‹ De l'asphyxie locale et de la gangrène des extrémitésChapitre 3 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Nous avons eu cette année l’occasion d’observer à l’hôpital civil de Versailles, deux cas intéressants : Une malade quimourut de scarlatine hémorrhagique, présenta de Pasphyxie locale avec plaques noirâtres et phlyctènes aux orteils. D’autre part, chez un enfant atteint d’angine strépto-diphtérique apparurent des troubles vaso-moteurs et finalement une Gangrène sèche des doigts de la main gauche, rappelant absolument par son évolution, l'affection décrite par Raynaud, avec cette particularité que les lésions furent unilatérales.

Depuis quelques années, on s’est beaucoup occupé de ces troubles vaso-moteurs et trophiques. Dans ses leçons sur l’intoxication chronique par les poisons et surtout par

l'alcool, M. Lancereaux signale l’œdème, le purpura,

PR ee l’érythème pellagroïde, la paleur et les sueurs froides, l’asphyxie locale et la gangrène des extrémités. Tous ces désordres se rencontrent plus ou moins au cours des maladies infectieuses. Or, partant de ce que nous savons de l’action des micro-organismes et de leurs toxines sur les divers appareils et en particulier sur le système nerveux, il nous a paru intéressant d'étudier le rôle probable des agents infectieux dans la production de ces troubles, de ceux surtout dont l’ensemble constitue le syndrome

décrit par Maurice Raynaud.

Nous avons adopté pour notre mémoire le plan sui-

vant :

Après un court aperçu historique, nous avons tout d’abord rapidement passé en revue les observations les plus importantes relatives à notre sujet, nous réservant de rapporter à la fin de notre étude, celles qui nous ont paru offrir quelques points particuliers ou qui dans leur ensemble se rapprochaient le plus des cas que nous avons suivis. Après avoir ensuite examiné ce que le syndrome de Raynaud peut présenter de spécial en pareilles circonstances, au point de vue des signes et du diagnostic, nous avons rappelé rapidement le peu de données anatomopathologiques que l’on possède jusqu’alors. Enfin, le dernier chapitre, a été consacré à établir le rôle possible des agents infectieux dans la maladie de Raynaud et à rechercher jusqu’à quel point leur action pouvait servir à expliquer la nature de la gangrène symétrique des extrémités.

Avant d'entrer dans notre sujet, qu'il nous soit permis

os

d'adresser nos plus sincères remerciements à tous nos maîtres dans les hôpitaux.

Que MM. les professeurs de l'Ecole de médecine de Reims reçoivent l'expression de notre profonde reconnaissance. En particulier, nous sommes heureux d’offrir le témoignage de notre gratitude à M. le docteur H. Henrot, directeur de l'Ecole de médecine et à MM. les docteurs Decès et Colleville, professeurs à la même Ecole, pour la sollicitude qu’ils ont toujours eue pour nous.

Que MM. les docteurs de Lauréal, de Fourmestraux, Parelle et Vilon, médecins et chirurgiens de l'hôpital civil de Versailles, aient la certitude que nous garderons toujours le souvenir des sages conseils et des preuves de sympathie qu’ils n’ont cessé de nous prodiquer.

Nous avons contracté envers MM. les docteurs Laurent et Broussin, médecin et chirurgien de l'hôpital civil, une dette de reconnaissance dont il nous sera difficile de pouvoir jamais nous acquitter. Que tous deux veuillent bien agréer l’assurance de notre dévouement le plus sincère.

Que M. le professeur Hutinel nous permette de lui adresser nos respectueux remerciements pour l’honneur qu’il

nous fait en acceptant la présidence de cette thèse.

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