constate l’existence de lacunes sanguines.
44, — (Maas. — Berlin. klin. Wochenschrift. 1880, p. 667). — H., 23 ans. N. congénital de partie interne du sourcil gauche. En 1874, coup de rapière sur le nœvus et la rég. front. gauche. Suture de la plaie, suppuration. Cicatrice £troite, adhérente. Bientôt après la guérison, formation d’une petite tum. à la place du nœvus. En 1876, la tum.semi-sphérique présente à sa base un diamètre de 4 cent. ; elle proémine de 3 cent. Peau bleuâtre, en partie adhérente à la tumeur qui présente caractères de l’ang. rameux.-- On étreint la tum. à sa base avec Vanse galvanocaustique, sous deux épingles en croix. Section du pédicule à sec. Après la chute de l’eschare, l’os dénudé dans une petite étendue se nécrosa et le sinus frontal fut ouvert. Cette perte de substance se combla et 5 mois après l’opération, il restait une cicatrice de l’étendue d’un mark. Gué-
rison.
45. — (Foubert. — Petit (J. L.). Traité des mal. chir., 1783, t.I; p. 200). — H., 40 ans. Cou, acromion, elavicule, une partie du sternum, s’étendait même vers l’aisselle. « T. noueuse, on y sentait une puls. sourde en quelques endroits ; en d’autres, on sentait un fourmillement et en approchant oreille, on y entendait ce bruit que l’on entend, lorsqu'on l’approche des tuyaux des fontaines, tel qu’on l’entend aussi dans les anévrysmes. » — Ligature en masse. — Peu à peu, la tumeur tomba en pourriture. Guérison.
16. — (M. À. Petit. Observations cliniques, p.369). — F., 24 ans. Sur le menton. N. congénital. Dévelop. à la puberté. T. du volume d’une poire de moyenne grosseur, pulsatile. Hém. fréquentes. Ligat. en masse. Chute le 11e jour, sans hém. Guérison.
417. — (Cutler. — The Lancet, 1857, t. Il, p. 497). — Tumeur sur les branches de la temporale. Ligat. en masse. Guérison.
48. — (Machlachlan. — Edimb. Med. and Surg. Journ., t. LI). — F., 10 mois. Régions temp. et auricul. droites. 14 jours après la naissance, les parents remarquèrent une petite tache rouge au niveau de la tempe droite. Dévelop. rapide. La tumeur présente des bosselures, elle est rouge, pulsatile, formée principalement par les ramification des art. temp. superficielleet auric. postérieure dilatées. — Light. en masse sur 8 aiguilles placées sous la tumeur. Guérison.
19. — (Bryant. — Med. Times and. Gaz., 1875. t. 1). — F., 12 ans. Il y a 4 ans, coup sur le nez, plaie bientôt guérie ; consécutivement tuméfaction qui s’accrut lentement. Au niveau de la bosse frontale droite, tum. molle, pulsatile, de létendue d’un florin, située dans l’épaisseur de la peau et dans le tissu cellulaire sous-cutanée, réductible par la pression. — Ligat. sous-cutanée de la tumeur en ? portions. Les fils tombent le 40e jour. La tum. perd son caract. pulsatile et disparaît complètement. Guérison.
20. — (Hill. The Lancet, 1870, t. IT, p. 430). — F. 25 ans. Région temporale droite. Chute sur la tempe il y a 3 ans. Bosse sanguine qui resta douloureuse et laissa une petite tuméfaction déterminant des douleurs pulsatives et qui devint elle-même le siège de battements. A la rég. temp. droite, tumeur pulsatile mal délimitée de 2 pouces et demi de diamètre et formée de vaisseaux sinueux déterminant des reliefs sous la peau très amincie. Fortes pulsations. Artères auricul. post. et temp. avec leurs branches, ont trois fois leur volume normal. La compr. de carot. diminue la puls. La compr. simultanée de la car., de la temp. et de l’auricul. post. arrête totalement les battements. Douleurs névralgiques intenses. Ligat. de temp. et auricul. Les battements reparaissent néanmoins. Acupressure de l’occipit., arrêt des puls., affaissement de la tumeur. De nouveau les battements reviennent. Acupressure de toutes les branches afférentes des art. temp., auricul., occipit. et de leurs anastomoses du côté opposé. Tumeur devient plus petite, néanmoins pulsations persis-
tent. 13 jours après, on traverse la tum. à sa base avec deux aiguilles sur lesquelles on jette un fil. Au moment de la chute de la tum., légère hémorrh. Compr. Guérison constatée 7 mois après.
24. — (Baum. Prager Viertelj., Bd. CIIT, S. 15, 1869). — F: 35 ans. Région temp. gauche. N.congénital. La tum.s’était développée lentement : elleétait devenue pulsatile lors de la première grossesse. Artères temp., sus-orbitaire, auricul. post., dilatées et sinueuses. Ligat. de 4 artères afférentes. Ligat. en masse sur des aiguilles traversant la tumeur. Suppuration, gangrène partielle. Guérison.
22. — (Chélius. Prager Viertelj., Bd. CII, S. 18, 1869). — IH. 45. ans. Région frontale. Orig. inconnue. Tumeur avec puls. considérables et dilatat. des artères afférentes. Deux fois, ligat. d'art. afférentes. Insuccès.7 séances d'électropuncture. Pendant les séances, on observe plusieurs fois l’arrêt des pulsat. et en plusieurs points la tum. durcit. Enfin passage de 4 aiguilles à la base de la tumeur ; ligature après résection d’une partie de la tumeur. Forte hémorrhagie. Mort.
23. — (Bryant. Med. Times and Gaz., 1873, t. L p. 521). — H. 415 ans. Région du maxillaire sup. droit. Coup reçu à l’âge de six ans. Tumeur molle, pulsatile. Vaisseaux très dilatés. Il y a 2 ans, Zigat. des artères faciale, temporale et sus-orbitaire. Insuccès. Inject. de tannin. Rétraction et diminut. de la tumeur pour un mois. Ligat. en masse de la tum.au moyende 2 fils traversant sa base et en étreignant chacun la moitié. Chute des fils le 7e jour. Guérison.
24. — (Canton. — Gaz. des h0p., 1865, p. 538). — F., 16 ans. Côté gauche de la tête. Portait depuis sa naissance une petite bosse à la région temporale, qui devint pulsatile à deux ans. Tumeur du volume d’un œuf d’oie, pulsatile, semblant constituée par un amas de vaisseaux d’assez gros calibre. Art. afférentes dilatées et pulsatiles, notamment auricul. post. et temp. superficielle, Six hémorrhagies depuis six semaines. Ligat. préalable des art. auricul. postérieure et temp. superficielle. Battements continuent. Des aiguilles enfilées dun fil de chanvre double sont passées à travers la tumeur, en Cinq points, et chaque portion est liée. Cessation des battements. Ouate et bandage. Au bout de trois semaines les ligatures tombent. Il ne reste plus qu’un mince pédicule qu’on étreint avec un fil. Guérison.
25. — (Peixoto. — Amer. Journ. of Med. Sc., 1857, t. XX XIII, p. 255). Voir (III, 15).
26. — (Syme. — Edimb. Med. and Surg. Journ., 1829, t. XII, p. 66). — F., 50 ans. Tumeur apparaît après un accouchement. Apophyse mastoïde droite. Dissection et extirpation. Guérison.
27. — (Decès. — Thèse de Paris, 1857, p. 39.) — H., 20 ans. De la racine
du nez au sinciput. Coup reçu à l’âge de six ans. La tumeur s’accroissait lors de travaux violents et quand il usait d'une alimentation substantielle. La tumeur présente 0,18 centim. de haut sur 0,07 de large, saigne facilement et spontanément ; dilatation des artères voisines. ÆZxcision. Ligature de 18 artères. Après la guérison, la cicatrice avait 0,10 cent. de longueur sur 0,04 de large. Guérison.
28. — (Wagner. — Prager Viertelj., Bd., CIIT, $S. 16.) — H. Région frontale gauche. Nœvus congénital. Dans les premières années, accroissement faible de la tumeur. À trois ans, hémorrh. consid. consécutive à une application de sangsues pour une angine. À 14 ans, la tumeur était pulsatile et avait le volume d’une noix. Artère tempor. gauche très dilatée, alimente la tumeur, Tiraillements douloureux dans la moitié gauche du front. À l’âge de 14 an£&s eætirpation au bistouri (2 incisions semi-circul.). Cinq artères liées. Guérison apparente. Un an après, récidive. Cinq ans après la première opération, extirpation. Dix artères liées. Guérison définitive, contrôlée 9 ans après. L’artère frontale gauche reste un peu dilatée.
29. — (Wutzer. Deutsche Klinik, 1850, p. 173). F.., 14 ans. Région frontale droite, suite d’une plaie contuse par coup de pierre recu à l’âge de 6 ans, et qui laissa une cicatrice violacée. À 14 ans, développement rapide de la tumeur. À 16 ans, compression pendant 14 jours. À ce moment, la tumeur a une étendue d’un pouce, présente à sa surface des bosselures, est élastique, nettement pulsatile, et est Le siège d’un frémissement. La branche antérieure de l’artère temporale, les art. frontale et sus-orbitaire sont très dilatées. La malade n’est pas encore réglée. Vertiges quand elle se baisse. — Excision de la tumeur. 13 artères liées. Compression de la sus-orbitaire qui continue à battre. Guérison ? mois après l'opération. 4 ans après, cicatrice solide; mais depuis sa guérison, toute excitation (vin ou danse) détermine des extravagances insensées.
30. — (Graefe Journ. f. Chirurgie. Bd. XIV, $S. 639). 25 ans. Région occipitale. Développement spontané et continu, accompagné de maux de tête. Tumeur pulsatile du volume d’une pomme, entourèe d’artères afférentes dilatées, pulsatiles. Zxtirpation de la partie anévrysmatique de la tumeur. Vingt artères liées. Péricrâne largement dénudé. Guérison.
31. — (Guéniot. Gaz. des hôpitaux, 1868, p. 135). H.., 49 ans. Région temporo-pariétale droite. La compression des vaisseaux afférents dilatés, pulsatiles, n’arrête pas les battements. Hémorrhagies. Extirpation. Violente hémorrhagie. Vingt artères liées. Guéniot évalue à 4200 gr. l’hémorrh. Guérison.
32. — (Wernher. Bert. kiinische Wochenschr, 1876, p. 165). F.., 23 ans. Région frontale gauche. Nœvus congénital. Reste stationnaire jusqu’à 49 ans,
puis s’accroit. Tumeur du volume d’une petite pomme. Peau amincie, rouge. Des vaisseaux nombreux fortement pulsatiles sillonnent toute la portion libre du front. Dans la région temporale droite, vaisseaux en réseaux. pulsatiles, dilatés, de même à gauche. La compression des carotides ne modifie que peu l'état de la tumeur. Extirpation. La tumeur saisie à l’aide d’une pince est attirée en avant, deux épingles à insecte la traversent à sa base. La section est faite entre la pince et les épingles. Hémorrh. abondante, arrêtée par la ligature de la tumeur et la compression. Guérison sans hémorrhagie consécutive. Les vaisseaux pulsatils dilatés revinrent à leur état normal. Guérison.
Anat. pathol. — Dans le lambeau excisé, on trouve une artère à parois minces, accolée à un sac qui présente de nombreux diverticulums sinueux allant jusque sous l’épiderme. Les parois de ce sac sont minces, lisses, avec des saillies membraneuses qui séparent les diverticulums. En certains endroits, on y trouve d’assez nombreuses fibres contractiles qui courent dans des directions diverses, De certains diverticulums partent des vaisseaux qui sont de nature veineuse. Nous croyons que dans ce cas, la tumeur tient la place des capillaires et appartient réellement au système artériel, mais des veines y aboutissent directement aussi, de sorte que pour cette raison on pourrait rapprocher c2 cas d’un anévrysme variqueux.
33. — (Smith-Eve. The Lancet, 1880, t. I, p. 646). F., 21 ans. Nœvus congénital de l'oreille externe et de la région post-auriculaire. Tumeur molle, pulsatile, présentant du souffle, formée de vaisseaux sinueux, dilatés. Peau de couleur rouge sombre. Par compression de carotide, la tumeur s’affaisse. Hémorrh. de temps en temps. — Extirpation par Smith. Guérison.
34. — (Mussey. Amer. Journ. of Med. Sciences, 18%, t. V, p. 316). H., 20 ans. — Sommet de la tête. Nœvus congénital. Tumeur de couleur pourpre. pulsatile. Diam. de 5 pouces. Au point le plus saillant il se produisit il y a ? ans une petite ulcération qui saigna souvent. Depuis 3 ans surtout, aceroîss-ment notable de la tumeur, formée par une vingtaine d’artères à parois minces, sinueuses, du volume d’une plume d’oie. — A l’âge de 20 ans, Tigat. de la carot. primit. gauche. Affaissement léger de la tumeur. 12 jours après, ligat. de la carot. droite; diminution d18, puis réaugmentation. Insuccès. Un mois 12 après la ligat. de la carot. prim. droite, la tumeur augmentant de nouveau, Mussey recourut à l’exfirpalion, par 2 incisions courbes, ne sectionnant que par petites portions d'A pouce à la fois, et liant au fur et à mesure. Il fit ainsi plus de quarante ligat., néanmoins le patient perdit beaucoup de sang et tomba en syncope. Dénudation du péricrâne sur une surface de 25 pouces carrés. Cicatrisation par bourgeonnement
en 8 semaines. Guérison.
85. — (Kuhl. London Med. Gax., 1835, t. XVI, p. 816). H., 53 ans. — Occiput. Suite de traumatisme datant de 25 ans. À l’occiput, tumeur pulsatile. Ouverture par un médecin. Hémorrhagies. ZLigat. de la carot. gauche le 24 mai 1834. Convulsions, perte de connaissance. Ligat. de la carot. droite le 4 août 1834. Quelques légères convulsions. Insuccès partiel. Exlirpation après ligat. des deux carot. Guérison.
36. — (Warren. Gaz. méd., 1847, p. 161). — H. 88 ans. Tumeur de la bouche. de la face et du cou. Nœvus congénital. Lèvre inférieure tuméfiée et renversée en dehors. Partie inférieure de la langue envahie, présentant ulcérations. Au-dessus de chaque clavicule, on sent artères ayant presque le volume de la carot. (vraisemblablement les sus-scapulaires). Ligat. de carot. gauche le 5 oct. 4845. Tumeur diminue. Ligat. de la carotide droite le 7 nov. 1845. Amélioration s’accentue. Extirpation après ligat. des 2 carotides. Guérison La portion enlevée présentait un tissu spongieux comparable au corps d’une sangsue, et donnait sous le couteau la sensation d’un morceau de poumon malade. ‘
37. — (Heïine. Prager Vierteljahrschr., Bd. CIIT et CIV, S. 23, 1869). — H. ?1 ans. Régions auriculaire et temporale gauches. Nœvus congénital. Développement rapide à partir de la puberté. Peau amincie, bleuâtre au niveau des tumeurs, plus chaude que du côté opposé. Tumeurs molles, élastiques, réductibles momentanément par pression. Au toucher sensation de vers grouillants. A l’auscultation, souffle isochrone aux battements du cœur, perçu aussi par le malade. A la périphérie de la tumeur, artères afférentes dilatées, sinuéuses, notamment la temporale gauche et l’auriculaire postér. Par la compression de ces ? art. la tumeur diminuait sensiblement de volume Choc du cœur violent. Céphalalgie, vertiges, bourdonnements d'oreille, battements de cœur. Ligat. de tempor. superfic., auricul. postér. Tumeur s’affaisse à peine. Ligat. de carot. externe et thyroïdienne supér., les pulsations cessent aussitôt dans la tumeur. Extirpation immédiatement après ; hémorrh. violente en jet. 13 ligat., neuf aiguilles pour compressure. Le De jour, hémorrh. par la plaie de ligat. de la carot. externe. Ligat. de la carotide primit. Céphalalgie, sécrétion salivaire exagérée. Chute du fil le 41e jour après la ligat. Guérison 2? mois après. Choc cardiaque moins fort qu'avant l'opération (suite des hémorrh.), car À an 4/2 après, mème force. Guérison. Examen microscopique. Les lésions principales siégeaient sur la tunique moyenne. Les fibres musculaires offraientunealtération graisseuse trés-prononcée, elles paraissaient en outre résorbées sur un certain nombre de points. La tunique moyenne des artères de dimensions diverses, qui présente d'ordinaire plusieurs couches de fibres contractiles, n’en offrait plus qu’une ou deux, et encore les fibres-cellules étaient-elles très-éloignées les unes des autres.
La tunique interne était restée intacte, et ne présentait ni altération graisseuse ni lésion athéromateuse. La tunique adventice était tantôt amincie, tantôt épaissie d’une facon manifeste, toutefois l’amincissement existait plus généralement. Il est difficile de dire si dans les points où cette tunique paraissait épaissie, elle n’était pas confondue avec le tissu conjonctif ambiant.
38. — (Bushe de Chatham. The Lancet., 1827-28. t. IT, p. 413). — F. 2 ans et demi. Tempe droite. Nœvus congénital. Tumeur du volume d’un œuf de pigeon, donnant lieu à hémorrh. fréquentes. Zætirpalion. Ligatures. Compression directe. Plusieurs hémorrh. Ligatl. de carot. externe au-dessous du tendon du digastrique. Chute du fil le 43e jour. Guérison.
39. — (Bryant. Med. Times and Gaz., 1873, t. I, p. 521). — H. 13 ans. Evolution de la tumeur remontant à # ans. Au niveau de l’angle externe de Pœil droit, petite tumeur vasculaire, pulsatile, mesurant un pouce et demi de diamètre. Acupressure avec trois aiguilles. Pas de résultat. Tumeur continue à croître. Insuccès. Exæcision. 20 ligatures. Guérison en # semaines.
40. — (Gibson. Znstitutes and Practice of Surgery, 1845, p.897). — F. 25 ans. Région temporale droite. Datant de la première enfance. Tumeur pulsatile présentant des ulcérations multiples. Après le mariage, et surtout pendant la première grossesse, augmentation rapide de volume et fortes hémorrhagies. Les principales ramifications des artères temporale et occipitale atteignent le volume de la carot. primitive. Ligature des principales branches des artères temporale etoccipitale, à quelque distance de la tumeur. Affaissement,. 8 jours après, elle s’accroit de nouveau. Circumsection et extirpalion en 3 séances faites en 14 jours. Ligat. successive de toutes les artères afférentes ; néanmoins hémorrh. violente. Le péricrâne fut épargné. Bourgeonnement rapide. Guérison.
44. — (Kraske et Baumüller. — Xretschinan. Ueber das Angioma arteriale racemosum. Inaug. Dissert. Halle a. S. 1881, p. 6.) H., 31 ans Ar£8. Région fronto-temporo-pariétale droite. Apparition de la tumeur sans cause connue à l’âge de 20 ans. Tumeur de8-10 cent. de diamètre, formée par vaisseaux sinueux, dilatés, pulsatils. Peau amincie et luisante. Sur le point le plus saillant pas de cheveux. Au stéthoscope, souffle isochrone au pouls, perçu aussi par le malade. De la tumeur rayonnent des vaisseaux dilatés, pulsatiles, notamment art. temporale. Une forte compression de la temporale arrête presque complètement les pulsations dans la tumeur et les vaisseaux afférents. Tumeur réductible. Ligat. des princip. vaiss. afférents, le 23 mars 1881. Incision en forme de À, on dissèque ce lambeau, on le rabat et on lie trois branches de la temporale. Ligat. d’autres vaisseaux, dont plusieurs veineux : ces derniers ont les parois très amincies. Affaissement de la tumeur, pulsations moindres. Le deuxième jour, à la partie la plus saillante de la
tumeur, deux points bleuâtres (nécrobiotiques), au-dessous desquels on sent les vaisseaux oblitérés. 29 mars. Zxcision, deux incisions semi-circulaires d'arrière en avant, circonscrivant les points nécrosés. Dissection de la peau. On isole ensuite chaque vaisseau qu’on coupe entre deux ligatures, et on arrive jusqu'au périoste. On isole alors la tumeur du périoste resté sain, et on la pédiculise pour l'enlever. 80 ligat. Pas de perte de sang. Réunion des lèvres de la plaie. Pansement Lister. Réunion par première intention. Le 16 avril, les vaisseaux afférents à la tumeur avaient leur calibre normal. Guérison. Anatomie pathologique. Sur une coupe, la lumière des vaisseaux sectionnés offre un aspect variable, tantôt circulaire, tantôt ovalaire, tantôt sacciforme. Les parois notablement amincies en certains endroits, sont ailleurs très épaissies. Les principales lésions affectent surtout la tunique interne. C’est ainsi qu’à côté de points d'apparence normale, il en est d’autres où cette paroi interne fortement épaissie, forme de véritables bosselures dans l’intérieur du vaisseau. Cet épaississement est dù à une prolifération active de la tunique interne qui renferme de nombreux noyaux. La tunique musculaire semble aussi hypertrophiée en certains endroits, mais ce n’est qu’une apparence düe à la présence du tissu conjonctif étendu de la tunique interne à l’adventice et s’interposant entre les faisceaux musculaires de la tunique moyenne. Plus le tissu conjonctif est abondant, moins les fibres musculaires persistent; parfois même elles font totalement défaut. L’adventice participe aussi à l’hypertrophie; on y trouve des éléments cellulaires de nouvelle formation ; il n’y a pas de limite entre elle et le tissu cellulaire ambiant. Dans le tissu cellulaire interposé entre les vaisseaux d’un certain calibre, on constate de véritables ilôts de petits vaisseaux de la dimension des capillaires, mais qui sont des artérioles. Leurs parois sont infiltrées de noyaux.
42. — (Denonvilliers. Bulletin Soc. chirurg., 1853-1854. t. IV, p. 333). F.. Front. Tumeur grosse comme un œuf, présentant deux gros vaisseaux afférents pulsatiles. Par la galvanopuncture on obtient une amélioration notable ; néanmoins les ? vaisseaux ne s’oblitèrent pas. Zxtirpation. Gué-
rison.