CONCLUSIONS
I. — Les diverses races humaines présentent entre elles des différences de tissus, de milieu intérieur, d'où peuvent dépen- | dre les prédispositions et les immunités vis-à-vis des maladies; mais bien souvent les caractères pathologiques des races ne
sont que des immunités relatives, qui tiennent simplement au
milieu dans lequel elles vivent et à leur manière de vivre.
Ainsi, l’appendicite est très rare chez les Noirs et chez les peuples peu civilisés, mais elle l’est bien moins si ces peuples se mettent à vivre à l’européenne.
I. — L'appendice vermiculaire des sujets de race noire présente diverses particularités; il est moins atrophié que chez les - Blancs, peut-être à cause d’un pouvoir digestif supérieur; il est très souvent rétro-cæcal et ascendant; le cæcum est distendu et spacieux.
L'appendice présente en outre avec Le péritoine des rapports moins étroits que chez le Blanc, ce qui pourrait expliquer dans une certaine mesure la rareté des cas d’appendicite observés.
III. — La rareté de l’appendicite dans la race noire tient, avant tout, au mode de nourriture; ceHe-ci, essentiellement végétarienne, est composée de fruits et légumes riches en cellulose; elle entraîne une asepsie relative du tube digestif; elle n’est pas riche en acides gras saturés, notion importante, car ce serait le dépôt dans la sous-muqueuse de l’appendice, des savons de Ca de ces acides, qui entraînerait la maladie en empêchant l'apport sanguin de se faire à la muqueuse.
fi
IV. — La théorie de l’appendicite par infection générale est conciliable avec la rareté des cas d’appendicite observés chez le Noir, car les microbes, s'ils sont nécessaires pour créer la lésion, trouvent du moins des auxiliaires précieux dans les troubles appendiculaires d’origine digestive existant déjà.
En outre, l'appendice du Noir paraît relativement pauvre en formations lymphoiïdes, et ce tissu lymphatique plus résistant que chez le Blanc.
V. — La théorie parasitaire de l’appendicite paraît trouver dans notre travail, de prime abord, des arguments qui la réfutent, puisque l’appendicite est aussi rare chez le Noir que l’helminthiase est fréquente. En réalité les parasites agiraient surtout en tant que vecteurs de microbes, et seraient moins dangereux chez le Noir. À
Il convient aussi de signaler chez lui la rareté de l'oxyurose.
VI. — Le Noir est très résistant au shock opératoire et à l'infection, et en particulier son péritoine se défend admirablement contre les microbes.
VIH — De l'étude de l’appendicite chez le Noir, il résulte que la meilleure prophylaxie contre cette aflection consiste dans l'usage d’un régime lacto-fruto-végétarien; tout sujet qui a déjà eu une crise d'appendicite aiguë ou qui est atteint d’appendicité chronique devra veiller à ne pas consommer trop de viande. |
Vu : Vu, BON A IMPRIMER :
Le Doyen, Le Président,