De l'Angleterre
'La publication posthume des Considérations fut un événement et constitua à Mme. de Staël de brillantes et publiques funérailles. Elle y proposait, à la Révolution française et à la Restauration elle-même, une interprétation politique destinée à un long retentissement et à une durable influence. C'était une Monarchie selon la Charte à sa manière ; hors de celle-là et de celle de M. de Chateaubriand, il n'y avait.guère de salut possible pour la Restauration : au contraire la marche contenue entre ces deux limites aurait pu se prolonger indéfiniment. Chaque parti, alors dans le feu de sa nouveauté, s'empressa de demander au livre des Considérations des armes pour son système. . . . L'influence de pensée que par cet ouvrage Mme. de Staël exerça sur le jeune parti libéral philosophique, sur celui que la nuance du Glohe représenta plus tard, fut directe. L'influence conciliante, expansive, irrésistible, qui serait résultée de sa présence, a bien manqué, en plus d'une rencontre, au parti politique qui, pour ainsi dire, émane d'elle, et qui eût continué d'être le sien.'
Another great French critic must be quoted as giving a very true and just appreciation of this work. Alexandre Vinet writes : —
' Ce livre, fort bien défini par son titre, n'est pas précisément une histoire : c'est une suite de réflexions sur les principaux événements, et de jugements sur les principaux personnages de la Révolution Française, où s'entremêlent des détails curieux dans le genre des mémoires, et que termine une partie spéculative ou de raisonnement sur
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l'état présent et sur l'avenir de la France, sous la forme d'un parallèle avec l'Angleterre, dont Madame de Staël aurait voulu transporter dans son propre pays les institutions, les mœurs, et sans doute aussi les croyances. Le livre des Considérations devait déplaire aux partis extrêmes. Il désavouait les excès, dogmatiques ou autres, de la Révolution ; il en avouait le principe. . . .
'Ce serait faire bien mince la part de l'éloge, que de désigner les Considérations sur la Révolution Française comme le livre où Madame de Staël a mis le plus d'esprit, de cet esprit de bon aloi, aussi naturel que piquant, toujours doublé de bon sens, sérieux et moral jusque dans sa plus vive causticité. Ce qu'il faut surtout admirer dans cet ouvrage, c'est, malgré quelques injustices involontaires, la généreuse équité des jugements, l'absence de tout esprit de parti, l'élévation et la sagesse des idées politiques, l'amour de la liberté et des institutions libérales, l'inspiration et presque l'enthousiasme du bon sens.'
In conclusion, we must state that Madame de Staël has not altogether maintained the place unanimously given her by her contemporaries and by her immediate posterity, but she still remains, as a woman and a writer, a unique phenomenon in the history of letters. She was lacking in creative power. Her style is careless — it is sometimes tawdry, sometimes colourless and deficient in life, at one time below the subject, at another inflated with insincere declamation. Nevertheless her work had great influence on Guizot and the Doctrinaires on the one hand, and on Lamartine and the whole Romantic movement in
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France on the other. She has given an endless subject to the ablest critics of France, from her own times down to Sainte-Beuve, whose admiration for her amounted almost to idolatry.
The portion selected for this book consists of chapters i., ii., iii., iv., vi., and viii., of Part Six of her Considérations sur la Révolution Française. They are of great interest to us, as they deal entirely with her views on the history, society, and institutions of England. We cannot fail to be struck by the sincere sympathy which Madame de Staël felt with England, and by the masterly grasp which she shows of English character and spirit. What she wrote of us in 1813 might, to a considerable extent, hold good at the present time.
W. G. HARTOG.
University College, London^, January 1907.