Fernet. Société clinique
Le (lé 2 leur (piqûre d’une épingle), était au contraire conservée ; les battements de l'artère radiale du côté correspondant é/aientperceplibles quoique peut-être affaiblis. — Le malin, quand la malade sortait ses bras du lit, elle éprouvait une sensation de fraicheur et bientôt elle ressentait des fourmillements, puis voyait le sang se retirer graduellement de la pointe vers la racine des doigts,les fourmillements ne cessaient que quand la circulation paraissait se rétablir. L'accès durait environ deux heures. Les doigts de la main étaient pris simultanément.
Grâce à quelques friclions et quelques bains tièdes aux mo-
ments des accès, cet étal ne dura que quelques jours.
Ce fait est extrèmement intéressant, il prouve Îa possibilité de troubles vaso-moteurs au cours de la typhoïde. Les phénomènes se sont bornés, somme toute, à la syncope locale. Notons que la lésion fut unilatérale.
La gangrène symétrique au cours de la fièvre typhoïde apparaît généralement au déclin de la maladie, elle siège le plus souvent aux membres inférieurs. Aussi beaucoup des cas publiés sont-ils discutables, car l’artérite oblitérante n’exclue pas Ja symétrie des lésions aux membres inférieurs.
Le cas de Durand (1) en est la preuve. En dépit de la symétrie on avait affaire à une gangrène par thrombose puisque les battements artériels avaient disparu. De plus,
ss : :
après l’amputation des deux jambes, lexamen des artères,
1. Durand. Fièvr d ÿ . Fièvre typhoïide anormaie. Gangrène des membres
inférieurs. Amputation. Guérison. Archives méd. et pharm. milit. Paris, 1894, XXIV.
D à à dés
Ne.
de la tibiale antérieure en particulier, montra ces vaisseaux oblitérés par des caillots.
Le cas de Schulz (1), cité dans la thèse de Defrance est douteux, en ce sens que la gangrène n’atieignit pas les extrémités et surtout ne fut pas précédée de troubles
vaso-moteurs.
Une femme enceinte de sept mois présente tous les signes d’une dothiénentérie. Elle accouche prématurément et une dizaine de jours après l'accouchement éprouve des sensations de fourmillements et d’engourdissement dans les membres inférieurs s’accompagnant d’un léger œdème, pourtant la malade ne présenta pas de gangrène des exlrémités, mais une gangrène par plaques symétriques au niveau de la poitrine et des
jambes.
Les trois cas de Richard (2), cités par tous les auteurs
restent seuls à peu près probants :
Il s’agit de gangrène symétrique des extrémités inférieures chez des jeunes gens : deux garçons et une fille, frères et sœurs habitant sous le même toit.
L’aîné des garçons a été frappé au cours même de sa fièvre typhoïde. Avant que les phénomènes de gangrène ne se soient manilestés, on avait pu constater que les pieds du malade devenaient bleus par moments. Les lésions des orteils furent parfaitement symétriques. Les battements des deux pédieuses étaient très forts comparés au pouls des autres artères. Par
contre, l’auteur dit n'avoir pas senti battre les tibiales posté-
4. Schulz. Deutsche. Archio. [. Klin. chir., 1884. 2. Richard. Societé méd. hopilaux, 1880.
ASE rieures. Il fait toutefois rémarquer qu'aucun cordon dur ne courait suivant le trajet de cés artères. Les lésions sé limitèrent facilement et les eschares furent éliminées rapidement.
Le second des garcons présenta de la syncôope lôcalé nette vèrs le dixième jour de sà maladie. Les pieds étaient d’une pâleur livide et froids comme glace, surtout dans là région des orteils. La gangrène qui s’ensuivil fut caractérisée par des lésions bien symétriques débutant pour la plupart par des phlyctènes. Les battements artériels furent ici perceptibles aux pédieuses aussi bien qu'aux tibiales.
La sœur des deux malades présenta seulement de l’asphyxie des deux pieds, caractérisée par une teinte ardoisée, avec refroidissement algide.
L'auteur fait ensuite ressortir que les deux jeunes garçons présentèrent des complications d’origine médullaire dont on doit tenir compte. Le premier eut une eséhare au sacrum, large comme la paume de la mäin et d’autres plus pétités à chaque trochanter autour des genoux et derrière les omoplates. Chez le second, on obServa de l’hyperesthésie musculaire limitée exactement à la moitié inférieure du corps, des troubles urinaires,de là parésie des membres inférieurs, et enfin de l’arthro-
pathie des genoux.
Typhus exanthématique. — Pour le typhus, comme pour la fièvre typhoïde, la gangrèné atteint le plus souvent les membres inférieurs. Cépendant Brünicke (1) a vu un cas de gangrène nettement symétrique chez un enfant de quatre ans, au cours dé la quatrième séiidine d’ün
typhus d'intensité moyenne. Or, les eschares ne se mon-