De glorià olivie. la gloire de l’olive
112. In persecutione extremà sactæ romanæ ecclesiæ sedebit Petrus Romanus ; guipascet oves in multis tribulationibus, quibus transactis. cicitas septicollis diruefur, etjudex tremendus judicabit populum. Dans la dernière ])ersécution de la sainte Eglise romaine, il y aura un Pierre romain élevé au pontificat ; il paîtra les brebis au milieu de grandes tribulations. Après cela, la ville aux sept collines sera détruite, et le juge redoutable jugera les peuples.
NOTE X, p. 209.
Outre ces leçons générales de l'histoire, on peut aussi facilement remarquer une véritable analogie entre l’histoire du peuple de Dieu et celle de l’Eglise calliolique. La promulgation de la loi ancienne sur le mont Sinaï figure celle de la loi chrétienne au saint jour de la Pentecôte. La persécution des Egyptiens et des Chananéens, les longues épreuves du voyage a travers le désert, les combats incessants des Philistins annoncent les douleurs de l’Eglise durant les années de son établissement dans le monde, les persécutions et les supplices que lui font endurer les empereurs païens jusqu’à Constantin le Grand, qui reçoit le baptême. Les revers et les vicissitudes de la vie d’Israèl sous le gouvernement dos juges et ensuite son airermissemcnt dans la Terre promise, sous les règnes de David et de Salomon, .symbolisaient les triomphes du catholicisme sur les peuples barbares qui avaient envahis l’empire romain et puis sa victoire complète à l’époque de Charlemagne. Depuis
NOTES
David jusqu’à da' captivité de Babylone, c’est le temps de la monarchie, ce sont lés jours prospères du royaume de Juda, et nous y ‘voyons tracée à l’avance l’histoire du christianisme au moyen â^e, véritable règne de la foi sur les peuples. La captivité de soixante-dix ans à Babylone nous représente le grand schisme d’Occident et le deuil de l’Eglise, qui fut alors, pour ainsi dire, sans directeur et sans chef. Le retout* de Babylone, la reconstruction du temple, le schisme des Samaritains, les factions diverses qui allàiblissent la société Israélite, ont figuré ce qu’on appelle la renaissance, puis la grande hérésie du protestantisme et les guerres religieuses ou politiques qu’elle soulève et fomente en Europe jusqu’au milieu du XVm« siècle. L’horrible persécution de l’impie Antiochus est l’image du gouvernement de la Terreur et du Directoire et l’annonce 'de leurs persécutions contre l’Eglise et son chef. L’espace renfermé entre la restauration du culte mosaïque’ par le vaillant Judas Machabée jusqu’à l’avénement du Messie indique l’intervalle qui doit s’écouler entre la révolution de 93 jusqu’à l’avénement de l’Antéchrist, dont la mort sera suivie d’une admirable restauration pour l’Eglise et le monde. Comme, depuis la persécution d’ Antiochus et les premières victoires des Machabées jusqu’à la destruction de Jérusaletn j)ar les Romains, il s’est écoulé environ deux cents ans,! l’on peut conjecturer que la longueur du temps qui I doit séparer les désastres de l’Eglise a la fin du siècle t dernier de ceux qu’elle doit subir sous l’Antéchrist n’ira point au-delà de deux cents années; et eiviqe CBS,lle châtiment de cet homme de péché et le suprême triomphe de, l’Eglise sur la révolution ne tarderaient ]>as plus d’unfsiècle à 'venir.
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NÔ.TE .XI, p. 290.
r.l Oc' ^ifait désespérer de la guérison de la société européennd actuelle,! c’est' quelle se trouve minée, gâtée, corrompue* par les sociétés secrètes. Examinez attentivement Icioaractère du siècle présent, étudiez rhistoire contemporaine'des nations de l’Europe, rappelez-vous ces faits que
NOTES'
vous avez vus de vos yeux ou appris par les journaux, recherchez ensuite les causes qui ont amené tant de hou*' leversements et de révolutions < en un si court espace de temps, et vous verrez clairement qu’un seul et mémoipPi'iVf cipe les a produits, qu’ils dérivent d’une seule et même source empoisonnnée, ' ' ic.i
L’âme de toutes ces perturbations sociales, c’est le jtQn- ■démonium des sociétés secrètes, sociétés d’hommes .çot-^ rompus, pervers, impies, possédés d’une rage diaboUque« et dont le but final est d’arriver par tout moyen à la destruction de toute autorité divine et humaine, à l’extermination du Christianisme et de l’Eglise catholique, à l’abolition du saint nom de Dieu et de celui de Jésus-Christ, son Fils, à l’adoration de l’homme par l'homme, au culte unique et universel du démon, qui est le chef réel et le maître suprême de toutes les loges de V Illuminisme ^ de la Franc-Maçonnerie^ de la Chârbonnerie, de la Sacrée- Alliance, de la Montagne^ de la Jeune Italie, etc.
' On peut lire, pour se renseigner à fond sur ces sociétés secrètes, les œuvres du R. P. A. Bresciani, et spécialement le Juif de Vérone, la République romaine, Lionello.
NOTE Xn, p. 299.
Il va sans dire que la plupart des commentateurs se sont exercés à chercher le nom propre de l’Antéchrist, qui, selon saint Jean, est désigné par le nombre mystérieux de 666(1). Voici les noms grecs que quelques-uns de ees auteurs ont trouvés et adoptés. Mahumétès, Mahomet ; Lampetis, brillant, soleil éclatant ; Antemos, contraire, adversaire ; Teltan, titan ; Benedicios, béni ; O Nikétès, le vainqueur ; Kahos Odégos, le mauvais chef ; Aléthès Blaberos, le vrai méchant, ou calomniateur ; Amnos Adtkos, l’agneau d’injustice ou de Satan ; Palal Baskanos, l’antique séducteur ; Genserikos, Genséric ; Euanthès, qui fleurit admirablement, en latin Pulchré florens, l’admirable fleur.
Chacune de ces appellations, avec les lettres grecques qui la composent et qui sont toutes numérales, forme, en la langue grecque, le chiffre total de 666.
(l) Apocalypse, chap. xni, verset 18.
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Quant à nous, s’il nous est permis de donner noire avis, nous croyons qu’en effet le nom de l’Antéchrist renfermera exactement ce nombre. Mais ce nom ne sera ni grec, ni latin, ni hébreu. Ce sera un nom moderne très-probablement, suivi de titres pompeux et de qualifications fastueuses, dont les lettres, successivement indiquées et déterminées, selon la manière de chiffrer les dépêches usitées de nos jours dans le monde diplomatique, composeront le nombre total de 666.
TABI.E DES MATlÈRFiî.
AïANT-rnoi'os.