‹ De l'appréciation des appareils orthopédiques. Thèse. Présentée au concours pour la Chaire de médecine opératoire de la Faculté de médecine de Paris, 28 janvier 1841Chapitre 25 sur 47 · DANS LA STATION · texte numérisé non relu

DANS LA STATION

1° Ces appareils consistent dans des lames métalliques

longitudinales ou transversales, supportées par la ceinture des corsets a tuteurs , ou par les tuteurs euxmêmes, et tantôt terminées par mie extrémité' libre faisant ressort, tantôt fixées par cette extrémité, sur un léger cercle d^acier qui entoure le thorax , ou sur le tuteur opposé à celui qui les supporte. Ces lames servent ordinairement de point d'appui, aux pelottes rembourrées plates ou un peu concaves, àFaide desquelles on pratique la pression sur les côtes qui font saillie a la partie postérieure et antérieure.

On a généralement renoncé au genre cFappareils, qui consiste dans les fauteuils a extension ou a pression latérale.

Pour que les appareils fondés sur le principe des pressions latérales, dans 3a station, pussent corriger les inclinaisons du tronc dôme manière durable , il faudrait que leur résistance fut proportionnée au poids des parties supérieures du corps , qui tend incessamment a faire pencher le rachis dans la station : or, la longueur des tuteurs fait qu’ils ne peuvent être assez inflexibles pour ne pas céder a l'effort de la pesanteur , et la ceinture ne leur offre pas un point d’appui assez fixe pour qu’ils ne puissent se déjeter latéralement a leur extrémité supérieure, car il suffit pour cela du moindre mouvement de bascule qui donne a tout Fappareil une direction oblique. Si Fon compare les répulsions exercées dans la position horizontale et celles qui se pratiquent dans la station , on trouve entre elles une différence essentielle consistant en ce que, les premières réunissent à moins de résistance de la part du tronc, plus de puissance dans les appareils , tandis que les autres offrent , avec une puissance plus limitée, une action plus énergique de la part de la résistance. Or,

on peut déduire de la cette autre considération importante qu il doit y avoir dans les unes moins de gêne avec plus d'effets produits, et dans les autres une gène plus marquée avec moins de résultats.

Inaction des peioltes , eu égard à la forme des côtes, est peu efficace en arrière, parce que le poids du corps, en courbant Pépine , repousse ces arcs osseux en dehors.

Les pressions pratiquées dans Pattitude de la station sont a la fois et plus gênantes pour le libre exercice des fonctions , et moins efficaces pour le redressement de Pépine , que les répulsions opérées dans la position horizontale. Les déviations légères, sans inclinaison latérale du tronc ou avec une inclinaison encore récente et susceptible de céder a une action volontaire des muscles , sont a peu près les seules dans lesquelles les appareils portatifs a pression latérale puissent suffire pour corriger la difformité. Cependant, les appareils à pression latérale sont presque aussi puissants que ceux dans lesquels Pimpulsion est communiquée par une courroie qui , entourant le tronc , fait pression sur le côté de la gibbosité , attirée elle-même par une longue lige que porte la ceinture en arrière , comme on le voit dans les appareils dits à inclinaison.

La courroie latérale de ces appareils a inclinaison n’agit pas autrement que la plaque dorsale des ceintures a tuteurs et a pressions latérales , lorsque cette plaque est placée sur le côté même du thorax. Toute la différence consiste dans le point d*5 appui que , suivant Fauteur d^un de ces procédés , fournirait le levier ou base qui fait presser la courroie , et au moyen duquel on pourrait , dit-il , non seulement ramener le tronc a la ligne directe, mais encore Fincliner plus ou

moins 9 en lui faisant dépasser 1 axe du coté opposé à celui où la déviation l a porté. 11 arriverait alors, a entendre Fauteur, un véritable renversement des courbures , ou , si Fon aime mieux , une flexion inverse de

epme.

Il y a deux cas a considérer pour porter un jugement définitif sur Faction des ceintures a inclinaison , 1° le cas des déviations en S a courbure dorsale pré-» dominante ; 2° le cas de résistance des lombes. Dans Fun de ces cas , la ceinture à levier semble amener un résultat très prononcé , en déterminant de suite une inclinaison opposée a celle qui existait ; mais dès que le sujet veut se soustraire à cette position incommode , on voit cesser le résultat, qui était produit bien plus par le seul effort du malade , obéissant aux mouvements que 1 appareil tendait a lui imprimer, que par une action permanente de l'appareil. Ici , l'impuissance de Faction tient a ce que la ceinture a un défaut de fixité auquel on ne pourrait remédier qu’en lui donnant un degré de construction qui serait nuisible.

Inutilité réelle des ceintures a levier est d’indiquer au malade , par la pression que ces appareils exercent, le sens du mouvement qu'il doit exécuter pour corriger certaines inclinaisons des lombes.

2o Le deuxième cas est celui où les lombes résistent a ce mouvement. Les ceintures a levier, dans ces cas , n’agissent qu’a la manière de simples pressions qu’on pratiquerait sur le coté du thorax , et elles ont alors les inconvénients des appareils portatifs*

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