PRONOSTIC
En général, l’arrachement sous-cutané des insertions phalangettiennes des tendons extenseurs, lorsqu'elle est traitée, a un pronostic bénin.
Non traitée,la lésion peut entraîner une impotence fonctionnelle et une gêne de la main, plus ou moins grande selon le doigt atteint; il survient une difficulté de plus en plus grande aux mouvements d’extension, et la flexion du doigt dans la main devient plus difficile et plus incomplète. On peut citer l’observation de Busch, qui constata dix semaines après l’accident une atrophie de la pulpe du doigt, une convexité plus grande de l’ongle ; l’extension spontanée était impossible. On pouvait ramener artificiellement, mais incomplètement, la phalangette dans l’extension — il y avait une gêne pour mettre des gants étroits — à part cette gêne, le malade n’en était nullement incommodé. Nous faisons remarquer qu'il s'agissait du petit doigt. M. le D' Schwartz, dans une de ses observations, déclare que la malade a «une main plus maladroite qu'auparavant ». Deux cas de Walter montrent au bout de cinq ans une atrophie des doigts malades.
Combien de temps, après la fracture, le traitement peut-il encore provoquer la guérison ? Busch a appliqué le traitement dans deux cas après ques semaines et la guérison fut complète.
M. le Dr Ketiner affirme avoir eu un cas de gué- rison complète dans un cas traité deux mois et demi après l'accident, et il ajoute que cette guérison fut confirmée par l’admission au service militaire de son malade.
Dans quelques cas, le traitement n’a pas réussi par suite de négligence de la malade (comme dans le cas du professeur Segond). M. le professeur Delbet invoque une déchirure tendineuse dans le cas d’impossibilité de Busch.