‹ De l'Arrachement des Insertions Phalangiennes des ExtenseursChapitre 8 sur 30 · MÉCANISME · texte numérisé non relu

MÉCANISME

Le mécanisme est différent dans le cas de fracture par flexion forcée ou de fracture par hyperextension.

Nous croyons, dans ce dernier cas, que la fracture se produit par écrasement, par pression de la base de la phalangette contre l’extrémité inférieure de la phalangine.

M. le professeur Delbet a invoqué, pour la fracture par flexion forcée, le mécanisme de l’arrachement. Nous ne croyons mieux faire que de donner ces quelques lignes : « Dans le cas de flexion forcée, les muscles ne jouent aucun rôle, les tendons solidement fixés au niveau des capsules articulaires et de la face dorsale de la deuxième phalange ne peuvent se déplacer au delà des limites de leur brève excursion physiologique. S'ils sont sollicités par une hyperflexion de la troisième phalange à se déplacer au delà de ces limites, ils jouent, fixés qu'ils sont, d’un véritable ligament et arrachent l'os s’ils ne cèdent pas eux-mêmes. » Le professeur Segond avait déjà invoqué le même mécanisme et il déclarait que la fracture se produisait, comme s’il existait un levier du premier genre : « Les deux languettes phalanget-

P, Resnier a

iennes sont pour ainsi dire isolées du reste du muscle, elles prennent la signification d’un ligament, et c’est à ce titre qu’elles arrachent leur lamelle osseuse d'insertion au lieu d’obéir aux lois bien différentes, qui président, en général, aux arrachements des tendons musculaires ».

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