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nes, et variant tout au plus quant aux phénomènes accessoires; mais qu'on doit rencontrer aussi des maladies plus spéciales à certains groupes humains.
Et en effet, les Noirs jouissent d’une immumité relative pour la fièvre Jaune, le paludisme, la dysenterie, l'hépatite avec abcès du foie, toutes maladies redoutables aux Européens; nous soutenons qu'ils paraissent également jouir d’une sorte d’immunité pour l’appendicite, du moins à première vue.
Mais ces phénomènes pathologiques relèvent essentiellement de cette « nature acquise » de Quatrefages; ce sont des phénomènes fonctionnels, et les fonctions s’accomplissant nécessairement sous l'influence immédiate du milieu, ils accusent l’action prépondérante du milieu. Aussi, la pathologie d’une race est souvent explicable par l’action du milieu, plus que par Fexistence de caractères pathologiques spécifiques de la race; l'immunité ou la prédisposition en question sont toutes rela- -tives; ainsi, l'immunité de la race noire vis-à-vis des fièvres palustres est due à des atteintes de la maladie pendant l’enfance, l'enfant nègre présentant toujours des hématozoaires dans le sang; la race blanche eile-même peut acquérir une immunité solide contre la fièvre jaune, par un séjour prolongé dans une colonie à endémicité amarile, et à condition que les sujets continuent ensuite à séjourner dans la zone chaude.
Or, pour l’appendicite, il en est un peu ainsi; il convient de parler simplement d’immunité relative. Le Noir’est très rarement atteint de cette affection tant qu'il vit dans son milieu, “66 que, nourri comme ses ancêtres, sobre et végétarien, il ne goûte pas à la vie civilisée; mais s’il change de milieu, s’il vit - - à l’européenne et use ou abuse de la viande, il devient accessible à la maladie, comme témoignent Guegan, sir R. Short, Murray, et notre maître M. le docteur Verdelet.
D'ailleurs, cette notion de rareté relative de l’appendicite chez le Noir ne lui est pas spécifique; il vaut mieux dire « cette maladie est rare dans tous les pays non civilisés », et nous allons tâcher de démontrer cette dernière proposition.
Les cas d’appendicite se sont multipliés depuis trente ans,
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et nombre d'auteurs se sont émus de cette augmentation de fréquence; les Américains ont: parlé même, pour parer aux nombreux cas mortels, d’extirper dorénavant l’appendice aux enfants, tout comme,-dans certains cultes, on leur enlève le. prépuce !.….
Certes, l'affection est bien mieux connue aujourd’hui que jadis, et l’on ne rapporté plus ses signes à une cause différente, comme la typhlite; mais, même en additionnant tous les cas de syndromes douloureux de la fosse iliaque droite, étiquetés typhlites ou autres dans les observations conservées, on n’atteint pas, etils’en faut, le chiffre d’appendicites diagnostiquées aujourd’hui. ; é
En Angleterre, sur 4 million d'habitants, on relève les nombres suivants de décès par appendicite :