‹ De l'asphyxie locale et de la gangrène des extrémitésChapitre 11 sur 38 · Martin Durr. Gangrène, complication du choléra. Rev. Med · texte numérisé non relu

Martin Durr. Gangrène, complication du choléra. Rev. Med

ton

oblitérées. Les douleurs réapparurent alors, et une plaque violacée se forma, suivie de gangrène limitée du premier espace interosseux. Le malade guérit, mais, l’oblitération artérielle persista et le membre supérieur gauche présenta dans ia suite de l’atrophie musculaire. |

Dans ce cas, il y eut deux périodes très nettes, la première de spasme artériel, ia seconde d’oblitération définitive, séparées par une période de rémission totale des symptômes et d’'intégrité parfaite les battements artériels. -- Les battements artériels avaient cessé brusquement le 6 octobre 1893 à deux heures de l'après-midi pour reparaître à cinq heures, c'est-à-dire trois heures après leur disparition et persister normaux jusqu’au lendemain 7 octobre où ils cessèrent à deux heures de l’après-midi, vingt-quatre heures après le premier accès, mais cette fois

pour ne plus reparaître.

L’auteur pense avec raison à une artérite.

Un cas intéressant de M. Gaillard contribue à prouver qu'une gangrène des extrémités sans lésions vasculaires appréciables, peut être unilatérale, nous l’avons rapporté (ob. I).

Coqueluche. — Nous n’avons trouvé qu'un cas (ob. IT) où l’asphyxie locale et la gangrène compliquèrent la coqueluche, encore l’observation est-elle incomplète et discutable.

Rhumatismes. — Le rhumatisme est une maladie infectieuse au même titre que les fièvres éruptives ou la fièvre typhoïde. Il doit donc produire des effets analogues. On trouve fréquemment le rhumatisme dans les antécédents

des malades atteints d’asphyxie locale. Ce sont le plus

LPS

souvent des neuro-arthritiques. De plus la gangrène symétrique se rencontre au cours du rhumatisme. Les cas de Sonthey (1) et de Colleville (obs. IX) en sont La preuve.

Syphilis. — La syphilis frappe souvent la moelle, elle épargne rarement les artères. Raynaud Pavait déjà signalée dans les antécédents (ob. XIIT et XVI de sa thèse) sans y attacher d’ailleurs autrement d'importance, En général, les syphilitiques présentent le syndrôme dans tout son ensemble. Le malade de Morgan (2) eut les deux mains et les oreilles atteintes, les périodes de syncope et d’asphyxie locale furent très nettes. Les deux syphilitiques observés par Klotz (3)et Jacoby (4) eurent seulement les mains touchées. La symétrie n’est pas très respectée chez le malade de Klotz. Le sphacèle ne se montra qu’à deux doigts dela main droite pour trois doigts de la main gauche, mais la période asphyxique fut typique.

Les enfants hérédo-syphilitiques paient aussi parfois tribut à la maladie de Raynaud. On trouve quelques observations relevées dans l’article de Morgan à propos de son cas (Young, Humphregs, etc...) Celle de Young comme un cas de syphilis héréditaire taraive (21 ans). Krisowski rapporte le cas d’un enfant de 3 ans, syphilitique héréditaire atteint d’asphyxie locale symétrique des pieds et des pavillons de l'oreille récidivant chaque fois

que le malade sortait.

.. vnthey. Brit. Med. Journal, p. 1094.

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