DE LA GLYPTOTBÈQUE DE MUNICH
Ikii €Myi^l«llmiul» ém mnmàtÊk,
On ne connaîtrait tque d'une manière imparfaite les productàotis du nouvel art allemand f si l'on n'étudiait pas les exemplaires sur lesquels elles ont été 9 en quelque sorte ^ modelées. I^ies marbres d'Epine qui sont conservés à la Glyptothèque de Munich) les tableaux des vieux maîtres allemand^ et italiens qui ornent It pinacothèque de la même
vUle , ofifrent à la fois les types et l'explication des formes diverses que la sculpture et la peinture affectent aujourd'hui au-delà du Rhin. Ces précieux monuments ont en outre l'avantage d'ouvrir des perspectives considérables et nouvelles dans l'histoire de l'art.
La découverte des marbres d'Égine a ému tous les savants de l'Europe ; les problèmes qu'elle a soulevés, et qui ne vont à rien moÂns qu'à renouveler toute la théorie de l'art grec , ne sont pas, je pense, une des nouveautés les moins intéressantes qu'on puisse offrir à la curiosité de notre époque. Instituteurs des artistes modernes , les Grecs seront un objet d'enthousiasme et de méditation tant que le sentiment du beau fera battre le cœur des hommes ; et pourtant , on ne peut se le dissimtiler , que d'entraînements aveugles et d'erreurs funestes n'a-t-on pas autorisés par leur exemple ! Si c'est à eux que nous devons la Renaissance , leur influence se trouve aussi dans la décadence qui a suivi. Pour citer des preuves qui soient sous nos yeux , Louis David et M. Ingres , auxquels on a attribué tour à tour, selon les partis , la régénération de l'art et sa déviation , ont tous deux réclamé l'honileur d'être les élèves de la Grèce. Pourquoi les Grecs ont-ils exercé des influences si opposées ? Pourquoi a-t-on émis des opinions si contradictoires à leur égard? C'est probablement