CHAPITRE II
Caractère des forces .
Sous ce litre, j’ai Fintention de désigner certaines modifications dans le jeu des forces, suivant qu’on les emploie cFune manière tout-a-fait uniforme ou bien uniformément progressive , ou intermittente 9 ou continue avec accroissements momentanés , comme dans les appareils appelés oscillatoires , ou bien enfin d’une manière intermittente saccadée. On est porté a pen-
ser que des différences notables dans les résultats pourraient dépendre de combinaisons aussi différentes dans le jeu des forces; mais comme il est impossible d’établir à priori la loi de ces différences , il n’y a que l’expérience et l’observation qui puissent nous apprendre ce qu’il faut penser à cet égard : or, je ne sache pas qu’elles se soient encore prononcées d’une manière assez nette, pour nous permettre de formuler la-dessus un jugement bien motivé. Peut-être, cependant, est-il permis d’avancer, en mécanique animale, cette assertion : que l’on obtient , dans certains cas, un résultat plus marqué de l’emploi alternatif d’une puissance plus forte et d’une plus faible, que de l’emploi continu de la plus forte des deux.
Si je n’envisage point ici les forces sous le point de vue de leur usage extensif ou contre-extensif, c’est parce que , a la différence de ce qui a lieu dans la réduction des luxations, par exemple, les appareils orthopédiques n’offrent pas aussi bien matière à cette distinction , et lorsqu’une partie du corps est soumise a leur traction, le tirage se répète toujours aux deux extrémités de cette partie, soit qu’il y en ait une seule qui reçoive directement l’effort de traction, soit que celui-ci s’exerce directement sur les deux extrémités.