‹ De l'aphasieChapitre 15 sur 15 · I.F.GROUX · texte numérisé non relu

I.F.GROUX

C’est là un fait peu connu, qui pourrait singulièrement embarrasser le médecin et le conduire à des erreurs de pronostic et de traitement. En voici des exemples :

Aphasie dans un cas de migraine. — Hémiopie. — Engourdissement de la main droite (Note donnée par M. Charcot).

Mm0 M...., de Tours, femme nerveuse, hypochondriaque, âgée de trente ans, ale 7 mai 1872 un accès de migraine, pendant lequel elle vit des soleils de feu, puis elle eut une hémiopie avec obscurité à droite. Tout à coup, elle éprouva une constriclion dans la main droite et dans le poignet. De plus un peu de fourmillement se produisit dans la bouche. Enfin survint un accès d’aphasie très-nette. Le tout se termina par un mal de tète violent et des nausées.

11 y a un an, nouvel accès pendant lequel la main droite est engourdie et insensible. L’engourdissement est suivie d’aphasie. Troisième accès semblable en 1873.

Ces phénomènes, aphasie, hémiopie et engourdissement ne se reproduisent pas dans tous les accès de migraines

Aphasie. — Engourdissement dans le membre supérieur droit

pendant les accès de migraine (Note donnée par M. Charcot).

M. X...., d’Elbeuf, âgé de trente ans, éprouve des migraines périodiques, précédées de fourmillement dans le membre supérieur droit, dans la joue gauche et dephantùmes vibratoires dans l’œil gauche. Pendant deux ou trois heures le malade ne peut plus parler correctement, non pas qu’il ne puisse parler tout à fait, mais il prononce un mot pour un autre sans pouvoir s’en empêcher.

Bientôt surviennent des nausées, les fourmillements cessent, le malade est obligé de se coucher, et la crise dure environ vingtquatre heures.

Dans certaines crises, les fourmillements siègent dans le bras gauche. Le malade n’a pas su se rappeler si, dans ces cas, détail également aphasique.

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