CONCLUSIONS
1° La gangrène symétrique des extrémités décrite par Raynaud, comme une entité morbide, n’est qu’un syndrome que lon rencontre le plus souvent à la suite des maladies infectieuses et dans les intoxications.
2° Cest généralement au cours de la convalescence qu’apparaissent l’asphyxie locale et la gangrène des extrémités. Or, c’est précisément à cette période des maladies infectieuses que l’on rencontre les névrites périphériques, les artérites, les paralysies ou les myélites. Le syndrome de Raynaud doit vraisemblablement prendre place parmi ces complications. |
3° La symétrie n’existe pas toujours.
4 Quand la gangrène apparaît au décours d’une maladie infectieuse, on portera le diagnostic de syndrome de Raynaud : 1° Quand les battements artériels seront conservés aux artères irriquant les régions atteintes et qu’il n’y aura aucun signe apparent d’artérite ; 2° d’après l’évolution de la qangrène que doit, dans ce cas, se limiter très rapidement, être précédée d’une période, de syncope et d’asphyxie locales et n’avoir aucun retentisse-
ment notable sur l’état général.
5° Les artères aussi bien que les nerfs ont été trouvés altérés. |
6° La maladie de Raynaud paraît être le résultat d’une
vaso-constriction, due à l’action d’une toxine microbienne,
« vaso- constriction suivie de petites plaques de sphacèle
« que l’on doit attribuer aux microbes dela peau. (Roger)
Vu par le président de la thèse,
HUTINEL Vu : le Doyen, BROUARDEL Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris.