‹ De l'arthrite aiguë d'origine blennorrhagiqueChapitre 25 sur 26 · OBSERVATION XX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XX

Arthrite aigue blennorrhagique du poignet droit. — Pas d'immobilisation. — Raideur consecutive.

(Observation communiquée par notre ami Legendre.)

Chavré (Marguerite), 17 ans, chemisière, entre le 23 avril 1880, salle Sainte-Geneviève (service de M. Siredey).

Père non rhumatisant, mais tuberculeux. Mère en bon état, n’a jamais eu de rhumatismes.

A l’âge de sept ans, fièvre typhoïde.

A onze ans, pneumonie, depuis sujette aux bronchites. Il y a quatre ans, scarlatine sans complications.

Réglée à quatorze ans. — Menstrues régulières, durée trois jours, abondantes.

Depuis six semaines à Paris. — Quinze jours auparavant, apparition de douleurs dans les jointures du côté gauche, poignet, coude, puis le bras droit, poignet surtout, et coude; douleurs insignifiantes dans les jambes, elle pouvait aller et venir. — Elle commence â s’apercevoir qu’elle a un léger écoulement qui tache son linge, mais elle urine sans difficulté, sans cuissons, premiers rapports sexuels depuis deux mois, on la mène chez un médecin qui ne lui ordonne rien. Comme les douleurs augmentaient et amenaient de l’insomnie, onia conduit à Lariboisière.

A son entrée. — On constate une attaque de rhumatisme articulaire aigu, avec état fébrile prononcé : le bras droit est surtout pris,

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l'épaule et le euude sont douloureux, mais sa)is tuméfaction ni rougeur; quant au poignet, il est excessivement sensible, gonflé, tuméfié, sans rougeur de la peau; la main est œdématiée; elle ne peut remuer ni élever son bras, elle le garde dans l’immobilité complète; du côté gauche, douleurs vagues, mais les articulations sont libres. — Rien dans les membres inférieurs.

Cœur : Rruit de souffle à la pointe et dans les vaisseaux (chloroanémie).

Poitrine : Poumons et plèvres sains.

Traitement. — Salicylate de soude, de 3 à o grammes.

Tisane de feuilles de frêne.

Vin de quinquina.

Le traitement 11e produit pas d’amélioration, les douleurs sont un peu moins vives, mais assez prononcées encore pour l’empêcher de dormir la nuit.

Ce n’est qu’au bout de neuf jours que les douleurs articulâmes cèdent, mais l’empâtement du poignet subsiste, et les mouvements sont entravés; elle ne peut éloigner son bras du corps.

C’est vers le 1er septembre que M. Siredey fait remarquer les maculations que porte sa chemise; elle n’en avait point parlé jusqu’à ce moment, et comme elle ne perdait que très peu, dit-elle, à son entrée et que les membres inférieurs sont toujours restés indemnes, on ne s’en était pas inquiété.

On cesse le salicylate vers le la septembre, et on la soumet au régime tonique : quinquina, sirop d’iodure de fer.

Depuis les douleurs ont toujours diminué, mais les articulations du carpe et du poignet sont raides, les mouvements sont douloureux, on ne perçoit pas de craquement.

18 septembre. Examen au spéculum :

Desquamation épithéliale de tout le col, le vagin n’est pas raboteux, à peine rayé, pas de colonnes saillantes. — Écoulement peu abondant.

Poudre de tannin.

Elle passe à la salle Sainte-Marthe (service de M. Duplay), le 22 septembre.

On constate à cette époque les phénomènes suivants : L’articulation du poignet a sa forme et son volume normal. La palpation n’y détermine aucune douleur. Les mouvements spontanés ne sont possibles que dans une étendue insignifiante. Les mouvements communiques sont Irè- limités et il fdiit, pdur arriver à leur donner un peu B; 0

d’étendue, déployer une force notable. Ges tentatives déterminent quelques douleurs. — Douches. — Massages.

15 octobre. — Depuis une huitaine de jours. — Amélioration très notable. La malade peut se servir de sa main. Les mouvements communiqués n’ont pas encore pourtant toute leur étendue. Kxeat.

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