de sulfate de cuivre ammoniacal
1,10 d'azotate de cuivre ammoniacal.
10 d'hydrate de chloral.
4 de créoline Pearson.
7,60 d'acide borique.
1 de naphtol (3.
0,65 de cyanine (bleu de quinoléine).
0,90 de safranine.
0,47 de violet de méthyle (pyoctanine).
1,25 de jaune (auramine) de méthyle (pyoctanine).
0,30-0,40.. de microcidine.
2,50-3 .... de lysol.
0,60 de fluochlorure de sodium.
RECHERCHES EXPERIMENTALES
3e Série cV expériences.
Afin de savoir quel était le temps nécessaire à une solution antiseptique déterminée, pour tuer le streptocoque et le staphylocoque mis en contact avec elle, nous avons entrepris les expériences suivantes, qui sont, jusqu'à un certain point, la reproduction de celles que R. Koch a faites avec la bactéridie charbonneuse.
Nous avons trempé dans une culture de streptocoque des fils de soie grège et, après les avoir laissés sécher dans un long et large tube stérilisé où ils étaient suspendus, nous les avons divisés en petits paquets ayant environ un centimètre de long. Ces petits paquets ont ensuite été plongés dans des solutions antiseptiques maintenues à une température de 36°-38°.
Toutes les minutes, toutes les deux minutes, ou toutes les cinq minutes, suivant des indications que nous avaient fournies des expériences préliminaires, nous retirions de la solution antiseptique un de ces paquets, nous le plongions rapidement dans un peu d'eau stérilisée, puis nous le suspendions au bout d'un crochet de verre ou de platine dans la partie supérieure d'un flacon contenant un litre d'eau stérilisée ; après un séjour d'au moins 30 minutes dans cette masse d'eau de lavage, nous le portions pendant une heure, souvent même deux heures, dans un second litre d'eau stérilisée ; enfin nous introduisions à demeure le paquet de fils de soie dans du bouillon nutritif, placé ensuite à l'étuve à 36°-38°.
Ces lavages prolongés des fils de soie, dans une quantité d'eau considérable par rapport à leur volume, sont nécessaires pour enlever complètement la matière antiseptique qui baigne la surface des fils, et pour éviter d'en introduire avec eux dans le milieu de culture, ce qui fausserait les résultats.
Il suffit, en effet, d'une quantité très faible d'antiseptique pour arrêter le développement des micro-organismes, même dans un milieu favorable à leur culture. Pour vous en
STREPTOCOQUE ET STAPHYLOCOQUE
convaincre, vous n'avez qu'à jeter un coup d'œil sur le tableau résumant notre première série d'expériences. Vous y verrez, par exemple, que 0 gr. 015 de bichlorure de mercure introduits dans un litre de bouillon empêchent le développement du streptocoque ; bien plus, la moitié de cette dose, soit environ 7 milligrammes, le retarde considérablement, et peut même l'empêcher si le milieu de culture est affaibli.
Déjà avant nous, R. Koch (1) avait senti la nécessité de se débarrasser de l'antiseptique, dans les expériences de ce genre ; à cet effet, il arrosait, avec un fdet d'eau stérilisée, les fds de soie chargés de spores charbonneuses, mais ce lavage était insuffisant. M. Yersin (2), dans ses expériences relatives à l'action des antiseptiques sur le bacille delà tuberculose, est, à notre connaissance, le premier auteur qui se soit réellement débarrassé de l'excès d'antiseptique ; mais il a employé un procédé qu'il nous était impossible de mettre en œuvre, pour des expériences aussi nombreuses que les nôtres.
Nos expériences n'ont pas été poussées au delà de la 60e minute, car une action bactéricide, qui ne se manifesterait qu'après une heure, n'a plus d'intérêt au point de vue pratique. En outre, nous n'avons expérimenté qu'avec des solutions pouvant être employées en clinique.
En opérant ainsi, nous avons trouvé que, pour tuer d'une façon absolue le streptocoque pyogenes et le staphylocoque aureus, il est nécessaire que les fds de soie chargés de ces microbes, séjournent :
(1) R. Koch. Ueber Desinfection. Mittheilungen a. d. K. Gesundheitsamte. Berlin, 1881. Bd I, p. 234.
(2) Yersin. De l'action de quelques antiseptiques et de la chaleur sur le bacille de la tuberculose. Annales de V Institut Pasteur, t. II, 1888, p. 60.
RECHERCHES EXPERIMENTALES
Streptocoque et Sta-
Dans une solution formée de
Eiiu.
Plus de (30
Bichlorure de mercure.
Riiodure de mercure.
Iode
Acide phénlque.
Permanganate de potasse.
Sulfate de cuivre.
Alcoul.
Acide tartrique .
Chlorhydrate (ramiminiaquc.
Iodure de potassium.
Iodure de potassium.
STREPTOCOQUE ET STAPHYLOCOQUE
Dans une solution formée de :
Eau Acide salicylique.
Thymol. Sonde caustique .
Acide phénylsulfurique préparé à froid.
Acide phénylsulfurique préparé à chaud.
Oxycyanure de mercure.
Blchlorure de cuivre.
Sulfate de cuivre ammonical
Azotate de cuivre ammoniacal
Chloral (hydrate)2
Créoline (Pearsou).
Acide horique.
1. Le sulfate de cuivre ammoniacal et l'azotate de cuivre ammoniacal donnent toujours un abondant précipité dans l'eau ordinaire, ce précipité paraît être formé par un mélange de carbonate de cuivre et d'oxyde de cuivre.
2. On a attribué une partie des propriétés antiseptiques du chloral soità l'acide chlorhydrique libre soit au chlore qu'il contient, quand il est impur. Le chloral employé dans nos expériences avait été purifié par le procédé de J. Personne (digestion avec de la craie et distillation au bain d'huile entre 115° et 120°)
Tableau I. —
3e SÉRIE D'EXPÉRIENCES
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STREPTOCOQUE ET STAPHYLOCOQUE
Dans une solution formée de :
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Cyanine.
Safranine.
Violet de mt'thyle (pyoctanine).
Jaune (auramlne) de methj'le (pyoctanine).
Microeidine.
Fluochlorure de sodium (solution saturée).
4 e Série d'expériences.
Les expériences précédentes nous ont permis de déterminer le temps strictement nécessaire pour tuer le streptocoque et le staphylocoque, mais nous ne devons pas oublier que ces micro-organismes ne sont point, en clinique, placés à la surface d'un corps imperméable comme le fil de soie grège, mais au contraire, logés dans les anfractuosités des tissus. Aussi, pour nous rapprocher dans la mesure du possible des conditions que nous offre l'organisme, avons-nous songé à retenir les microbes dans l'épaisseur d'une étoffe, et dans ce but nous avons choisi la flanelle bien feutrée.
Nous avons donc enlevé l'apprêt d'un fragment de flanelle; puis, après l'avoir séché et porté à 140°, pendant trois quarts d'heure, pour le stériliser (la stérilisation était complète,