‹ De l'anévrysme cirsoïde de la têteChapitre 29 sur 33 · GROUPE VII · texte numérisé non relu

GROUPE VII

Injections de perchlorure de fer

1. — (Broca. Bull. Soc. chirurg., 1855-1856, t. VI, p.148). Infirmière. Région frontale gauche. Nœvus congénital et coup il y a À mois à ce niveau. Peu de temps après survint tumeur pulsatile. Tumeur de 4 cent. de long sur 2? cent. et demi de large, saillante d’un cent., pulsatile. Souffle intermittent

intense s'étendant jusqu’à plusieurs cent. au-dessous d'elle, perçu aussi par la malade. Art. dilat. très flexueuses. Vésicatoire appliquée sur la tumeur pour enlever l’épiderme, ensuite on touche avec perchl. de fer à 30e. Croûte mince, brune, qui tombe le £e jour. A ce moment, la partie supér. de la tumeur est dure. Le 8° jour, durcissement total, affaissement. 3 semaines après, il reste léger relief dur. Guérison.

R. — (Broca. Bull. Soc. chirurg., 1857-1858, t. VITL p.227... 5/ans. Région temporale gauche. Chute en février 1857. Au mois de juillet, petite tumeur à l’endroit du coup. En octobre, elle est pulsatile. Tum. de 6 cent. de long sur 3 de large. Relief de 1 cent. Molle, indolente, réductible, pulsatile. Bruit de souffle intermittent. Art. temp. superf. dilatée, flexueuse. Insuccès de la compression. Une injection de 4 gouttes perchlorure de fer à 300. Pas de réaction. Malaxation légère. Coagulation rapide. Quelque temps après, il reste une masse indurée très peu saillante. Guérison.

3. — (Middeldorpf, in Goldschmidt. De anebrysmale cirsoideo el anaslomotico. Diss. inaug. Vratisl. 1864, p, 36. F., 16 ans. Région occipitale gauche. Tum. congénitale. Dès les premières années de la vie, on avait remarqué une tuméfaction bleuñtre entre la bosse pariétale et la suture sagittale. La tumeur fortement pulsatile s’est étendue jusqu’au front. Dilatation des artères carotide, frontale, sus-orbitaire, temporale et occipitale. Injection de perchlorure de fer. Guérison.

4. — (Pitha. — Ag. med. Centralzeitung. 1865, no 46. Gaz. des hôp. 1867, p. 51). — H. Côté gauche de la tête. Tumeur de dimension considérable. Art. occipitale, auric. post. et temp. très-dilatées. La temporale et l’occipitale montraient des sacs gros comme des noix. Battements. — Insuccès de la compression. Dix injections de perchlorure de fer. Il reste sur un point quelques capillaires dilatés. Gnérison probable. L

5.— (Pitha. — Viener med. Wochensch., 1866. n° 22, 23, 24). — Région temporale gauche. Tumeur pulsatile, oblongue. — Compression inutile. Six injections de perchlorure 5 de 6 gouttes chacune, en 16 jours. Dans le semestre suivant 42 injections analogues. Chaque fois l'endroit correspondant de la tumeur durcit. I1 se produisit une eschare qui guérit. Guérison.

6. — (Schuh. Wiener med. Wochensch. 1866, n° 30). — H., 25 ans. — Région pariétale gauche. Suite de traumatisme. Tumeur de la SFOSSAUE du poing, réductible par la pression, pulsatile. Tous les vaisseaux RARES la tête, surtout la temporale gauche, sont dilatés, variqueux. Souffle. Se creusé sur los par la temporale. — Compression des vaisseaux afférents, suivie de l'injection en 3 places diverses de 5 gouttes de PRchiGEnss 20° B. Après quelques jours, la tumeur durcit et diminue. Deux mois après, pulsa-

tions reparaissent, nouvelle injection. Récidive encore 3 mois après. 2 injec-

tions. Guérison.

7. — (Gosselin. Arch. génér. de Médecine, 1867, t. II, p. 666). — H. 39 ans. Région frontale. Nœvus congénital qui disparaît vers l’âge de 10 à 12 ans. À 29 ans apparut à cet endroit une tumeur du volume d’un noyau de cerise, qui devint pulsatile deux ans après. Hémorrh. spontanées. Tumeur bosselée, pulsatile de 5 cent. de large, saillante d’un demi cent. Coloration un peu plus foncée de la peau. La tumeur est réductible par la pression. A son niveau l’os frontal semble rugueux et comme excavé par places. La compression d’une des carot. primit. arrête les pulsations. Souffle tantôt continu avec renforcement, tantôt intermittent. Artères afférentes, dilatées, pulsatiles, sur quelques-unes on perçoit un thrill que l’on ne sent pas sur la tumeur elle-même. Parfois les battements de la tumeur sont perçus par le malade. Compression des denx carot. primitives. Injections de 10 gouttes perchl. de fer 15? réparties en ? points de la tumeur. On fait ainsi 4 injections en l’espace de deux mois et demi. Douleurs vives après piqûres, pas de symptômes généraux.

Petites eschares qui se détachent sans hémorrh. Guérison.

8. — (Gosselin. Arch. génér. de Médecine, 1867, t. II, p. 668). — H. 27 ans. Racine du nez. Probablement nœvus congénital. Augmente à partir de 21 ans. La tumeur mesure # cent. et demi dans son axe vertical, 2? à 3 cent. transversalement. Peau un peu rouge à la partie supérieure. Réductibilité par la pression; au-dessous os normal. Pulsations qui disparaissent par la compression des deux carotides. Souffle intermittent. Artères faciales et nasales un peu dilatées, pulsatiles. Parfois le malade perçoit des battements, en particulier quand excès de vin, Compression préalable des artères faciales et nasales. Injection en deux points de tumeur de 5 gouttes perchl. de fer 150. La compression est continuée 10 minutes. Douleurs vives. 8 jours après, la tumeur s’ouvre vers la partie supérieure et laisse échapper 3 petits caillots noirs et fermes. On fait encore 5 injections en 3 mois. Au bout de ce temps, il reste une tumeur diffuse et mollasse, sans pulsations, sorte d’hypertrophie du tissu cellulaire qu’on traite par compression. Guérison.

9. — (Broca. Bull. soc. chirurgie,1869, p. 376). — F. 26 ans. Région occipitale. Suite d'un coup de pierre reçu à l’âge de 8 ans, et qui ne détermina ni plaie, ni écoulement sanguin. Au bout d’un certain temps, tumeur. A 17 ans. elle a le volume d’une noisette, est pulsatile. Tumeur pulsatile et réductible. d’un volume considérable à laquelle aboutissent 4 artères volumineuses fortement pulsatiles. Bruit de souffle intermittent. Battements troublant le sommeil. Acupressure des art. occipitale, auriculaire postérieure et temporale.

Affaissement de la tumeur, diminution des battements. Un mois après, la

circulation étant moins active, on fait des injections de perchl. dans la tumeur et les vaisseaux. Guérison.

10. — (Labbé. — Bull. Soc. chirurgie, 1872. p. 105 et 496.) — F,,33 ans. À 5 ans, avait en bas et en arrière du pavillon de l'oreille gauche, un petit bouton saignant facilement, qui s’accrut lentement jusqu’à 25 ans. Elle percevait dans son oreille un léger souffle. Trois grossesses depuis cette époque et chaque fois la tumeur augmente. Hémorrhagies. Oreille gauche doubleé de volume remplie de vaisseaux pulsatiles. Au niveau des régions zygomatique, teruiporale et mastoïdienne du côté gauche. la peau est amincie, plus chaude d'un degré. les artères dilatées, pulsatiles ; sur leur trajet on voit des bosselures, sortes de lacunes si superficielles qu’à travers la peau on voit la coloration rouge du sang. Bruit de souffle continu avec renforcement qui incommode la malade. Ces phénomènes augmentent à l’époque menstruelle. Par la compression de l’occipitale et de la carotide externe les battement cessent. Onze injections de perchlorure de fer à 200 en moins d’un mois. Inflammation, suppuration. Hémorrhagies. Infection purulente. — Mort. Exaren microscopique. L’artère examinée était une branche de lauriculaire postérieure ; comparée à celle d’un sujet sain, elle offrait une épaisseur et un volume trois fois plus considérables. La paroi interne détruite par une injection solidifiable, n’offrait rien d’anormal, au moins dans ses couches excentriques. La couche moyenne considérablement épaissie, se composait de fibres musculaires lisses, disposées transversalement. séparées par quelques rares fibres élastiques. Autour des noyaux des fibres musculaires, on remarquait quelquefois des granulations graisseuses. La tunique adventice ou externe m’offrait rien d’anormal. L’artère prise au même point sur un sujet sain, offrait aussi les mêmes détails de structure, sauf les granulations graisseuses. En résumé, il y avait là des phénomènes d’hyperplasie avec tendance à la régression (Laboratoire d’histologie du Collège de France).

11. — (Labbé. — Onfray. Thèse de Paris, 1872, n° 519). H.., 34 ans. Région auriculaire post. gauche. Nœvus congénital. Il y a 5 mois seulement que le malade s’est aperçu de la présence d’une tumeur à ce niveau. Tumeur du volume d’un œuf de poule, réductible, pulsatile, présentant un souffle ‘continu. La compression de l’auricul, et de la région voisine arrête les pulsations. Au début, avait été traité par la compression pendant 2 mois, sans succès. Labbé lie les artères afférentes et l’auric. postér. Insuccès. Trois injections de perchlorure à 150. Quelques petits abcès. Pas d’hémorrh. Guérison, contrôlée deux ans après.

12. — (Verneuil. Gaz. des hôpitaux, 1872). H. Partie inférieure de la région occipitale, Injection de perchlorure de fer. Guérison.

13. — (Caradec. Gaz. des hôpitaux, 1873, p. 226). F.., 15 ans. Région tem

pôro-occipitale gauche. Il y a 10 ans, a reçu un coup de pied de cheval derrière la tête. Pas de plaie. Au bout de 7 mois, apparition sur le point contus, d’une petite grosseur. Depuis 5 mois, quelques hémorrhagies. Tumeur de 7 cent. de long sur 4 cent. et demi de large, en partie réductible, de consistance molle, pulsatile. Bruit de souffle intermittent que la malade entend. lorsqu'elle repose sur le côté gauche. Artêres auriculaire post. et branche ext. de l’occipit. dilatées. 7 injections de perchlorure, la fr* à 30e et les autres à 200, dans l’espace de 2? mois ; en outre, compression des artères afférentes, pendant le jour seulement, à l’aide du compresseur de Marcellin Duval. Après la 4re injection, inflammation vive dissipée par badigeonnage au collodion Après la 7e, inflammation, suppuration, hémorrhagie arrêtée par charpie imbibée de perchlor. et compression. Guérison et diminution de la tumeur par résorption.

44. — (Chinami. Archiv. für Ohrenheilkund, VIII. 1. U. S. 62. 1873). — H.., 145 ans. Nœvus congénital. Oreille. A déjà été traité par une injection de perchlorure. La tumeur s'était affaissée. Récidive, 4 ans après. — Tumeur étalée, pulsatile, occupant toute l’oreille, notamment sa partie postérieure. Conduit auditif rétréci. Vaisseaux afférents dilatés. Souffle manifeste. Céphalalgie, bourdonnements d’oreille. Sensation de brûlure. — injections répétées de perchlorure. Après une des séances, inflammation vive; excision partielle. Oblitération des vaisseaux. — Guérison en 4 mois.

15.— (Broca. — Morel. Thèse de Paris 1873, p. 11).—F.., 13 ans. Régions temporale, pariétale et occipitale du côté droit. Origine spontanée. — Peau normale, la tumeur est animée de battements et dépressible. Sur le front, on sent battre une branche de la temporale, sur la ligne médiane d’autres vaisseaux et jusque près de l’oreille; en arrière, c’est l'artère occipitale. Thrill. Bruit de souffle continu, avec renforcement, empêchant parfois le sommeil. — La compression employée 3 mois, n’amena qu’une mortification partielle de la peau. En 7 mois, Broca fit 19 injections de perchlorure à 200 B. Il y eut plusieurs fois de petits abcès aux points piqués. Au moment où Morel relate le fait, tout bruit de souffle à disparu. I y a encore, dit-il, 4 ou ? vaisseaux dilatées que quelques opérations guériront. — Guérison ?

16: — (J. West. The Lancet, 1874, t. I, p. 402). — H.., 9 mois. Anévrysme cirsoïde du nez? Injection de perchlorure de fer. Hémiplégie, mort 5 jours après.

CHR'OTERES EE :

Electrolyse.

1. — (Nélaton. Bullet. général de Thérapeutique 1852 p. 394). — F. 20 ans- Partie médiane du front. Consécutive à une contusion reçue 2 ou 3 mois

auparavant. — Tumeur de 3 centimètres de diamètre, constituée par des vaisseaux repliés Sur eux-mêmes. Avec le doigt on percevait un frémissement. Souffle continu avec renforcement. Deux aiguilles furent implantées dans la tumeur et mises en rapport avec un système de piles de Bunsen composé de 30 conples, que l’on fit agir par courant non interrompu pendant 10 minutes. Douleur faible. Le lendemain dans le rayon d’un centimètre du point d'implantation de l'aiguille, on constatait une dureté. Six séances de galvanopuncture suffirent pour éteindre les battements. Les parties dures se résorhèrent peu à peu. Guérison.

2. — (Luecke. Zeitschrift für Chirurgie, t. IT, 217). — F. 44 ans. Région frontale, Chute sur le front il y à 12 ans. Bosse sanguine persistante qui a augmenté depuis quelque temps. Au-dessus de la région sourcilière gauche, tumeur elliptique dun centimètre et demi dans son plus grand’diamètre, aplatie, pulsatile. Souffle systolique. 8 grosses artères sinueuses, dilatées, pénètrent dans la tumeur. La compression de la carotide primitive et celle des vaisseaux afférents arrête les pulsations. — Ligat. de l’art. sus-orhitaire et de deux de ses branches. Acupressure de l'art. temp. superf. Les pulsations reparaissent. 36 heures après, nouvelle acupressure de la temporale. Suppuration. Pulsat. cessent dans lartère. Compression de la tumeur pendant 4 semaines. Les pulsations reparaissent à nouveau. Sept séances délectrotyse. Amétiorat. sensible. La malade demande sa sortie.

3. — (Jüngken. Bert. klin. Wochenschrifl, 1869). — IH. 2 ans. Moitié gauche de la tête ; oreille et régions voisines, angle de la mâchoire inférieure jusqu'au cou. Nœvus congénital. — La tumeur est formée de vaisseaux artériels, dilatés, pulsatiles. — Electrolyse, six aiguilles, séance de 15-20 minutes, de 14 en 14 jours. Après 3 mois, la tumeur a diminué de volume, elle est dure, sans pulsation. Après 6 mois, la tumeur est solide, mobile au-dessous de la peau, très-petite. — Guérison.

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