‹ De l'AngleterreChapitre 5 sur 60 · Àuch Ëhrlich hat einmal ein Kalb gestolilen. o · texte numérisé non relu

Àuch Ëhrlich hat einmal ein Kalb gestolilen. o

l'âge d'or de la littérature anglaise, 1 époque d'Éli-« sabetb, fut non-seulement anéanti, mais entièrement plongé dans l'oubli. Lorsqu'au commencement du siècle dernier, on remit au grand jour les œuvres de Shakspeare, on avait perdu toutes les traditions qui eussent été nécessaires à l'interprétation du texte, et les commentateurs durent avoir recours à une critique basée en dernière analyse sur un plat empirisme et un matérialisme plus pitoyable encore. A l'exception de William Haziitt, l'Angleterre n'a pas produit un seul commentateur important de Shakspeare. On ne trouve chez tous que de misérables vétilles, une insuffisance qui s'admire, une prétention qui joue l'enthousiasme, une enflure savante près de crever d'aise chaque fois qu'elle peut reprocher au pauvre poëte quelque erreur d'archéologie, de géographie ou de chronologie, qui lui fournit l'occasion de regretter qu'il n'ait pas étudié les anciens dans leur langue originale, et qu'il ait possédé si peu de connaissances classiques. Il fait porter des chapeaux aux Romains, aborder des navires en Bohême, et citer Aristote du temps de la guerre de Troie. C'en est trop pour un

savant anglais gradué magiste?' artium à l'université

.d'Oxford. Le seul commentateur de Shakspeare, en faveur duquel j'ai fait une exception, et qui, à tous égards, mérite seul d'être cité, c'est feu Hazlitt, esprit aussi brillant que profond, mélange de Diderot et de Boërne, ardent enthousiaste de la Révolution, et doué d'un très-vif sentiment de l'art, toujours pétillant de verve et d'esprit.

Les Allemands ont mieux compris Shakspeare que les Anglais. Et ici, encore, nous devonç citer en première ligne ce nom bien-aimé que nous trouvons partout où il s'est agi de prendre une grande initiative. Gotthold-Éphraïm Lessing fut le premier, en Allemagne, qui éleva la voix en faveur de Shakspeare. Ce fut lui qui apporta la plus large pierre pour construire un temple au plus grand des poètes ; et, ce qui est encore plus louable, il se donna. la peine de déblayer des vieux décombres le sol sur lequel devait être édifié ce temple. Les légères baraques françaises qui s'y étalaient, il les démolit impitoyablement dans son zèle édificateur. Gottschéd secoua d'une façon si désespérée les boucles de sa perruque, que tout Leipzig en trembla, et que les joues de son épouse en pâlirent d'effroi ou peut-être de poudre. On pourrait soutenir que toute la Dra-

maturgte de Lessing est écrite dans l'intérêt de Shakspeare.

Après Lessing, il faut nommer Wieland. Par sa traduction du grand poëte, il contribua d une manière encore plus efficace à le faire apprécier en Allemagne. Il est assez étrange que cette œuvre ait été accomplie par le poëte d'Agathon et de Musarion^ par cet auteur frivole, cavalière servenie des Grâces, partisan et imitateur des Français. Il fut tout à coup si fortement empoighé par le sérieux britannique, qu il éleva lui-même sur le pavois celui qui devait mettre fin à sa propre domination.

La troisième grande voix qui retentit en Allemagne en faveur de Shakspeare fut celle de notre bon et cher Herder, qui se déclara pour lui avec un enthousiasme sans réserve. Goethe aussi lui rendit hommage et emboucha la trompette en son honneur; bref, on vit une brillante suite de rois venir les uns après les autres jeter leur vote dans l'urne et élire Shakspeare empereur de la littérature.

Cet empereur était déjà solidement assis sur son trône lorsque le chevalier Auguste Wilhelm de Schlegel et son écuyer le conseiller aulique Ludwig Tieck se présentèrent au baise-mains et certifièrent

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au monde entier que désormais était assuré pour toujours le règne millénaire du grand William.

Il y aurait injustice de ma part à contester les titres que s'est acquis M. A.-W. de Schlegel par sa traduction des drames de Shakspeare et par ses cours sur le même sujet. Mais, en conscience, il faut convenir que ces cours manquent trop de base philosophique ; ils errent trop dans la région superficielle d*un dilettantisme frivole, et l'on y aperçoit trop clairement certaines arrière-pensées odieuses pour que je puisse les louer sans restriction. L'enthousiasme de M. A.-W. Schlegel est toujours artificiel; c'est le mensonge d'un homme à jeun contrefaisant l'ivresse, et, chez lui, comme chez tous les écrivains de l'école romantique, l'apothéose de Shakspeare devait servir indirectement à rabaisser Schiller. La traduction de Schlegel est assurément jusqu'ici la plus réussie de toutes, et elle satisfait à tout ce qu'on peut exiger d'une traduction en vers. La nature féminine de son talent a merveilleusement servi le traducteur, quij avec son habileté dépourvue de tout caractère, a pu se plier fidèlement et avec amour au génie étranger.

Cependant, j'avoue que, malgré ces mérites, je

donnerais maintes fois la préférence à la vieille traduction d'Eschenbourg, qui est toute en prose, sur celle de Schlegel, et voici pour quelles raisons : La langue de Shakspeare ne lui est pas particulière; elle lui a été fournie par ses prédécesseurs et ses contemporains; c'est la langue traditionnelle du théâtre dont le poète dramatique d'alors était obligé de se servir, qu'il la trouvât ou non appropriée à son génie. Il suffit de feuilleter un instant la Colléesion of old plays de Dodsley pour s'en convaincre. On retrouve en eftetj dans toutes les tragédies et comédies de cette époque, le même style, le même euphuïsme, la même exagération de délicatesse, le même langage précieux, les mêmes concetti, jeux d'esprit et enjolivures que nous trouvons dans Shakspeare. Certains esprits bornés admirent aveuglément tout cela ; mais le lecteur plus pénétrant, s'il ne va pas jusqu'à le blâmer, se borne du moins à l'excuser] comme chose tout extérieure, et condition indispensable imposée par le goût du temps. Seulement, aux endroits où se montre tout le génie de Shakspeare, là où il se révèle de la façon la plus éclatante, il se produit.dans sa belle et sublime nudité, dans une simplicité qui rivalise avec la nature

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sans fard, et qui vous fait éprouver les plus douces émotions. En ces endroits, la langue de Shakspeare a un cachet particulier que ne rend jamais fidèlement la traduction en vers, se traînant avec peine, enchaînée qu'elle est par le rhythme, à la suite de la pensée. Dans la traduction en vers, on ne retrouve pas les passages qui font exception à la langue conventionnelle du théâtre, et M. Schlegel lui-même n'a pu éviter ce malheur. Mais, alors, à quoi bon se donner la peine de faire une traduction en vers si elle a précisément pour résultat de masquer ce qu'il y a de meilleur en ne reproduisant que ce qui est sujet à critique? Une traduction en prose, rendant plus facilement le caractère simple, naturel et sans aucune pompe de certains paysages, mérite donc assurément la préférence sur la traduction en vers.

Immédiatement après Schlegel, M. Ludwig Tieck s'est acquis quelques titres par les commentaires de Shakspeare qui, publiés il y a quatorze ans dans la Gazette du soir sous le titre de Feuilles dramaturgiques^ produisirent alors la plus grande sensation parmi les acteurs et les amateurs de théâtre. Malheureusement, il règne dans ces feuilles un ton pédantesque et doctoral auquel l'aimable vaurien, comme l'ap-

pelle Gùlzkow, s'est étudié avec une certaine malice secrète. Ce qui lui manquait en connaissance des langues classiques ou même en philosophie, il le remplaça par un air grave et compassé; on croit voir sir John sur son siège adressant une harangue au prince. Mais, malgré toute la gravité boursouflée et doctrinale sous laquelle le petit Ludwig cherche à cacher son ignorance philologique et philosophique, on trouve dans les feuilles en question les remarques les plus judicieuses sur les caractères des héros de Shakspeare ; on y rencontre même çà et là une certaine faculté d'intention poétique que nous avons toujours admirée dans les précédents écrits de M. Tieck, et à laquelle nous avons été heureux de rendre hommage.

Hélas 1 ce Tieck qui fut jadis un poëte et qui, s'il n'était pas compté au nombre des éminents, figu.^ait au moins parmi ceux qui avaient de hautes visées, combien il est déchu ! Quelle pitié de voir le pensum qu'il nous bâcle chaque année lorsqu'on le compare aux libres productions de sa muse, dans ce temps où l'astre des nuits éclairait le monde des légendes. Autant nous l'aimions alors, autant nous le détestons aujourd'hui, cet envieux impuissant qui calom-

nie, dans ses plates Nouvelles, les douleurs enthousiastes de la jeunesse allemande. On pourrait assez justement lui appliquer ces paroles de Shakspeare : € Il n'est rien de plus écœurant que lé doux qui s'est corrompu, rien qui sente si mauvais qu'un lis pourri, t

Parmi les commentateurs allemands du grand poète, on ne doit pas oublier feu Franz Horn. Ses commentaires de Shakspeare sont, en tout cas, les plus complets, et forment cinq volumes. On y trouve de l'esprit, mais un esprit si délavé, si délayé, qu'on aimerait mieux la bêtise pure. Chose bizarre, cet homme qui, par amour pour Shakspeare, consacra toute sa vie à l'étudier et fut un de ses plus fervents adorateurs, était un fade piétiste. Mais peut-être futce précisément le sentiment de sa propre faiblesse d'âme qui lui inspira une admiration constante pour la vigueur de Shakspeare. Souvent même, lorsque, dans ses scènes de passion, le titan britannique lance Pélion sur Ossa, et escalade les cieux, le pauvre commentateur est si étonné, que la plume lui tombe des mains, et qu'on l'entend soupirer et pleurer doucement. En sa qualité de piétiste, il devait tout naturellement éprouver une haine dévote

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pour ce poète dont l'esprit, tout imbu du bel amour des dieux, respire à chaque mot le plus joyeux paganisme. Il devait le haïr, ce confesseur de la vie qui, secrètement ennemi de la croyance à la mort, et plongé dans les plus douces contemplations de l'antique vigueur païenne, ne veut entendre parler, ni de renoncement au monde, ni de bigotisme. Et cependant il Taime, et, dans son amour infatigable,

il voudrait encore convertir, après coup, Shakspeare à la vraie foi ; il s'efforce de trouver en lui l'esprit chrétien. Soit fraude pieuse, soit illusion, il découvre partout cet esprit dans les drames de Shakspeare, et l'eau pieuse de ses commentaires est comme une eau baptismale qu'il verse en cinq volumes sur la tête du grand païen.

Toutefois, je le répète, ces commentaires ne sont pas sans esprit. De temps en temps, Franz Horn lance dans le monde une bonne idée; il fait alors d'un air ennuyé toute sorte de grimaces aigredouces ; il pleure, se tourne et se retourne sur le fauteuil obstétrical de la pensée; et, lorsqu'enfin il est délivré de sa bonne idée, il en considère avec émotion le cordon ombilical, et sourit d'un air

épuisé comme une accouchée. Il est en vérité aussi

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ennuyeux que plaisant que ee soit précisément noire fade piétiste Franz qui ait commenté Shakspeare. Dans une comédie de Grabbe, la chose est présentée à rebours de la façon la plus divertissante : Shakspeare, qui, après sa mort, est arrivé aux enfers, est condamné à y écrire les commentaires de Franz Horn *. .

Ce qui contribua plus efficacement à populariser. Shakspeare que les gloses, les explications et les adulations laborieuses des commentateurs, ce fut l'amour et l'enthousiasme avec lesquels des acteurs pleins de talent jouèrent ces drames et mirent ainsi le public à même de le juger. Lichtenberg, dans ses Lettres d'Angleterre^ nous donne quelques, renseignements importants sur la façon magistrale dont étaient représentés sur la scène anglaise, au milieu du siècle dernier, les caractères de Shakspeare. Je dis les caractères, non les œuvres dans leur entier; car, jusqu'à l'heure actuelle, les acteurs anglais n'ont compris dans Shakspeare que les caractères, nullement la poésie, et encore moins l'art. Mais cette

1. BadinagCj satire, ironie et sens plus profond, comédie en lois actes; Poésies dramatiques de Grabbe, Um.. H.

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manière incomplète de le concevoir est encore bien plus accusée cliez les commentateurs qui, à travers les lunettes poudreuses de l'érudition, n'ont jamais été capables de voir dans les drames de Shakspeare la chose la plus simple, celle de toutes qui y saute le plus aux yeux, c'est-à-dire la nature. Garrick vit plus clair dans la pensée de Shakspeare que le docteur Johnson, ce John Bull de Térudition, sur le nez duquel la reine Mab faisait sans doute les plus drôles de cabrioles, pendant qu'il commentait le So7ig€ (tnne nuit d'été, A coup sûr, il ne savait pas pourquoi il éprouvait, en critiquant Shakspeare, plus de démangeaisons au bout du nez et plus d'enVies d'étérnuer qu'en critiquant tout autre poëto.

Tandis que le docteur Johnson disséquait les caractg:*es de Shakspeare comme des cadavres, qu'il débitait ses plusgrosses sottises en un anglais cicéronien, etse balançait lourdement, d'un air content de lui, sur les antithèses de sa période latine, Garrick était sur ja scène et remuait tout le peuple d'Angleterre en rappelant à la vie, par une effrayante évocation, ces morts qui devaient venir, sous les yeux de 5 spectateurs, accomplir leurs ac-

lions horribles, ridicules ou sanglanties. Mais ce Garrick aimaif le grand poëte, et, en récompense de cet amour, on l'a enterré à Westminster à côté du piédestal de la statue de Shakspeare, comme un chien fidèle aux pieds de son maître.

Ce fut le célèbre Schrôder qui introduisit en Allemagne le jeu.de Garrick et qui, le premier, remania pour la scène allemande les meilleurs drames de Shakspeare. De même que Garrick, Schrôder ne comprit ni la poésie ni l'art qui se révèlent dans ces drames; mais il saisit avec intelligence la nature qui s'y trouve si vivement exprimée ; aussi cherchat-il moins à reproduire la délicieuse harmonie et la perfection intime d'une pièce qu'à rendre, avec la fidélité la plus complète et la plus exclusive, chaque caractère dans toute sa vérité de nature. Je suis autorisé à le juger ainsi et par les traditions de son jeu, qui se sont conservées jusqu'à ce jour sur le 'théâtre de Hambourg, et par ses arrangements mêmes des pièces de Shakspeare, où toute poésie, tout art ont disparu, et où l'on ne retrouve plus, sous un assemblage des traits h^s plus saillants, qu'un dessin vigoureux des principaux caractères, un certain portrait naturel accessible aux masses.

Ce système du naturel fut aussi celui sous l'influence duquel se développa le talent du grand Devrient que je vis un jour jouer à Berlin en même temps que le grand Wolf. Le jeu de ce dernier accordait beaucoup plus au système de l'art. Bien que suivant des directions très-différentes, l'un cherchant la nature, l'autre Tart comme le but suprême, ils se rencontraient cependant tous les deux dans la poésie, et, par des moyens tout à fait opposés, ils remuaient et ravissaient les cœurs des spectateurs. Les muses de la peinture et de la musique ont moins contribué qu'on ne devrait le croire à la glorification de Shakspeare. Peut-être ont-elles été jalouses de leurs sœurs, Melpomène et Thalie, qui, grâce au grand Anglais, ont conquis leurs couronnes les plus immortelles? Excepté Roméo et Juliette et Othello^ aucune pièce de Shakspeare n'a inspiré à un compositeur de mérite de grandes créations. Je n'ai pas besoin, d'ailleurs, de faire ici l'éloge de ces. fleurs harmonieuses écloses dans le cœur du rossignol de Zingarelli, non plus que des accords si doux par lesquels le cygne de Pesaro a chanté la mort tragique de la tendre Desdémone et les flammes terribles de son noir amant. La peinture, elles

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arts du dessin en général, ont encore moins contribué que la musique à la gloire de notre poëte. La galerie nomm.ée Galerie de Shakspeare^ à Pall-Mall, témoigne, il est vrai, de la. bonne volonté des artistes anglais, mais elle ténioigne en même temps de leur froide impuissance. Ce sont de prosaïques compositions tout à fait dans le genre des anciens Français, moins le goût qui, chez cçux-ci, ne se dément jamais entièrement. Il est une chose dans laquelle les Anglais sont des gâcheurs aussi ridicules qu'en musique, c'est la peinfure. Ce n'est que dans le genre du portrait qu'ils ont produit des œuvres distinguées, et même, lorsqu'ils peuvent traiter le portrait au burin, c'est-à-dire sans couleur, ils surpassent les artistes du reste de l'Europe. Comment expliquer ce phénomène que les Anglais si dépourvus du sentiment de la couleur, sont pourtant les dessinateurs les plus étonnants, et produisent ^s chefs-d'œuvre de gravure sur cuivre et sur acier? Nous en avons la preuve dans les portraits ci-joints de femmes et de jeunes filles dessinés d'après les drames de Shakspeare. et dont l'excellence n'a besoin d'aucun commentaire*.

i. Quarante-cinq portraits gravés sur acier figuraient dans

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Du reste, il n'est ici question de rien moins que de commentaires. Les pages qu'on vient de lire n'avaient d'autre but que de servir d'introduction rapide à cette œuvre charmante; c'est le salut d'usage qu'on fait avant de commencer la visite. Je suis le portier qui vous ouvre cette galerie, et ce que vous avez entendu jusqu'ici n'était qu'un vain tiruit de clefs.

•Tout en vous conduisant, je me permettrai parfois de glisser mon petit mot au milieu de votre contemplation; semblable à ces cicérones qui ne permettent pas qu'on s'attarde trop à contempler un chef-d'œuvre quelconque, et qui savent très-bien, par quelque remarque banale, vous tirer de votre extase.

En tout cas, je crois par cette publication être agréable aux amis que j'ai laissés au pays. Puisse la vue de côs beaux visages de femme- chasser de leur front la tristesse qui n'a que trop de raisons de les assombrir!... Hélas! que ne m'est-il donné, chers amis, de vous offrir quelque chose de plus

l'édition des Héroïnes de Shakspeare, ^nhMée kV^ris et à Leipzig, en 1839.

réel que ces ombres de la beauté! Que ne puis-je vous ouvrir la vermeille réalité ! J'ai voulu un jour briser les hallebardes avec lesquelles on vous barre l'entrée du jardin du plaisir... Mais ma main était faible, les hallebardiers ont ri de moi, ils ont appuyé contre ma poitrine le bois de leur arme, et mon cœur, étourdiment magnanime, est resté muet de confusion, si ce n'est d'effroi. Vous soupirez?...

LES Héroïnes

DE

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