‹ De l'art chrétién (volume 3)Chapitre 40 sur 46 · Voir son Traite de la peinture, p · texte numérisé non relu

Voir son Traite de la peinture, p

488 L AIÎT CHRÉTIEN.

double acquisition. Des préoccupations platoniciennes qui tenaient, alors une grande place dans la vie et dans les écrits de Bembo, donnaient à son commerce un genre de charme qui ne pouvait manquer de captiver une âme comme celle de Raphaël. L’auteur des Asolnni était devenu l’écrivain le plus populaire de l’Ilalie, par suite de la fascination que ce livre exerçait sur les lecteurs et surtout sur les lectrices. C’était au point qu’on était tenu de le lire, sous peine de passer pour un barbare. Or, ce fut précisément pendant son séjour à Rome que Bembo dut en publier, en une seule année, quatre éditions successives, tant l’enthousiasme était devenu contagieux Supposer que Raphaël ne l’ait point partagé, ce serait méconnaître les tendances naturelles de son esprit invinciblement entraîné vers l’idéal sous toutes ses formes; car c’était l’idéal, sous sa forme la plus attrayante, qui était comme la note dominante de cette composition si diversement jugée. Il y eut îles panégyristes qui la signalèrent comme un traité de l’amour platonique et chrétien, et même comme une prédication qni avait pour but de détacher l’homme des affections terrestres et de lui apprendre à élever vers Dieu seul son cœur et ses pensées *. L’auteur

Page 1