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verseront les parois appendiculaires et, arrivant au péritoine par la voie lymphatique, ils détermineront les grands accidents de la péritonite généralisée, dans un délai excessivement court. A l’autopsie, on sera surpris deconstater quel’appendice, qui a été le point de départ de l'infection péritonéale, ne présente pas de perforation et que sa cavité n’est même pas transformée en foyer purulent. Tout se borne àune inflammation pariétale avec de petits points jaunes quisont des follicules clos tendant à la suppuration: La péritonite semble primitive.
Nous n'insisterons pas davantage sur ces péritonites sans perforation de l’appendice ; elles ont été l’objet de la thèse faite par le Dr Margery, sous l'inspiration de M. le professeur Poncet.
D'autres fois, les petits abcès que nous avons noté dans la paroi de l'appendice auront une évolution plus rapide, sans agir aussi vite sur la séreuse péritonéale. Ils détruiront rapidement les muqueuses et la paroi qui les recouvrent, et donneront la perforation avec toutes ses conséquences. Si le processus est lent, les adhérences protectrices auront eu Île temps de se constituer, et nous ne trouverons qu'un foyer péri-appendiculaire. S'il est rapide, la cavité péritonéale sera envahie d'emblée.
Dans d’autres cas, l'infection se localise de préférence sur les vaisseaux, pour donner de l'endartérite et de la périartérite. On a une irrigation défectueuse où même nulle, et c'est la tendance au sphacèle qui domine la scène.
Toujours la douleur, qui est le symptôme domi-
RS PAS nant au début et qui ne fait jamais défaut, est nettement localisée dans la fosse iliaque droite. Le plus souvent, elle est surtout vive au point de Marc Burnay.
Cette douleur, qui était autrefois exclusivement nommée colique appendiculaire, est produite par l'appendice enflammé et le retentissement de cette inflammation sur le péritoine.
Avec le calcul ou la cavité close, la colique appendiculaire se comprend parfaitement puisqu'elle se trouve assimilée à une colique hépatique ou à une colique néphrétique. Avec le canal ouvert, le symptôme douleur s'explique différemment, mais il s’explique tout aussi bien. Ce sont les phénomènes inflammatoires qui provoquent la douleur, et nous savons
ue la poussée inflammatoire ne manque jamais. En effet, même à une première attaque, on trouve constamment sur l’appendice des lésions chroniques. L’infection débute presque ‘toujours d'une façon chronique et insidieuse, et la colique appendiculaire indique simplement l’exaltation momentanée du processus infectieux.
Tous ces accidents, toutes ces modalités diflérentes d’un même processus, nous donnent le tableau des différentes formes cliniques de l’appendicite.
Le canal appendiculaire était indispensable à M. T'alamon pour expliquer tout cela. À M. Dieulafoy, il faut la cavité close. Pour nous, la seule infection suffit. Elle seule est en cause, et nous n'avons besoin que d'elle pour nous faire comprendre Ja pathogénie des accidents appendiculaires et les
MN CES lésions histologiques que nous constatons sur lappendice.
Nous aurions voulu terminer cette modeste étude par quelques aperçus pratiques sur l’appendicite à canal ouvert. Nous avons recherché s'il n'était pas possible de noter dans la symptomatologie de cette forme d’appendicite, des faits qui nous eussent permis de composer un tableau clinique un peu différent. C'est une tâche au-dessus de nos forces et que nous n'avons pas vu la possibilité de mener à bien.
Toutefois, l’étiologie de l'appendicite pourra peutêtre donner des indications dans certains cas pour une intervention prématurée.
Observations.
Ces quatre premières observations nous ont été communiquées par M. le professeur Poncet.
OBSERVATIONI
Appendicite à canal ouvert. Résection de l'appendice. M. X..., 19 ans. Depuis 6 à 8 mois, le malade est atteint de lassitude, d'inappétence et a perdu 17 kilogs. Comme signe d'appendicite et d'affection intestinale, douleur assez vive au point de Mac Burnay. Pas d’empâtement. Pas de tumeur appréciable.
Opération le 4 décembre.
Appendice complètement flottant. Pas d'adhérence. L’appendice, enlevé et incisé suivant sa longueur, présente un notable épaississement de ses parois, 3 à 4 milimètres au maximum, Aucun corps étranger. Pas de contenu liquide. Muqueuse uniformément rouge, tomenteuse, parsemée de petits points hémorrhagiques. Aucune déformation. Pas de rétrécissement. Pas de cavité close.
Le malade meurt de péritonite aiguë cinq jours aprés.