CHAPITRE VI
Du lieu d’application des forces .
Les points qui supportent le mieux la pression, sont ceux dans lesquels, des faisceaux musculaires et aponévrotiques épais, se trouvent bien soutenus entre deux points osseux qui sont peu distans : tel est , par exemple , au bassin , Féspace qui existe entre la crête de Fos iliaque et le grand trochanter ; on peut excercer , sans inconvénient , sur ce point , une très forte pression.
Pour apprécier la convenance des lieux sur lesquels les appareils peuvent être appliqués , il faut se rappeler que quand on n^agit pas directement sur les parties dont il faut modifier la situation , on doit rechercher celles qui offrent avec les premières, Puni on la plus solide. Les appareils qui ne sont pas construits diaprés ce principe, sont sujets â une grande déperdition de force ; et ils perdent en force non moins qu'en précision. Il convient aussi d^éviter les lieux sur lesquels une pression prolongée pourrait entraîner des conséquences
fâcheuses , et compromettre meme le jeu de fonctions importantes ; sous ce rapport 9 les appareils appliques sur des parties qui renferment des plexus nerveux ou des divisions importantes du système vasculaire , peu* vent déterminer dans la circulation et dans l’innerva tion des troubles qui ne se réparent que lentement et difficilement. L’aisselle mérite d’être mentionnée ici sous ce point de vue , ainsi que le cou , cela veut-il dire que Fon doit proscrire les appareils qui portent sur des régions ainsi disposées? Non assurément ; mais on doit tenir compte de cette donnée dans l’appréciation des appareils , et redoubler de sollicitude pour suivre les effets immédiats de la pression, quand elle s’exerce sur ces parties »