‹ De L'Antisepsie Des Voies UrinairesChapitre 4 sur 22 · ES · texte numérisé non relu

ES

ù malade est atteint de rétention a une à la oi z

répété plusieurs os ne Ja journée, amène immédiatement un soulagement très marque. Mais, après un temps qui varie de.

quelques heures à 48 heures, à la suite de très légers prodro- |

mes, plus souvent encore, Sans aucun signe avant-coureur, ile

malade est pris tout à coup d'un frisson très violent avec cla-

quement de dents et tremblement généralisé. La température

s'élève jusqu'à 40 et M, baisse insensiblement, et le lendemain tout est rentré dans s l'ordre. Il ne reste plus qu ‘une légère lassitude el une Dane à peine marquée chez certains malades. | l Ce

Malheureusement, le malade n’en est pas toujours quitte à si bon marché. Les symptômes s'aggravent, les troubles nerveux, digestifs, cireulatoires, deviennent plus intenses, Anxiété, agi-

tation extrême, facies grippé, traits lirés, œil excavé, respira-

tion pénible, extrémités froides, touteoncourtà donnerau malade un aspect effrayant. Son corps et surtout sa face se couvrent d'une sueur visqueuse, sa bouche est pâteuse et amère, sa langue devient fuligineuse, et le malade ne tarde pas à succomber dans une profonde adynamie.

: À côté de cette forme aiguë, il existe une forme lente, chronique. Ici, les troubles digestifs et l’état général qu'ils provoquent dominent absolument la scène morbide.

L'appétit diminue, disparait ; les digestions, simplement pémibles, deviennent laborieuses. La langue est saburrale, chargée d’un enduit épais, jaunàtre, prononcé surtout le matin, mais ne disparaissant pas complètement dans la journée. Le. malade maigrit d’une facon manifeste ; il s’affaiblit de jour en jour, son visage jaunit, sa bouche devient sèche et il éprouve beaucoup plus d’appétenee pour les boissons que pour les aliments. La fièvre prend ordinairement le type continu et la température ne dépasse pas 38°,5 à 39°: « On observe, dit Perrève, de petites fièvres capables deminerles constitutions les plus robustes. » Les malades sont sans cesse sous le coup d’une explosion spontanée ou provoquée d'accidents aigus, et c’est uniquement à ces accidents que devra être attribuée la terminaison fatale si on n'a pas su les prévoir.

Les théories se sont suecédé les unes aux autres pour expliquer la nature intime de ces accès de fièvres urineuses. La cause en était attribuée tantôt à la résorption de l’urine malade par une érallure de la muqueuse urétrale ou vésicale, tantôt à une

congestion réflexe venant arrêter la sécrétion rénale. On a dis-

cuté ainsi jusqu'au jour où Clado découvrit dans les urines une bactérie spéciale, qu'il regarda comme la cause pathogène de l'empoisonnementurineux. Albarran et Hallé démontrèrent que | la présence de ces micro-organismes dans les urines purulentes suffisait à produire des inflammations suppuratives dans l'appareil exeréteur de l’urine.

La fièvre urineuse est donc une maladie infectieuse, microbienne, prenant son origine dans des urines qui ne deviendront septiques que parce qu'elles auront subi une transformation ammoniacale.

En 1859, Pasteur découvrit que cette modification des urines tenait à la présence d’une petite torulacée, ferment organisé que l’on introduisait par la sonde dont on se servait pour: faire le cathétérisme.

En 1864, Van Thiegem décrivit cette torulacée et montra qu'elle était « formée de chapelets de globules sphériques, très réfringents, homogènes et toujours en mouvement. »

La torulacée ne peut, à elle seule, suffire à décomposer l’urine. Elle donne naissance à un ferment soluble découvert par Musculus, en 1876, et qui, en se décomposant, fixe deux molécules d’eau sur l’urée et la transforme en carbonate d’ammoniaque.

Des recherches récentes ont démontré que la torulacée de ’asteur et de Van Thiegem n était pas le seul ferment de lurte. Miquel, en 1879, découvrit dans l'eau d'égout un baeille bien différent du précédent, comme allure, quoique possédant la

même action. Bouchard a observé un autre ferment qui se

pr

présente sous la forme de petits bâtonnets isolés, placés parfois bout à bout en chapelets et doués d’une mobilité remarquable. Son activité paraît bien inférieure à celle de la torule.

Feltz et Ritter en 1873, Colin en 1876 et enfin Guyon, ne contestent pas la théorie de Pasteur et de Van Thiegem, mais ils prétendent qu'au point de vue clinique on n'avait pas à tenir compte de la torulacée. °« L'inflammation des voies urinaires et de la vessie, surtout, est une condition indispensable de l’état ammoniacal. Elle domine la scène et relègue à un plan bien secondaire les germes atmosphériques. »

La question est tranchée aujourd'hui. La vérité se trouve entre ces deux théories, qui se complètent l’une l’autre. Chacun de ces facteurs, catarrhe de la vessie d’un côté, micro-organismes de l’autre, existant séparément, reste frappé d’impuissance. Les conditions indispensables de l’ammoniurie seront réunies lorsqu'ils combineront ieur action et se prêteront un mutuel appui. Ce qu'il faudra éviter, ce sera de les mettre en présence.

..« Primum non nocere », telle sera la devise de tout chirurgien soucieux de son art. Son premier devoir sera d'éviter d'infecter le malade qui se confie à ses soins.

Nous pouvons donc formuler, dès maintenant, cette règle : Necessité d’une rigoureuse asepsie dans toute intervention chirur-

gicale sur les voies urinaires.

aftemmation Fe ses parois ; cette. nas on 4

gagne fa proche en proche la muqueuse des uretères. et des

LE bassinets. Ceux-ci subissent bientôt une dilatation. L'évolution £

morbide : accomplit à l’état aseptique ; les uretères ne con- | | “tiennent pas de micro-organismes, da fièvre manque. Toutes u les conditions se trouvent réunies pour la mise en état de récep- : tivité de l’appareil urinaire. Que’le cathétérisme soit pratiqué sans précautions aseptiques, appareil urinaire tout entier ne tardera pas à être envahi. Bouchard ne nous dit-il pas «qu'une seule bactérie donne naissance, en dix heures, à plus de 60 millions de produits, à des milliards en 24 heures? » Le terrain sera favorable au développement des microbes, les

lésions anatomiques. faciliteront leur ascension dans les ure-

XIT tères et leur permettront d'arriver jusqu'au rein. Il se produira une néphrite infectieuse qui sera bien souvent mortelle.

Par conséquent, tous ces accidents locaux ou généraux n'ont qu'une seule cause : l'infection des voies urinaires. Le cathétérisme n'est done pas une chose banale comme on se le figure. Tuffier a dit : « Tout sondage est une opération. » Et Ricard a eu raison de formuler cet axiome : « Une sonde propre, aseplique, quelque fréquent que soit son emploi, ne détermine jamais ni cyslite purulente, n1 urétrite, ni orchite, ni abcès urétral, ni accès de fièvre urineuse. » Il ‘convient d'ajouter : «... à condition que les voies urinaires ne soient pas préalablement infectées ; sans quoi, la sonde même aseptique, peut produire une auto-inoculation en puisant des principes infectieux dans les voies mêmes qu'elle est chargée de traverser. »

Si le simple cathétérisme peut amener des complications aussi graves, on comprendra sans peine les nombreuses précautions dont il faudra s’entourer dans la pratique des opéra-

tions plus sérieuses sur les voies urinaires.

La vessie et les organes urinaires sont quelquefois envahis par les microbes qui s'y.développent depuis un certain temps. Il faudra détruire, chasser, ces micro-organismes ou bien encore créer un milieu arlifieiel qui les rende incapables de se

reproduire.

sepsie | des si viendra lasepsie du

Dans un deuxième chapitre, nous verrons les lavages dela vessie, leurs avantages pré et post- opératoires et leurs appli catiohs-àcertaines maladies. 5 2 es

Dans notre troisième chapitre, nous dirons comment on doit AP HUCE l'asepsie et l’antisepsie descendante. Nous S passerons en revue les divers médicaments, qui, donnés par la bouche et absorbés par le tube digestif, S ‘éliminent par les reins et pas- “sent dans les urines. Nous insisterons principalement sur le ‘salol, médicament nouveau, qui pour certains auteurs constitue le meilleur antiseptique des voies urinaires.

Nous terminerons, enfin, par le traitement antiseptique de la

blennorrhagie.

K] Ve SE RM

DE a a

La mort des urinaires est presque toujours due à l’infection. Nous avons vu que les ir instruments et, surtout, le cathé- térisme devaient être les premiers accusés de cette introduc- tion des DÉS ReRe SE te.

Reliquet a défini 1. ie ae L'introduction dans >È urètre, jusque dans la vessie, des instruments destinés soit à l'exploration de l’urètre et de la vessie, soit à l'évacuation du liquide contenu dans la vessie, soit aux opérations pratiquées dans l’urètre et la vessie. De Îà trois genres de cathétérisme : 1° l’explorateur ; 2° l'évacuateur ; 3° celui des opérations spéciales. »

-Nous nous servons en chirurgie urinaire d'instruments en métal, en caoutchouc et en gomme.

Les instruments métalliques, et parmi eux nous comprenons les sondes en métal, lithotriteurs, bougies Béniqué et quelques pièces de l’urétrotome de Maisonneuve, doivent être rendus aseptiques par les procédés de l’antisepsie chirurgicale ordinaire. Conservés dans des boites métalliques fermées, ces instruments sont mis à l’étuve à 150° pendant une demi-heure et peuvent ou non être plongés ensuite dans une solution antiseptique. Si on ne possède pas d'étuve on se contentera de laisser pendant quelques heures les instruments dans une solution d'acide phénique à $ p. 100.

L’ébullition dans l’eau simple, dans l’eau salée, doit être considérée comme donnant pratiquement des garanties -suffisantes. [1 est certain que l’ébullition dans l’eau phéniquée en solution forte est préférable ; mais 1l est souvent bien difficile au chirurgien d’avoir toujours cette solution à sa portée et en quantité suffisante.

Bouchard propose le flambage ; 1l va jusqu’à dire qu'il faut « non pas flamber les sondes en argent, mais les brûler à la flamme. »

M. le professeur Tédenat commence par laver et brosser les instruments métalliques, puis illes flambe sur la flamme de la lampe à alcool ou bien il les place dans un bassin émaillé contenant une légère couche d’alcool. Celui-ci est allumé et brûle en produisant pendant ; à 6 minutes une température de 180° à 200°. Illes plonge ensuite dans une solution de créoline à 3 p. 100 ou une solution phéniquée à SP. 100.

L'usage des instruments métalliques est relativement restreint et le plus souvent ce sont des sondes molles ou demimolles qu’il convient d'employer.

Les sondes en caoutchouc rougies, dites sondes de Nélaton, sont les plus faciles à désinfecter. Elles supportent très bien la chaleur et on peut les plonger pendant une demi-heure

— 17 — ae

dans l’eau bouillante. Elles ont en outre l'avantage de supporter le contact des antiseptiques puissants : le sublimé au 1,000° Ou au 2,000° ; la créoline à 2 ou 3 p. 100.

Pour les instruments en gomme, sondes, bougies, la stérilisation est bien difficile à réaliser, car la gomme dont les tissus sont.imprégnés s’altère facilement par le séjour dans l’eau pure ou tenant en suspension un principe médicamenteux. |

M. H: Delagenière, interne de M. Terrier, a trouvé un procédé ingénieux qui permet d'obtenir rapidement et à peu de frais la stérilisation d’une sonde en gomme : les sondes, classées par numéro, sont placées dans des tubes en verre bouchés à la ouate hydrophile. Ces tubes, étant disposés dans une boîte à compartiments, sont portés pendant trois jours de suite à l’étuve à 100°, où ils séjournent environ une demiheure. Lorsqu'on veut sonder un malade, la boîte est apportée, l’infirmier présente le tube demandé ; le chirurgien, « dont les mains sont aseptisées comme sl s'agissait d’une opération », enlève d’une main le tampon de ouate et de l’autre saisit la sonde voulue. Le tube est aussitôt refermé et replacé dans la boîte.

Lorsque la sonde a servi, elle est grasse et septique. Pour qu’elle puisse servir de nouveau, on l’essuie avec un peu de ouate hydrophile pour la débarrasser du corps gras dont elle est entourée ; puis on injecte dans son intérieur, avec une seringue, de la solution de sublimé au millième ; on la place ensuite entre deux couches de ouate et onla laisse un ou plusieurs jours, jusqu'à ce qu’on ait assez de sondes à stériliser pour remplir un tube.

Ce procédé de stérilisation est excellent pour un service d'hôpital, où l’on n’a que quelques urinaires à traiter. Maus il a l'inconvénient de nécessiter un trop grand nombre d’ins-

truments dans les services spéciaux où les malades abondent.

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Il est difficile qu'il puisse entrer dans la pratique courante de la ville et impossible à appliquer par les malades qui doivent se sonder eux-mêmes.

M. Albarran a rapporté d’autres procédés de stérilisation d'instruments en gomme. Ces procédés ont cours actuellement dans le service de M. le professeur Guyon:

Stérilisation par l'acide sulfureux. — I s’agit d'un appareil dans lequel l’acide sulfureux s'obtient par l’action de l'acide chlorhydrique sur le bisulfite de soude. Trois heures de séjour suffisent pour stériliser les sondes infectées. Ce procédé peut être employé un très grand nombre de fois sans* que les sondes en gomme, gutta-percha et caoutchouc, soient altérées le moins du monde. Mais il ne peut être employé pour les instruments métalliques, qu: seraient attaqués par l'acide sulfureux.

On pourra aussi stériliser les sondes en gomme avec l’autoclave. Il suffira des les laisser dans l'appareil pendant 20 minutes à 120° pour que la stérilisation soit parfaite.

Stérilisation à l'éluve sèche. — Le procédé consiste à porter les sondes à une température de 100° pendant une demiheure. Il est très applicable aux sondes métalliques et aux sondes de Nélaton ; mais, lorsque les sondes en gomme ont été chauffées à plusieurs reprises, le vernis qui les recouvre se fendille et l'instrument est perdu. On pourrait éviter cet inconvénient en introduisant les sondes dans des tubes en verre bouchés à la ouate et portés ainsi à une haute température.

Ces procédés que nous venons de voir nécessitent l'emploi d'appareils spéciaux. Ils sont très praticables à l'hôpital, mais impossibles en ville. Il a donc fallu rechercher d’autres moyens plus commodes de stérilisation.

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L'aseptisation des instruments par l'ébullition est un procédé très simple ; il a l'avantage de conserver assez bien les sondes ; malheureusement il n’est pas toujours sûr. La stérilisation sera souvent obtenue après un séjour d’une demiheure dans l’eau bouillante ; mais, si l’on veut qu’elle soit parfaite, ilfaudra faire bouillir l'instrument pendant trois jours de suite et le garder, dans cet intervalle, dans des récipients aseptisés à cet eflet.

Dans le procédé de stérilisation par l’acool etle sublime, on injecte de l'alcool à 70° dans l’intérieur de la sonde. Puis on fait une injection de sublimé à 1 p. 1000. L'instrument est ensuite laissé pendant une heure dans le bain de sublimé. |

Les instruments sont aseptiques ; comment les conserver dans cet état jusqu'au moment de leur emploi ?

Nous avons vu que M. Delagenière les plaçait dans des boîtes fermées, entre deux couches de ouate ou bien encore dans des tubes stériles.

Bouchard conseille de conserver les sondes en caoutchouc et en gutta-percha dans des solutions antiseptiques (sublimé, acide phénique, biodure, créoline, naphtol camphré, salol émulsionné après solution dans l'huile d’aniline). Malheureu- - sement ces sondes s’altèrent rapidement dans les liquides où elles séjournent. Leur surface se ternit, se dépolit, devient rugueuse et par conséquent peut être une cause d'irritation de la muqueuse urétrale.

Ce procédé, d’ailleurs, est infidèle pour plusieurs raisons : 1° parce qu'il est impossible. d’être sûr d’avoir aseptisé le eanal de la sonde, du moins pour celles de petit calibre ; car les bulles d’air emprisonnées peuvent empêcher le contact du liquide ; 2° ce contact est bien plus difficile à obtenir, si la sonde est enduite d’un corps gras, huile ou vaseline.

M. Poncet (de Lyon) a fait construire un meuble dans

lequel il maintient aseptiques les instruments stérilisés. Chacun des tiroirs de ce meuble renferme une certaine quantité de poudre de talc et d’acide borique, préalablement stérilisés par un séjour prolongé dans une étuve à 140°. C’est dans cette poudre que sont placées les diverses variétés de sondes et de cathéters.

Voici, d'après M. Albarran, quelle est l'installation adoptée par M. le professeur Guyon, dans le service spécial de l'hôpital Necker : « De grandes boîtes de fer étamé, divisées en compartiments, contiennent les différentes variétés de sondes, explorateurs, etc. Ces boîtes ont un couvercle mobile et servent pour la stérilisation à l'acide sulfureux ou à l’étuve, | suivant qu’elles sont découvertes ou munies de leur couvercle. Tous les matins, l’infirmier fait la toilette antiseptique de ses mains et retire de cette boîte les instruments stériles ; ceux-ci sont plongés dans une solution de sublimé à 1 p.°/, (sans alcool). À ceteflet, nous avons dans le chariot de visite et dans la sälle de consultation de grands plateaux en ‘fonte émaillée de porcelaine ; ces plateaux sont divisés en 8 compartiments par des lames de verre, et chaque compartiment contient une variété de sondes, d’explorateurs ou de bougies.

Lorsqu'on veut se servir des intruments, on les prend directement dans le plateau et, avant de les introduire dans l’urètre, on les trempe dans de l'huile ou de la glycérine phéniquée au quinzième. Foutes les sondes qui ont servi sont essuyées avec une compresse antiseptique au sublimé, et placées immédiatement dans un grand bocal qui contient du sublimé au millième. A près la visite, on injecte dans l’intérieur de ces sondes de l'alcool à 70°, puis du sublimé ; elles plongent dans ce dernier liquide pendant une heure et sont dé nouveau gardées dans la boîte stérile, en fer étamé, jusqu’au lendemain. Une fois par semaine on stérilise par l'acide sul-

ee

fureux, ou à Pétuve sèche, les sondes qui ont servi à plusieurs reprises.

Quant aux sondes qui n’ont pas servi pendant la visite, il suffit simplement de les retirer des plateaux qui contiennent du sublimé et de les garder dans la boîte en fer stérile. Un ‘ certain nombre de ces sondes restent toujours dans les plateaux ; elles sont destinées aux besoins de la journée et de la contre-visite de l’interne. »

A l’hôpital de Montpellier, M. le professeur Tédenat fait bouillir les sondes en gomme pendant 1$ ou 20 minutes, dans une solution de créoline à ; p. °/,, puis il injecte cette solution chaude dans leur intérieur. Au moment d'introduire ces instruments dans le canal de l’urètre, il les enduit préalablement de vaseline iodoformée.

Pour les malades qui doivent se sonder chez eux, il est nécessaire de leur apprendre à se cathétériser et de leur montrer l’importance des soins antiseptiques. Tuffier a fait construire à cet effet de longs tubes en verre contenus dans une armure de fer-blanc. Le bouchon de ces tubes est également en verre et terminé à son extrémité inférieure par une pointe effilée qui est introduite dans la lumière de la sonde. Il suffit de retirer le bouchon pour que la sonde sorte du tube sans

qu'on ait eu à la toucher.

: Ces sondes sont stérilisées comme les autres, puis elles sont plongées en permanence dans une solution antiseptique contenue dans le tube en verre. On change de liquide tous les matins et on injecte de l’alcoo! et du sublimé dans l’intérieur de ces sondes. Le malade devra, bien entendu, se laver les mains avant de se cathétériser.

Tous ces procédés, employés à l'hôpital, peuvent être pra- ‘iqués chez soi à la consultation particulière. [l n’en sera pas de même pour le cathétérisme en ville. Il existe cependant un

moyen bien simple de faire l’asepsie au domicile des mala-

des. On aura un étui en cuir contenant deux tubes en verre remplis de sublimé et bouchés à l’émeri. L'un de ces tubes contiendra les sondes aseptiques, l’autre renfermera celles qui ont déjà servi. |

Il ne suffit pas d’avoir des instruments aseptiques, il faut encore que le chirurgien prenne des précautions. D'après Fürbringer, le meilleur mode de désinfection des mains consiste à les laver avec la brosse et le savon et les passer, ensuite, dans l’alcoo!l à 70° et dans le sublimé au 1000".

Quant au liquide destiné à faciliter le passage des sondes, on le soumet à une température de 100 à 120° que l'huile et la vaseline supportent sans s’altérer et qui sont faciles à garder aseptiques. Il suffira d’en remplir un tube à essai fermé au coton hydrophile et de le plonger pendant une heure dans l’eau bouillante. On emploiera aussi l’huile ou la vaseline boriquée, phéniquée, iodoformée.

Tout cela ne suffit pas. Il faut, en outre, que la sonde ne puisse se contaminer au contact du gland et du méat. Lorsque le canal de l’urètre est indemne de toute infection, les précautions seront minimes. On se contentera de purifier toute la région génitale par un lavage avec la solution de sublimé, si la chose est possible, et à défaut de cette solution, avec de l'eau qui aura simplement bouilli.

dat contraire, lorsque l'urètre et la vessie seront en- | © vahis par les micro-organismes, il sera de toute nécessité Ar. nd Sephseron antiseptiser le milieu opératoire avant de tenter : AS une intervention chirurgicale quelle qu’ "elle soit. He TA SPP CT PTS Outre les précautions que nous avons déjà ee Lt FEES TEE Laure stériliser, c'est-à-dire annihiler “l'influence te ARR ; des microbes contenus dans Furine. Fons ee ___ M. Barette, dans son Traité d'antisepsie, nous dit : « ar | RE ration de l'urine dans les affections subaiguës ou chroniques | de l'appareil urinaire est la cause des complications plus ou # moins graves qui suivent, ou bien de simples manœuvres d’ex- | ploration ou plus souvent des actes opératoires, comme la dilatation progressive, l’urétrotomie, la lithotritie, etc. C’est pourquoi il est très important de modifier, autant que possible, le caractère du liquide qui circule dans les voies urinaires, de diminuer sa septicité. »

Comment arriverons-nous à ce but? Par le, injections intra-vésicales, par le lavage de la vessie.

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Les procédés employés pour opérer ces lavages sont très nombreux : | .

Reliquet prétend que le meilleur instrument est la seringue à anneau, dite à hydrocèle, « à la condition que le piston glisse aisément et que la canule ne soit pas trop étroite. »

Il suffit de dévisser une de ces seringues qui traïnént dans les hôpitaux, sur les lits des malades, pour avoir une idée de “eur malpropreté. La stérilisation de ces instruments est, en effet, impossible; car ils ne supportent n1 la chaleur, ni les antiseptiques. On a essayé de les remplacer par la poire en caoutchouc munie d’un ajutagé en verre facile à désinfecter ; mais 1ln’est pas aisé de remplir tout à fait cet instrument et les quelques bulles d’air qu'on ne peut chasser risquent fort de s'engager dans la vessie. De plus, le médecin ne peut mesurer le degré de résistance de cette dernière, ni la forct qu'il emploie pour pousser l'injection.

- M. Guyon vient de faire construire par M. Collin de nouvelles seringues en verre dont on comprendra facilement tous les avantages. Leur seul inconvénient est que le piston a besoin, pour bien fonctionner, d’être recouvert ou plutôt imbibé d’une substance grasse qui finit par s’altérer, par fermenter et par contenir de grandes quantités de microbes. A chaque coup de piston, cette graisse s'étale sur les parois du corps de pompe etse mêle au liquide. Pour parer à la difficulté, 1l suffit d’avoir, pour chaque seringue, un piston de rechange qui puisse être facilement monté ou démonté, et qui plongera dans un milieu antiseptique, dont on ne le retirera qu'au moment de s’en servir. On stérilisera aussi le cuir, en le graissant avec de l’huile phéniquée au 10°:

Dans les services hospitaliers, les lavages de la vessie se font d’une façon très commode à l’aide de certains appareils ; mais 1ls nécessitent l'emploi de la sonde.

Un moyen bien simple est de se servir d’un entonnoir qu’on

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relie à l'embouchure de la sonde par un tube en caoutchouc. : L'eau est introduite dans l’entonnoir,: tenu dans une position élevée, et passe ainsi dans la vessie. Pour laretirer, il suffira d’abaisser cet entonnoir. Comme on le voit, cet appareil n’est qu'un siphon. analogue à celui dont on se sert pour le lavage de l'estomac. |

Lorsqu'on voudra pratiquer des lavages prolongés, l’appareil de Keyès rendra de grands services. C’est un réceptacle en caoutchouc que l’on suspend au-dessus du lit du malade. Untube, également en caoutchouc, muni d’un robinet à double courant est adapté à ce réservoir. Une armature métallique met en rapport la sonde avec ce dernier.

Pour s’en servir, on soulève à deux mètres environ audessus du sol le réceptacle rempli du liquide à injecter. Le malade introduit sa sonde dans le canal, l’applique au tube en caoutchouc et donne au robinet la direction voulue pour que le liquide pénètre dans la vessie. Le même robinet, suivant la direction, servira de porte d’entrée ou de sortie du liquide.

A l’hôpital Necker on a installé des récipients que l’on suspend à des hauteurs différentes. Un tube en caoutchouc terminé par une canule en verre met en communication le réservoir avec la sonde. Une pince à pression spéciale, située près de la canule, permet d'augmenter ou de modérer la puissance du jet du liquide.

Des tentatives nombreuses ont été faites pour supprimer l'introduction de la sonde, dans le lavage de la vessie.

D'après Mallez, les premières recherches dateraient de Cloquet. L'appareil dont ce dernier se servait se composait d’un tube en caoutchouc muni, à l’une de ses extrémités, d’un petit morceau de sonde formant emboutet pourvu à l’autre extrémité d’un entonnoir en verre.

En 1872, on présente à l’Académie de médecine un appa-

reil composé d’une poire en caoutchouc qui comprime

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de l'air sur l’eau contenue dans un récipient gradué ; le récipient est mis en communication avec une sonde enfoncée de s centimètres seulement dans l’urètre. |

En 1874, Zeissl introduit dans l'urèthre l'extrémité de la canule d’un irrigateur.

En 1880, Chauvel se contente d'introduire dans le canal de l'urètre l'extrémité de la canule d'une seringue à anneaux. D'une main, il comprime le gland, près du méat, etde l’autre il pousse le piston: « Malheureusement, dit-il, ce procédé, si simple et si avantageux, nécessite l'emploi d’une certaine force pour la marche du piston et l'on ne se rend pas très bien compte de la résistance qu'apporte la vessie Il ne saurait êtreutilisé dans les cas d’irritabilité de la vessie ; mais il conviendrait si les parois vésicales n'étaient que peu altérées. »

En 1882, M. Vandenabeele emploie le siphon etune canule métallique.

Enfin, en 1888, parut la communication de M. Lavaux, sur le lavage de la vessie sans sonde. Son appareil se cempose d’un réservoir, d’un tube en caoutchouc et d’une canule métallique spéciale. Cette canule, qui doit être introduite dans l’urètre, a s cent. de longueur. Elle est conique et terminée par un petit boutolivaire ; son extrémité opposée présente un rebord destiné à s'appliquer sur le pourtour du méat et à fermer l’urètre.

Quand on veut se servir de l'appareil, on place le récipient à 1ms50 au-dessus du malade. Celui-ci, couché horizontalement, introduit la canule dans son urètre, puis il ouvre le robinet. Le liquide remplit d'abord l’urètre antérieur, presse ensuite la portion membraneuse, l’entr'ouvre et pénètre dans la vessie. On ferme le robinet et on retire la canule dès que le malade éprouve le besoin d’uriner.

Tels sont les divers procédés employés pour le lavage de la vessie. Le lavage du canal de l’urètre sera toujours très

e — 297 — utile, sans doute, mais ilest loin d’avoir l'importance du précédent. |

La seringue suffira quelquefois pour opérer le lavage de l’urètre antérieur. M. Lavaux le pratique avec succès à l’aide de son appareil et d’une sonde à double courant.

Lorsque la partie postérieure de l’urètre suppurera, on aura beau faire uriner le malade avant de le sonder, la miction ne sera pas suffisante pour le laver et le cathétérisme introduira infailiblement une certaine quantité de pus dans la vessie.

M. Lavaux montre, par des calculs, que la pression de son appareil, suffisante pour laver l’urètre antérieur, ne pourrait franchir la portion membraneuse sans pénétrer dans la vessie.

Le choix du liquide à injecter varie suivant les cas.

Les lavages simples, soit par la suppression de l’état ammoniacal de l’urée, soit par l'excitation directe qu'ils provoquent sur la paroi, sont d’une incontestable utilité. Mais ils ne suffisent pas toujours. On sera forcé, alors, d’avoir recours à des injections spéciales, dont l’action modificatrice sur les parois vésicales sera plus énergique.

Les diverses substances antiseptiques n’agissent pas toutes avec la même efficacité pour empêcher la fermentation ammoniacale de se produire. Les uns ont vanté l'acide phénique en solution à 1/1000 (Reliquet), les autres, le sublimé à 1 pour 3 Ou 4000. Le premier est en solution trop faible, le second est tropirritant pour la muqueuse vésicale. Thompson se sert de la solution glycerinée de borate de soude. Il y a quelques années M. Hünn attira l'attention des praticiens sur les injections de quinine. MM. Picot et Dubrueil obtinrent certains résultats avec la solution de salicylate de soude à 1 /200. On a essayé aussi le sulfate de cuivre, l'acide benzoïque, etc., ettout récemment la résorcine, 2 ou 3 p.c/,, le naphtol, 1/100

ee

et la créoline, employée avec succès par M. Tédenat, en solution de 1 ou 2 p.°/,.

Les substances les plus actives sont. en première ligne : le nitrate d'argent ; en seconde, l'acide borique. A son action antiseptique, le nitrate d'argent joint la propriété de modifier avantageusement les muqueuses enflammées. Son emploi sera donc indiqué lorsqu'il existera, en même temps, de la cystite et de l’'ammoniurie. En revanche, il cèdera la place à l'acide borique, lorsque la muqueuse sera saine, car il pourrait amener sa desquamation.

Guyon s'exprime ainsi à propros de cet acide : « Depuis huit ans que je me sers des injections intra-vésicales d'acide borique, d’après les conseils de Pasteur, j'en ai obtenu les résultats les plus satisfaisants. L’acide borique a l'immense avantage, pour la pratique, de pouvoir être employé à haüte dose (3 et 4 p. ‘/,) sans provoquer la moindre douleur. Aussi ne voudrais-je, à aucun prix, cesser d'en faire usage. »

Par conséquent, lorsque les urines seront aseptiques, lorsque le canal de l’urètre ne suppurera pas, les lavages avec la solution d’acide borique à 4 ou $ p. °/,, faits avec des instruments bien propres; suffiront pour maintenir la permanence de l’état aseptique.

Lorsque la vessie contiendra des micro-organismes, lorsque la cystite sera déclarée, il faudra faire de grands lavages à l'acide borique, puis avec une solution de nitrate d’argent au $00°.

Les injections intra-vésicales doivent être faites doucement, à une température de 35° à 38°. Quand on aura poussé s0 à 6o gr. de solution dans la vessie, il faudra faire ressortir le liquide. On recommencera l'opération jusqu’à ce que ce liquide revienne clair et limpide.

Les injections intra-vésicales occupent, dans la thérapeutique des voies urinaires, une place considérable. « Si j'avais, dit Guyon, à formuler mon opinion à leur égard, je commencerais par vous dire que j'en pense beaucoup de bien et beaucoup de mal. Elles sont, entre les mains des médecins, une arme à double tranchant : excellent instrument pour qui sait bien s’en servir, instrument dangereux pour qui n’en a pas l'expérience. »

Les lavages vésicaux présentent, non-seulement l’avantage de s'attaquer au microbe et de s'opposer à la fermentation, mais encore de laver la face interne de la vessie, de modifier la muqueuse enflammée et de créer un milieu défavorable au développement des micro-organismes.

.Tantôt ils auront pour but d’'évacuer des graviers ou des débris de calculs ; 1ls constitueront, alors, l’un des temps les plus importants de la lithotritie moderne ; tantôt ils expulseront des masses purulentes et glaireuses qui n’ont pu s’échapper en même temps que l'urine, ou bien encore, des caillots sanguins qu'il a été impossible de chasser.

Ils poursuivront aussi une action modificatrice sur les parois et sur le contenu de la vessie. Ils constitueront, alors, le traitement de choix de certaines cystites.

Ils seront, en outre, un très puissant auxiliaire pour le chirurgien dans ie cours de plusieurs opérations importantes.

Dans les cystites des calculeux, des rétrécis et des prostatiques, les lavages antiseptiques de la vessie modiferont très favorablement l’inflammation.

Dans la cystite membraneuse, on ne saurait trop insister sur les injections intra-vésicales ; on les répétera à chaque

EN De cathétérisme et on lesfera dès que les urines auront une tendance à redevenir odorantes et sales.

La douleur est leur seule contre indication. « Dans la cystite tuberculeuse, dit Guyon, rien n'aggrave la fréquence et les douleurs comme le lavage. La sensibilité particulièrement vive de la vessie tuberculeuse rend bientôt l'introduction des liquides impossible et devient l’occasion de l’aggravation de la cystite et de l’apparition des néphrites. »

Ce qui persiste avec la fréquence, lorsque la douleur a disparu, c’est le trouble de l'urine, c’est-à-dire le mélange du pus avec le liquide urinaire. On combattra cette suppuration de la vessie par l’évacuation et les lavages. Ces lavages réitérés et abondants sont, non-seulement indiqués, mais ils représentent l’un de nos plus précieux moyens de traitement. Ils font autant de bien qu'ils auraient pu occasionner de mal.

M. Reboul, dans sa remarquable thèse de doctorat, prétend avoir traité avec succès des cystites tuberculeuses et des cystites purulentes par des instillations de naphtol camphré (4 à $ gouttes tous les 6 ou 8 jours).

Il a obtenu aussi d'excellents résultats, dans les cystites douloureuses, avec des injections chaudes de pavot, puis d’acide borique ou de chloral.

En empêchant l’'ammoniurie, les injections intra-vésicales s'opposent au processus qui se termine par les néphrites infectieuses. En modifiant favorablement le catarrhe de la vessie, elles constituent le meilleur traitement prophylactique des néphrites ascendantes.

Dans les plaies de la vessie, quel que soit le procédé choisi, les lavages poussés avec précaution seront utiles pour assurer le libre écoulement de l’urine et faciliter l’issue des

caillots.

Nous parlerons, dans un des chapitres suivants, des lavages

de l’urètre, comme moyen de traitement de la blennorrhagie.

L'emploi de ces lavages est excellent dans le cas de rétrécissement de l’urètre. Il ne faut pas s'attendre à obtenir de grands résultats lorsqu'il s'agira de rétrécissements durs, fbreux, anciens et modifiés dans leur structure par des opérations successives. Au contraire, lorsque ces rétrécissements seront mous, vierges, en quelque sorte, de toute sonde, les effets d’une pression, mème faible, de liquide, seront surprenants.

En 1871, on présenta à l’Académie de médecine un travail historique, destiné à faire savoir qu’à une époque reculée, l'urine, passant avec une certaine pression dans le canal de l’urètre, avait été employée comme agent de dilatation des rétrécissements.

Gosselin dit à ce propos : « Je considère l'urine comme étant, en pareil cas, le principal corps dilatant. Elle ne peut, en effet, se frayer une voie sans exercer sur les parties rétrécies une pression qui les fait céder et, par conséquent. les dilate. »

L'huile, primitivement employée en injections, servait de véhicule à des substances médicamenteuses. Lorsqu'on s’est aperçu que ces injections agissaient surtout comme moyen mécanique, c’est de l’eau dont on a usé.

Reybart inventa un appareil pour pratiquer des injections forcées avec des liquides soumis à une certaine pression. Il proposa plus tard le mercure comme agent dilatateur.

Thompson revient aux injections d'huile ; il recommande d'exercer une pression assez forte jusqu’à ce qu'on ait la sensation d’une résistance vaincue.

Guyon a employé, dans certains cas difficiles, la pression hydraulique. Une sonde de moyen calibre est introduite en avant du rétrécissement. Une ligature est placée sur la

HT verge. Un tube, adapté à l'extrémité de la sonde et communiquant avec unrécipient, permet de varier la pression à laquelle on veut soumettre ce rétrécissement. Une colonne d’eau de 1 mètre et une demi-heure de pression, sont des maxima qu’on ne doit pas dépasser.

M. Vandenabeele reprend l’idée de Gosselin, qui fait agir l'urine comme agent de dilatation et montre que la pression qu'il peut exercer avec son appareil est plus puissante, plus énergique, puisqu’au lieu de faire agir un liquide de dedans en dehors, « c’est d’abord de dehors en dedans, ensuite de dedans en dehors, qu’il exerce son action ». — « Si l'on veut bien ajoute-t-1l, comparer les forces d’aller et de retour, 1l sera facile de se convaincre de la supériorité de la première sur la seconde. »

L'action des lavages sera tout aussi considérable lorsqu'il s’agira de prévenir les complications qui surviennent à la suite de manœuvres opératoires.

La simple exploration de la cavité vésicale nécessite de grands soins antiseptiques. On sait que l’on a vu survenir, chez certains malades, des accidents fébriles, de la cystite, de l’orchite, de l’urétrite, à la suite d’explorations faites même par des chirurgiens d’une habileté incontestable. Aussi, tout cathétérisme devra-t-1l être précédé et suivi d’un bon lavage à l’acide borique.

C'est encore à la solution boriquée que nous aurons recours pour remplir la vessie dans l'opération de la taille hypogastrique ou périnéale. M. le professeur Tédenat vient de remplacer avec succès cette solution par celle de créoline, 1 ou 2 pour 100. S'il survient une complication, rupture de la vessie, par exemple, l’effusion du hquide antiseptique dans le tissu cellulaire n'’amènera aucun accident bien grave.

A propos de l’urétrotomie externe, Trélat disait: « Sa bénignité augmentera encore au fur et à mesure qu’aug-

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