D SERRES
FIG. 2. — Distension de la synoviale, face externe,
; : FiG. 1. — Distension de la synoviale, face interne.
As
très accusées et, en quelques jours le cul de sac soustricipital peut se rompre sournoisement à la face profonde du quadriceps. Un drainage latéro-rotulien s'impose dès le début, le plus souvent associé au drainage du cul de sac sous-quadricipal.
Par contre, les récessus sous-méniscaux, les prolongements poplités sont indemnes ou du moins présentent des altérations minimes qui n’imposent pas un drainage spécial à leur niveau.
Plus tard, toute la synoviale participe à l'infection et l’expérience de la guerre a montré l'extrême fréquence de l’ouverture spontanée dans les loges musculaires de la jambe à la faveur de la bonne séreuse Gu jumeau interne et du demi-membraneux (fig 1).
La synoviale enflammée s’épaissit considérable-
ment, prend un aspect lardacé et devient friable. Elle se prête à la suture aux lèvres cutanées, parce qu’elle est distendue et épaisse, mais avec des précautions de technique qu’impose sa friabilité.
Le cul de sac sous-tricipital remonte très haut audessus de la base de la rotule. Il est tout entier couvert par la masse musculaire qui complique le drainage. |
b)Rapports du cul de sac sous-tricipital avec le muscle quadriceps
Dans les arthrotomies que l’on pratique à la manière classique on se contente trop souvent d’arrêter les incisions latéro-rotuliennes vers le haut au moment
ste
cù l’on rencontre l’épaisse nappe des fibres musculaïres : le cul de sac se trouve, de ce fait, insuffisamment drainé.
Veut-on faire mieux ? Ou bien on poursuit l’incision vers le haut, parallèlement au bord de la masse musculaire, mais alors le cul de sac est éloigné des téguments et ne se draine qu’en déversant son contenu dans les loges celluleuses sous-musculaires, au risque de créer des fusées purulentes sous les muscles de la cuisse, ou des lymphangites qui aggravent le pronostic.
Ou bien on incise franchement le muscle perpendiculairement aux fibres, au risque d’hémorragies désagréables et de résorption septique.
Ou bien, ce qui est mieux, on ajoute au drainage latéro-rotulien le drainage du cul de sac à travers les muscles de la cuisse. Cela impose la mise en place de drains multiples et on n’évite pas l'infection de la loge sous-quadricipitale.
C’est précisément parce qu’elle réduit au minimum le passage du pus dans les loges celluleuses que les avantages de l’arthrostomie apparaissent.
Mais, dans sa réalisation même, le muscle est encore l’obstacle dont il faut tenir compte.
Sans doute, on a pu pratiquer l’arthrostomie par de courtes incisions latéro-rotuliennes, n’intéressant pas le muscle, mais alors, elle est insuffisante à elle seule a assurer le drainage et oblige au drainage combiné transmusculaire du cul de sac.
Essaie-t-on de longer le bord musculaire en prolonseant l’incision parallèlement à lui ? Alors la suture