OBSERVATION III
(Busch, Centralblait für Chirurgie, 1881.)
O. S..., un homme vigoureux de plus de quarante ans, tombe en descendant l'escalier d’une maison et va se heurter contre la barrière avec l'extrémité de l’annulaire. La phalangette se fléchit immédiatement sur la phalangine. Impossibilité de l'extension active.
Je vis le malade neuf jours après l’accident. Le gonflement
qui avait dû être minime, ne se voyait plus, la palpation n'était pas douloureuse. La phalangette était fléchie à angle droit sur la deuxième phalange, et on pouvaitla relever complètement, mais en l’abandonnant à elle-même, elle retombaït en flexion.
Un bandage plâtré fut appliqué. Lorsque le bandage fut enlevé au bout de quinse jours, on constatait que la dernière phalange retombaït aussitôt en flexion. De suite, je mis un second bandage, en exagérant la position étendue du doigt, mais cette fois encore sans résultat.
Lorsque je vis le malade pour la dernière fois, dix semaines après l’accident, la phaiange unguéale était toujours fléchie et on ne pouvait plus la redresser complètement,
On apercevait déjà une légère atrophie de l'extrémité du
doigt.
OBSERVATION IV (Busch, Centralblatt für Chirurgie, 1881.)
Mr° G. P..., quarante-quatre ans, tombe avec la pointe du petit doigt contre une porte. Douleur et impossibilité de relever la phalange fléchie. On employa d’abord des compresses d’eau de saturne, plus tard de la teinture d'iode. Quatre semaines après l’accident, la malade se présente à la clinique.
Ici encore, le point caractéristique est que tous les mouvements’ étaient possibles à l'exception de l'extension active, tandis que l’extension passive était complètement possible.
Bandage de plâtre enlevé après dix-sept jours; on constate
alors que la malade peut déjà obtenir une légère flexion et par la suite, l'extension. Par prudence, elle porte encore, pendant quelques jours, une bande de paroplastre sur lequel la phalange est en extension.
Quatre semaines après le commencement du traitement, l’usage du doigt est complètement rendu à la malade, mais la flexion active et passive est de quelques degrés moindre
qu’à l’autre main.
OBSERVATION V (Busch, Centralblatt für Chirurgie, 188x.)
E. G..., dix-huit ans, faisait le poing avec la main gauche et l’appuyait sur la table, lorsque l’un de {ses camarades lui : donne un vigoureux coup sur l'articulation phalangino-phalangettienne du petit doigt. La douleur fut, paraît-il, très vive, et de suite impossibilité d'étendre la phalangette sur la phalangine. Seulement quatre semaines après l'accident, le malade se décide à demander des secours à la clinique. Bandage de plâtre pendant quinze jours; lorsqu'on l’enleva, le malade pouvait déjà exécuter quelques mouvements actifs de flexion et d'extension. Peu à peu, ces mouvements purent
devenir plus étendus et ici la guérison fut complète.