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MS tre l'expression de caséie. Dans ces cas, om trouve en dehors de la caséification massive des produits tuberculeux, une dégénérescence graisseuse du foie et des viscères. Pendant la vie, les enfants présentent une pâleur extrême, une émaciation notable et sont apyrétiques. »
Quand on lit les observations de tuberculoses apyrétiques avec autopsie, on voit que la dégénéreseence caséeuse prédomine presque toujours. Dans la statistique d'Haushalter, portant sur 94 cas de tuberculoses infantiles avec autopsies, nous retrouvons 16 cas de tuberculoses chroniques généralisées ; dans les deux espèces, il s’est agi de foyers caséeux très abondants, généralisés dans le premier, localisés dans le second.
Dans toutes les autopsies de tuberculoses apyrétiques que nous avons pu faire, nous avons retrouvé ce fait, nous avons pu voir chez plusieurs nourrissons de petits tubercules gros comme une tête d’épingle de verre, présenter déjà un point central de caséification.
Ce caractère anatomique se retrouve dans les tuberculoses localisées de la seconde enfance ; c’est ainsi que l’apyrexies’observe souvent chez des enfants porteurs de grosses lésions péritonéales fibro-caséeuses, avec des adénopathies multiples de même nature. Il existe toutefois une différence fondamentale entre la première et la seconde enfance, sur laquelle nous devons maintenant insister.
Chez le nourrisson, les deux lois qui régissent la tuberculose infantile : diffusion extrême des lésions, altérations constantes du système lymphatique, se
trouvent appliquées dans toute leur rigueur. La tuberculose chez le nourrisson est toujours généralisée; est-ce-à-dire qu'il n’y ait jamais chez lui de tuberculose localisée ? Assurément non, mais c’est un fait très rare. Ce qui est la règle chez l'adulte est l’exception chez lui. Notre observation II en est un exemple cependant, la tuberculose paraissait avoir frappé exclusivement le poumon droit, on ne retrouvait pas de lésions ailleurs. Dans ce cas, vu l’extrême prédominence des lésions au poumon droit, on était autorisé à dire : tuberculose pulmonaire droite. Nous ferons remarquer que chez ce malade, la coqueluche avec bronchite contractée auparavant avait laissé des foyers chroniques servant de lieux d'appel pour le bacille de Koch.
Dans toutes nos autres observations, on retrouve des foyers caséeux un peu partout, le poumon, le foie, la rate, les ganglions lymphatiques, en pleine substance cérébrale même, et on est frappé de la diffusion extrême des lésions à cet âge. Mais il existe un caractère fondamental qui est bien le propre de la première enfance: tous ces foyers tuberculeux pris isolément ont les caractères d’une tuberculose localisée à évolution lente. On observe le fait singulier d’une tuberculose qui se généralise sans perdre ses caractères primitifs de tuberculose locale ; on a donc bien affaire dans ces cas suivant l'expression très Juste de M. le professeur Weill, à wne tuberculose locale généralisée.
Cette tendance de la tuberculose à se généraliser chez le nourrisson est encore mise en évidence par
ce fait clinique déjà mentionné; la présence de tubercules cutanés quelquefois en assez grand nombre à contenu caséeux, et qui offrent les mêmes caractères que les tubereules isolés des organes profonds. Ces tubercules persistent, longtemps stationnaires, et attestent précisément malgré leur généralisation le peu de virulence de la maladie causale.
Dans la seconde enfance, la même forme anatomique ne se propage pas sous le même aspect. On peut voir des poussées aiguës, des granulations tuberculeuses qui se généralisent un peu partout, mais alors la fièvre apparaît, et l’on distingue très bien à Fexamen la lésion virulente de formation récente, de l’altération ancienne, alors que chez le nourrisson on assiste à la coexistence de l’apyrexie et d’une tuberculose généralisée.