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En l'ebservant superficiellement, on pouvait penser à la déformation que laisse après lui un panaris. La phalange unguéale très pointue était fléchie sur la phalangine ; l’ongle présentait une convexité plus grande que sur les autres doigts, la pulpe était atrophiée. À un examen plus attentif, je vis que la flexion active existait encore, que l'extension spontanée était impossible, tandis que l’extension passive pouvait se faire, quoique incomplètement. Le malade me dit être tombé sur l’extrémité de son petit doigt, quatre ou cinq ans auparavant et la phalangette se plia aussitôt. La douleur n'avait duré que quelques jours. Comme traitement, il n'avait employé d’autre chose que des compresses rafraichissantes. L'atrophie de la pulpe était venue peu à peu, par suite de manque d'usage. 1l dit s'être, du reste, fort bien habitué à cette petite infirmité, car n'étant pas pianiste, il pouvait se servir de sa main pour tous les autres usages. IL
lui était seulement difficile de mettre des gants étroits.