Punijileoni, fitaili Raffaello, p. ikl
l’art chrétien.
de sa patrie, innamorato delta patria? et cet amour était chez lui inséparable de celui du prince dépossédé, envers qui sa fidélité fut vraiment héroïque , car il ne quitta son deuil, comme sujet et comme artiste, qu’après avoir été témoin de sa rentrée triomphale dans ses Etats.
A ce contraste, source d’angoisses, peut-être même de remords pour Raphaël, il faut joindre la double chaîne qui l’attachait au cardinal Bibhicna devenu commissaire pontifical dans le duché confisqué. L’une de ces chaînes était celle du patronage
qui, au plus fort de ses tribulations patriotiques, le liait à une tâche qui ne pouvait être de son goût; car c’était précisément au printemps de 1516, pendant la triste ambassade de la duchesse Élisabeth, que Raphaël traçait, dans la chambre de bain de son patron, les peintures trop mythologiques qui devaient être terminées par Jules Romain; sicetlechaîne pouvait s’appeler une chaîne de fer, l’autre au contraire, était une chaîne d’or, puisque c’était la chaîne matrimoniale qui devait lier indissolublement son sort à celui de Marie Ëibbicna, que le cardinal son oncle, par ses importunités jointes à la perspective d’une belle dot, avait fait accepter à celui qu’il appelait par anticipation son Raphaël*. Pour se faire une idée des irradiations joyeuses qui illuminaient alors son âme, il faut lire la curieuse énumération de ses prospérités dans la lettre qu’il écrivait à son oncle