Partie ulation , par une compression plus ou moins soutenue
2° Un appareil portant un tuteur brisé, dont les deux pièces sont articulées de manière a permettre des mouvements que Ton maintient dans d^étroites limites, afin de laisser les ligaments dans un état de non distension qui leur permette de reprendre leur cohésion normale.
Lorsque le relâchement a succédé â une hydarthose, comme cela s^observe quekjuefois , la genouillère exerçant une compression qui peut concourir â activer la résorption du reste des liquides épanchés , nous paraît préférable â tout autre moyen.
Dans les cas où Ton îPa rien à attendre de la compression , dans ceux où elle pourrait apporter quelque obstacle a Fempioi de moyens thérapeutiques appliqués directement sur le genou, Pappareii â tuteur nous semblerait préférable.
Appareils employés dans les déviations latérales du
genou .
Ces déviations pouvant avoir lieu en dedans (c’est ce qu’on observe le plus souvent ) ou bien en dehors , deux genres différents d’appareils sont appropriés à chaque ordre de déviation.
Appareils employés dans les déviations en dedans . On sera porté à apprécier le genre de difficulté dont il faut triompher, quand on se rappellera que cette difformité n’est que l’exagération d’une disposition normale , puisque le fémur présente , dans son état naturel, une obliquité qui détermine la saillie du genou en dedans.
Cette difformité étant de la nature de celles qui s’accompagnent d’une déformation des os, les appareils les plus convenables seront ceux qui se conformeront à l’indication suivante : presser les surfaces articulaires l’une contre l’autre , du coté interne , afin de faire subir aux os , dans ces points , un certain degré d’atrophie , pendant que les surfaces étant tenues à distance du côté externe , on prépare ainsi la possibilité d’un développement qui tend a ramener l’équilibre.
Parmi les divers modes généraux d’action que nous avons indiqués dans les généralités ( élongation, près* sion directe, renversement des courbures ), celui qui semble le plus approprié a ce genre de lésion , est la pression directe exercée de dedans en dehors sur la partie interne du genou ; cependant , on peut très bien combiner les différents modes pour arriver au même résultat.
Les appareils peuvent se diviser en ceux qui supposent îe repos des membres , par nécessite de prendre un point fixe sur un lit ou sur un fauteuil ; et 2° en ceux qui supposent l’activité du membre.
1° Appareils qui supposent l’ immobilité du membre . Un corps résistant étant appliqué a la partie externe du membre , et celui-ci fixé au moyen de liens qui tendent à effacer la courbure , en tirant sur la partie interne de la jambe, de la cuisse et du genou , pour ramener le membre a la ligne droite , est l’appareil le plus simple qu’on puisse imaginer contre cette déviation. Une autre application du même mode d'action peut se faire au moyen d’une plaque qui presse contre la partie interne du genou.
Quant au genre de force que l’on peut appliquer pour exercer la pression sur la partie interne du genou , on peut faire usage, 1° des ressorts; 2° du mécanisme a poulie elliptique, afin d’obtenir une action alternativement plus forte et plus faible.
2° Appareils qui comportent la mobilité du membre . Si , au lieu d’être comme une attelle toute d’une pièce, la tige résistante, placée en dehors du membre, offre deux articulations susceptibles de se mouvoir seulement dans le sens antéro-postérieur, pour la conservation des mouvements du genou et du pied , on aura un appareil qui permettra également d’exercer une pression sur la partie interne du genou , sans condamner le membre à l’immobilité.
Mode de fixation de V attelle externe. — On peut donner a l’attelle externe de la fixité par divers moyens ;
1° elle peut présenter à la partie inferieure un prolongement transversal qui s'engage entre deux semelles de la chaussure ; 2° on peut lui faire trouver un point d’appui à son extrémité supérieure au moyen d’une articulation avec un cercle métallique renfermé dans une ceinture en acier qui s'adapte au bassin.
Mode de varier la résistance et Y intensité d'action de V attelle externe . — Delpech a imaginé un mécanisme à Faide duquel on peut augmenter ou diminuer le degré de courbure de Fattelie externe.
Il est encore un genre d’appareil qui tire sa manière d’agir du mécanisme de la progression, et qui souvent peut trouver son application dans le traitement des déviations du membre inférieur ; il est constitué par les moyens a Faide desquels, en modifiant la forme de la partie des chaussures qui porte sur le sol, la semelle, on reporte dans telle ou telle direction que l'on juge utile, la pression exercée sur le membre inférieur pendant la station et la progression. De ce genre est le moyen conseillé par A. Paré.
Semelle en talus . — La chaussure conseillée par A. Paré, contre la déviation du genou dedans , présente une semelle plus épaisse en dedans qu’en dehors. On conçoit que cette disposition, en relevant le bord interne du pied , bord sur lequel presse le poids du corps, tend a reporter la pression sur le bord externe, et combat la disposition actuelle du pied. Blais le moyen s’adresse en quelque sorte à un des symptômes ou effets de la déviation du genou ; il ne s’adresse pas assez directement a la maladie principale elle-même.
A l’exception de la semelle proposée par Paré , nous
avons deux classes d’appareils dont il faut apprécier la valeur relative : ce n’est pas dans des différences essentielles des principes sur lesquels est fondée leur construction que nous pourrons trouver un motif de préférence , car tous reposent sur le principe de la pression latérale ; mais les uns permettant le mouvement du membre, tandis que les autres en exigent l’immobilité, ces derniers me semblent préférables ; d\m autre côté , on ne peut se dissimuler que les appareils qui permettent la mobilité du membre doivent par cela meme offrir moins de fixité que les autres. Cependant, si les dérangements qu'ils peuvent éprouver tiennent à la marche, il est évident que ces appareils appliqués , l 'individu étant au repos, peuvent remplir parfaitement l’indication en conservant du moins L'avantage de ne pas obliger L'individu à une immobilité complète. Eu égard a Lappréciation de ceux des appareils avec lesquels le malade marche il faut remarquer qu'ils peuvent avoir pour effet , à cause de leur poids , d’amener d’autres déviations dans diverses parties du corps. M. Bouvier rapporte Lobservation d’une jeune Anglaise affectée, dans son enfance, de la déviation d’un seul genou en dedans , et chez laquelle l’application d’un appareil un peu pesant^ n’avait eu d’autre résultat que la déviation de l’autre genou dans le meme sens , et une courbure considérable de la colonne vertébrale.
Le résultat de l’application des appareils est extrêmement avantageux , car, chez les jeunes sujets , on obtient , dans l’espace de quelques mois à un an , le ré tablissement presque normal des parties. Ces appareils deviennent impuissants chez les sujets plus avancés en âge ? ou bien il faudrait les faire agir avec une intensité
(Faction telle, que leur usage deviendrait trop douloureux pour permettre de le continuer long-temps , ce qui pourtant serait nécessaire ; ils n’ont donc alors de valeur que comme moyen d’empêcher Faccroissement de la déviation. Au reste , Futilité des appareils dans les déviations du genou en dedans, ne devient évidente que quand la coudure est fortement accusée , car les déviations légères que Fon observe quelquefois chez les enfants très jeunes disparaissent dans bien des cas d’une manière spontanée.
Appareils emploies dans la déviation en dehors .
Cette déviation étant toujours consécutive à la courbure des os de la cuisse et de la jambe, c’est plutôt aux appareils propres à combattre la courbure des os dans leur continuité , qu’à des appareils spéciaux qu’il appartient de lutter contre la déviation en dehors.