Morgan. (Obs. VI
3, Klotz. Neo-York med. journal., oct. 1887.
4, Jacoby. New-York med. journal., fév. 1891.
Plus récemment Dürante (1) publia lobservation de deux nouveau-nés l’un de 24 jours, l’autre de 17 jours, morts tous deux rapidement. Dans les deux cas, on eut affaire non à des désordres limités aux extrémités, non à des troubles récidivants, quérissables, mais à une forme d’asphyxie intense qui s’étendit progressivement aux cuisses et à la face abdominale.
D’après Durante, les caractères spéciaux qu’a revêtus la maladie de Raynaud, chez ces enfants peuvent s’expliquer et se rapporter à l'extrême jeunesse des petits malades et à leur peu de résistance dû à l'influence de l’infection héréditaire.
Impaludisme.— L'asphyxie locale est si fréquente chez les impaludiques qu’au début les auteurs tendaient à en faire une complication de la malaria. Pourtantle syndrome de Raynaud se réduit le plus souvent chez les paludéens à la syncope et à l’asphyxie locale, la gangrène est exceptionnelle. Le cas de Demmler (2) est consécutif à l’artérite et au diabète. Un malade de Grasset (3) a présenté du sphacèle symétrique du nez et des oreilles, mais en outre de son impaludisme, on releva dans ses antécédents la blennorrhagie, le rhumatisme, peut-être la syphilis : infection est donc complexe. Cependant il est bon de faire remarquer que si le syndrome se borne le plus souvent à la période d’asphyxie, celle-ci est typique.
Tuberculose. — La maladie de Raynaud semble rare