HAT
Antécédents : Le 2 février 1929 le malade poussé, avait fait une chute sur la jambe droite qui s’est trouvée en flexion et au-dessous de l’autre jambe. À ce moment le blessé ressentit un craquement et une douleur extrêment vive dans le genou droit. Il essaye de se relever mais en vain, Immédiatement après la chute, tuméfaction du genou. Le blessé reste alité jusqu’au 18 février ; 1l essaye de marcher, mais tout mouvement lui réveille une douleur vive à la face antérieure de l’articulation dans les mouvements d'extension de la jambe sur la cuisse ; douleur vive au creux poplité dans les mouvements de flexion du genou. Tous les mouvements de l’articulation s’accompagnent de craquement.
Jusqu’en mai, persistance des mêmes phénomènes, malgré massages et pointes de feu.
Au mois de mai, le blessé recommence à marcher, mais avec difficultés, car la flexion de la jambe produit toujours une douleur vive au creux poplité. Progressivement cependant, la marche devient de plus en plus facile. Au début du mois de juin, le genou étant toujours tuméfié, une ponction évacuatrice est effectuée qui soulage admirablement le blessé ; depuis, il souffre moins qu'auparavant.
Pendant toute la durée du mois de mai, au cours des efforts de marche qu’il a fait, a présenté une dizaine de fois, de véritables syncopes articulaires, mais sans blocage consécutif ; quand il s’appuyait sur le pied droit, se sentant sans force, 11 tombait. |
Examen : Aucune modification des téguments du genou qui est très augmenté de volume ; à la palpation, il existe un choc rotulien net, avec une expansion liquidienne marquée vers la région inférieure de la cuisse. À la palpation du genou on trouve un certain nombre de points douloureux situés :
au niveau de la tubérosité antérieure du tibia.
au niveau du bord externe du plateau tibial droit.
au niveau de la région postérieure des deux plateaux tibiaux.
peut-être existe-t-il un léger gonflement au bord interne de l’interligne articulaire ?
Il n’y a pas de mouvements de latéralité.
La flexion est douloureuse, limitée, produisant des craquements dans la bourse séreuse prérotulienne où on sent des corps étrangers de bursite chronique.
L'examen radiographique ne montre aucune image anormale.
Le diagnostic de bursite est certain et celui de dérangement interne du genou non moins certain puisqu'il. y a une Hydarthrose et des signes fonctionnels nets.
Intervention, le 25 juin. Éther.
Grande incision latéro-rotulienne interne ; on suit le vaste interne en dedans ; la rotule peut être luxée mais non retournée complètement.
Articulation un peu rouge, synoviale épaissie.
19 Le ménisque interne est relâché au niveau de son insertion antérieure ; 1l semble avoir été désinséré ; en effet, entre lui et le ligament croisé antérieur, il y a un effilochage du revètement synovial comme d’une étoffe déchirée. Ablation du ménisque interne (sauf corne postérieure).
20 La face postérieure de la rotule est non pas lisse, mais végétante comme « un gland recouvert de crête de coq ». Curettage rigoureux de la rotule jusqu’au contact osseux en certains points (pas d’histologie possible). Suture aux catguts et crins perdus en certains points.
Incision transversale arciforme, dissection de la bourse séreuse prérotulienne où sont des corps fibreux pédiculés. Plâtre.