AVANT-PROPOS
Au moment où nous commençons cette étude, nous avons été atteint cruellement par la perte brutale et soudaine de notre père, enlevé dans l'exercice de sa profession. Médecin lui-même, il nous avait sans cesse guidé au cours de nos études; nous ne pouvons commencer cette rédaction sans adresser à sa mémoire un hommage filial douloureux et ému.
Par suite de cette pénible circonstance nous avons été dans
l'obligation de terminer ce travail beaucoup plus tôt que nous ne pensions. Aussi ne publierons-nous point en ce moment les recherches anatomiques que nous avions entreprises ; ces recherches se bornant encore à une vingtaine de cadavres, nous attendrons un chiffre plus important pour en faire l’objet d’une étude spéciale, M.le professeur Rotter, de Berlin, chirurgien à l'hôpital Saint- Hedwig, nous a donné une marque de grande courtoisie scientifique en nous confiant le manuscrit d’une publication qui n’est point encore livrée à l'impression. Nous lui en sommes très reconnais sant et ferons à son travail de larges emprunts; le professeur Rotter est le chirurgien qui a observé et opéré le plus d’appendicites pelviennes ; son travail nous sera très précieux.
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Au cours de l’année trop courte qui vient de s’écouler, nous avons observé et vu opérer par notre cher maître, M. le professeur agrégé Walther, un chiffre considérable d’appendicites, tant à l'hôpital que dans sa clientèle; dans un grand nombre d'opérations nous avons eu l'honneur d'être son aide direct ; M. Walther nous a appris à connaître les nuances délicates du diagnostic de cette affection : ce sont ces connaissances qui nous ont permis d’entreprendre avec fruit l’étude qui va suivre. Nous conservons une profonde reconnaissance envers le maître qui nous a donné avec tant de bienveillance cette délicate instruction chirurgicale. |
Nous adressons également nos remerciements à nos autres maîtres en chirurgie MM. les professeurs agrégés Delbet, Blum et Faure, M. Guinard, chirurgien de l’hospice d’Ivry, qui nous ont accueilli avec bienveillance et sympathie. Enfin remontant aux débuts de notre étude, nous n'oublions pas que c’est M. Vidal, chirurgien à l'Hôtel-Dieu de Marseille, ami de notre père, qui a bien voulu nous donner les premiers éléments de clinique chirurgicale, nous l'en remercions ici.
Nos études médicales, commencées à Marseille sous les auspices de MM. Fioupe et d’Astros, se sont continuées successivement à Paris chez M. d'Heilly, alors médecin de l'hôpital des Enfants- Malades, puis chez M. Ménétrier, médecin de l’'Hôtel-Dieu, annexe et chez M. Charpentier, médecin de la Salpêtrière ; nous.remercions également tous ces maîtres bienveillants ; M. d'Heilly a bien voulu être pour nous plus qu'un maître, nous ne perdons pas cette nou velle occasion de lui témoigner notre reconnaissance.
Enfin nous regrettons de n'avoir pu passer un temps plus long auprès de MM. Bar et Lermoyez. M. le professeur agrégé Bar a bien voulu nous initier à l’art des accouchements ; M. Lermoyez, médecin de l'hôpital Saint-Antoine, avait commencé à nous enseigner la connaissance des maladies du larynx, du nez et des oreilles: cet
enseignement a été malheureusement pour nous trop tôt interrompu.