TRAITEMENT
Dans cette variété de l'appendicite, la formule du professeur Dieulatoy : « Il n'y a pas de traitement médical de l'appendicite », peut être acceptée sans réserve. En raison de l'extrême gravité du pronostic, aucune discussion n’est possible, aucune hésitation permise. Même si le diagnostic n'est pas cerlain, il faut opérer. « Le doute doit être inscrit aux indications de l'opération immédiate. » (Lejars.) En suivant ce principe, on empêchera la loxicité appendiculaire d'accomplir son œuvre. Le désaccord entre interventionnistes et non intervenhionnistes n'existe plus. L'intervention rapide est la règle dans {ous les cas. On a prétendu {Fulfier, Société de Chirurgie, 21 janvier 1903), que « la toxhémie augmentait après l'opération, que les manœuvres exercées sur l’appendice favorisaient l'absorption brusque d'une quantité infinie de toxines. » Cette opinion nous paraît exagérée. L'asthénie profonde (si pourtant elle n'est pas extrême) ne nous semble pas contre-indiquer l'opération. L'état des forces sera relevé par le sérum et la caféine, ce qui permettra bien souvent au malade de résister au shock opératoire. Pour ouvrir l'abdomen, le choix du procédé est indifférent. L’incision de Roux ou celle de Jalaguier pratiquée, on ira immédiatement à la recherché de l’appendice. Si l’on rencontre une certaine quan-
SAR etre tité de pus épanché dans le péritoine, on l'assèchera le mieux possible. A l'aide de tampons montés, on détergera la cavité que l'on vient d'ouvrir et l'on se renseignera à la vue et au doigt sur la présence de diverticules. On explorera ces diverticules ; on recherchera l'appendice en évitant le plus possible de rompre les « adhérences salutaires ». Si un capuchon épiploïque venant faire hernie empêche l'exploration, on linersera dans sa partie saine ; on touchera son moignon au thermo-caulère où au phénosaly! pur.
L'appendice trouvé, on doit le réséquer en se conformant
aux conseils donnés par Tuffier (21 janvier 1903, Société de
Chirurgie) : « Il faut réduire au minimum les manœuvres opératoires sur l’appendice ; puis il faut, dès que l'appendice est trouvé, le placer en dehors de la circulation en pinçant son méso et son insertion cœcale. Nous devons en un mot éviter toute chance de laisser ou de faire pénétrer la toxine appendiculaire dans la circulation. »
La conduite à suivre est de lier l’appendice à sa base ainsi que son méso. On coupera le tout en deux coups de ciseaux.
On pratiquera ensuite la thermo-cautérisation ou l’attouche-
ment au phénosalyl pur du moignon appendiculaire.
Si l’appendice est auto-amputé par le processus gangréneux, sil flotte librement sans aucune adhérence avec l’intestin, on trailera ainsi que nous venons de Île dire l’extrémité restante insérée au cœcum. |
Il nous semble que la toilette du péritoine est: indiquée. M. Tédenat emploie à cet effet l'eau oxygénée. Ce procédé lui a toujours donné d'excellents résultats.
Pour restaurer la paroi, deux pratiques sont en présence.
1° Laisser béante la cavité abdominale qui vient d’être le théâtre d’un semblable drame et faire un draînage suffisant pour permettre le libre écoulement des produits septiques ;
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2° Fermer complètement cette même cavité.
Contre le premier procédé, il y a le danger d'une éventrann conséculive ; contre le second, celui d'une infection secon- Re daire.
D La conduite la plus sage nous parail être celle-ci :
Refermer la brèche en partie et laisser simplement un orire suffisant pour le passage de mèches de gaze et de drains en caoutchouc. L'écoulement des produits septiques est ainsi assuré ; el l'éventration ne devient plus une règle mais une se exception.
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